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Interdiction des armes de l‘UE : enfin un succès au Parlement

Veuillez s’il vous plaît prendre connaissance des informations suivantes :

Français: document ici 

English:
http://firearms-united.com/2016/05/10/eugunban-finally-victory-libe/

Italiano:
https://www.all4shooters.com/it/Tiro/legge/Restrizioni-armi-UE-LIBE-GENVAL-COREPER/

Deutsch:
https://www.all4shooters.com/de/Shooting/Waffenkultur/EU-Waffenverbot-LIBE-Erfolg-Parlament/



Source: proTELL




Une pétition pour le droit citoyen au port d'arme

 

Nous lançons aujourd'hui une pétition à l'échelle nationale pour un port d'arme citoyen en Suisse (Pétition pour un port d'arme citoyen en Suisse -version en allemand).

L'idée part de quelques constations simples:
- La sécurité publique est de moins en moins assurée dans ce pays, ,malgré tous les efforts des autorités constituées. En effet, même si les événements de Zurich ou de Winterthur n'ont rien à voir avec l'ampleur de ce qui s'est produit en Allemagne, on peut dire aujourd'hui qu'une femme - et même un homme - n'est plus en sécurité, quand des foules incontrôlables s'emparent de l'espace public.
- La Suisse est le 3e pays le plus armé du monde (derrière les USA et le Yémen).
- La Suisse est sans aucune doute, dans le monde entier (USA et Yémen compris), le pays où on trouve le plus de personnes formées au armes.
- En 2013, après une attaque sanglante au Kenya, le Secrétaire général d'Interpol Ronald Noble suggérait que l'armement des citoyens était une réponse valable à la terreur. 
- De tous les bords politiques, on entend que nous sommes aujourd'hui en guerre contre le terrorisme. On ne fait pas la guerre en confisquant les armes.

Ceux à qui les armes font peur - les hoplophobes - diront que laisser tout un chacun se promener armé dans les rues de nos villes, ce serait le "western", avec inévitablement de véritables rivières de sang.

Ils oublient que:
- Jusqu'en 1999, la plupart des citoyens suisses (et mêmes les étrangers établis dans ce pays) avaient le droit de porter une arme et que cela n'a causé aucun dérapage.
- Aux USA, volontiers cités pour leur violence, on constate que, partout où le port d'arme est légal, violence et criminalité sont en net recul.

Demandez-vous aujourd'hui, si vous deviez vous trouver dans une situation comme celle du 13 novembre 2015 au Bataclan, le 31 décembre à Cologne ou le 22 mars 2016 à Bruxelles, ce que vous préféreriez:
- quelques personnes armées (des citoyens à priori honnêtes), sachant se servir de leur arme, dans les environs, ou
- la certitude que seuls les salopards ont les moyens de parvenir à leurs fins.

Le seul fait de savoir que dans ce pays, un certain nombre de personnes sont capables de résister à une attaque, le temps que les forces de l'ordre interviennent, serait déjà un sérieux frein pour les candidats au djihad ou à la simple "violence ordinaire", comme on la qualifie volontiers dans les médias.

Signez notre pétition sur change.org. Faites la signer par vos amis. 

Pensez-y: un jour peut-être, vous serez face au danger, sans police à proximité. Vous - ou un autre citoyen armé - pourrez peut-être faire la différence.

 

Frank Leutenegger, 4 avril 2016


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Ce que l'Europe vous prépare

 

Hier soir, la chaîne française de télévision France 2 mettait en ligne son dernier dossier sur le nécessaire encadrement du commerce des armes en Europe. Il y a urgence clame le ministre français de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve. Après les attentats de Bruxelles, il a pressé ses partenaires européens d’adopter rapidement un texte coercitif sur le commerce des armes de guerre dans l’Union européenne... et cela même si cette révision de la directive ne s'applique pas au terrorisme

Cette directive, bien qu'elle vise à améliorer la sécurité des citoyens, ne concerne pas les armes illégales ni le crime organisé ou les activités terroristes qui y sont associés, lesquels ne représentent que deux types de problèmes liés aux armes. Il s'agit davantage d'éviter que des armes à feu légales ne finissent sur le marché illégal et de prévenir les fusillades en série, les suicides, les homicides et les accidents liés à des armes à feu". (Projet d'avis de la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures 2.3.2016)

Les choses vont sans doute aller vite en Europe, malgré les protestations de tous les milieux concernés... qui ne sont ni les bandits, ni les terroristes, mais les propriétaires légitimes d'armes. La décision est prévue en juin et la pression est très forte, de la part de la France, de la Belgique, de l'Angleterre et de l'Allemagne, pour que les positions les plus restrictives soient adoptées.

Et, rappelle volontiers le Département fédéral de justice et police, la Suisse est tenue par les accords de Schengen d'adapter son droit sur les armes en fonction du droit européen. 

Simonetta Sommaruga a affirmé, au début du mois que nos armes n'étaient plus menacées et que la plupart des ministres européens avaient rejeté les propositions de durcissement de la Directive. Mais c'est un pur mensonge. Le droit européen est en marche et - si nous ne faisons rien - il entrera en vigueur en Suisse aussi.

Ce qui nous attend

1. Interdiction des armes automatiques.

L'Europe veut interdire la possession d'armes automatiques par des civils. Au retour de Bruxelles, Simonetta Stalinova s'est appuyée sur le fait que ces armes automatiques resteraient disponibles pour les militaires de réserve. On peut estimer que les soldats suisses font partie des forces de réserve, tant qu'ils n'ont pas fini leurs obligations, mais pas un jour de plus. Dès la fin du service, il faudra donc rendre les armes qu'on aura portées pendant des années au service du pays.



2. Interdiction de certaines armes semi-automatiques et durcissement des contrôles pour les autres.
Toutes les armes semi-automatiques au look militaire seront interdites... AK 47 et AR 15 civils, mais aussi PE 57 et 90 qu'affectionnent les tireurs suisses. Les critères seront objectifs, assure le texte de Bruxelles: les armes interdites seront celles qui ont 
- une poignée pistolet,

- un manchon de refroidissement,
- un filetage au canon,
- une crosse pliable, 
- la possibilité d'attacher un chargeur de grande capacité,
- le calibre (militaire ou non, comme dans le droit français d'il y a quelques années)

Ces armes, comme les armes automatiques militaires seront détruites. Et, consciente des frais que cela pourrait éventuellement impliquer, certains rapporteurs proposent que les confiscations ne soient pas lies à des compensations financières.. cela au mépris du droit de la propriété.

Toutes les autres armes semi-automatiques feront l'objet de contrôles beaucoup plus stricts. Une version proposée parle par exemple de les laisser dans un coffre au stand de tir.

3. Interdiction des magasins de plus de 10 coups

La commission précise que ceux qui en ont déjà pourront les conserver, à condition de les faire enregistrer et de les faire contrôler régulièrement.


4. Examens médicaux et psy
 

"Les États membres prévoient des examens normalisés en vue de l'octroi ou du renouvellement des autorisations visées, afin d'évaluer les capacités physiques, mentales et cognitives du demandeur, et retirent les autorisations si l'une ou l'autre des conditions d'octroi n'est plus remplie. Lors du renouvellement de la licence, un test de suivi moins strict est réalisé (tous les 5 ans). (Projet d'avis de la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures 2.3.2016)

Examen physique, examen psychologique, pour avoir le droit d'acheter une arme. Dans l'esprit de certains médecins et politiciens que je connais, le simple fait de vouloir acheter une arme est une preuve de défaillance psychique. Quant à l'examen physique, il peut être assez simple au début et devenir de plus en plus dur par la suite, jusqu'à exiger du candidat une force à la Schwarzenegger.

Et pensez bien qu'au moindre soupçon d'éventualité de début, dans un futur lointain, d'un possible Alzheimer, c'en est fini de toutes vos armes.

5. Obligation d'assurance RC pour les armes

 

Une mesure assez raisonnable, me direz-vous. Oui, s'il s'agit d'assurer le propriétaire d'armes. Mais certains commissaires insistent pour que ce soient les armes qui soient assurées.. toutes ! Le raisonnement (dans l'intérêt du propriétaire) est que si on vous vole une arme et qu'on l'utilise abusivement, one ne puisse pas vous incriminer.

Mais cela représenterait une assurance par arme. Si vous en avez 10 et que l'assurance coûte 100 fr. par an, cela ferait 1000 fr. Si vous en avez 50, 100...

6. Interdiction des ventes d'armes sur internet

L'acquisition d'armes à feu, de pièces et de munitions des catégories A, B et C au moyen d'une technique de communication à distance ... n'est autorisée qu'aux armuriers et courtiers et est soumise au contrôle strict des États membres". (Projet d'avis de la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures 2.3.2016)

Ce serait donc la fin des ventes entre particuliers et, bien sûr de toutes les bourses aux armes privées des associations de collectionneurs.

7. obligation du coffre-fort
 

"Les États membres établissent des règles en vue du stockage des armes à feu et des munitions en sécurité qui répondent à des
normes équivalentes à celles mises en place dans l'accord sur l'Espace économique européen, de façon à garantir que les armes à feu et les munitions soient conservées de manière à éviter que des personnes non autorisées puissent y avoir accès
". (Projet d'avis de la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures 2.3.2016)

A l'évidence cette proposition reprend les règles du droit allemand, selon lequel le conjoint d'un propriétaire d'armes ne doit pas avoir accès à celles-ci. Cela implique automatiquement un coffre-fort, dont la combinaison ne doit être connue que du seul propriétaire. 

Le local fermé que la loi suisse suggère ne suffirait absolument pas.


8. Echange d'informations

 

Enfin, l'UE prévoit un vaste échange d'information entre tous les pays membres de l'espace Schengen sur les armes et leurs propriétaires. On se réjouit de voir ses données personnelles en Estonie, en Hongrie ou même en France, en Italie ou en Allemagne.

Voila ce que 'Europe concocte pour nous, si nous ne faisons rien. Si vous n'êtes pas encore membre de proTELL, inscrivez-vous. C'est 50 fr. par an pour la défense de nos libertés. Si vous avez un contact avec l'un ou l'autre député, faites lui part de votre préoccupation et ne vous laissez pas endormir par une réponse mielleuse classique de la part d'un professionnel de la parole.

C'est votre dernière chance: AGISSEZ !

Source www.swissguns.ch F.L. 25 mars 2016

 

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Elections fédérales: votez utile

 

Dans tous les cantons, des politiciens se présentent sur des listes de partis apparemment favorables au maintien du droit des Suisses à conserver leurs armes. Mais dans tous les partis (même à droite !), il y a des imbéciles, qui veulent croire au mantra préféré des rouges "moins d'armes = plus de sécurité".

SwissGuns a renoncé à faire la différence entre rouges, roses, roses pâles, verts, verts foncés, pastèques et autres représentants du peuple de gauche, héritiers de Staline, si bien représentés au Département fédéral de justice et police. Alors, inutile de rappeler que les partis rouges, tous confondus, sont pour le "moins d'armes" (voire le pas d'armes du tout, selon le programme des Verts), pour un contrôle accru, pour des confiscations sélectives, comme celles d'armes "particulièrement dangereuses", comme celles appartenant à des individus "pouvant représenter un danger".

Restent donc les partis de droite et ceux qui se disent du centre. Certains d'entre nous ont fait un travail de recherche, en partant du site bien connu, smartvote.ch. Ils ont considéré la réponse à une simple question:

"Au cours des dernières années, les règles d'acquisition et de possession d'armes se sont renforcées. Êtes-vous favorable à cette évolution?" Sur leur document PDF annexé, vous trouverez en vert foncé ceux qui ont répondu "NON", en vert clair, "PLUTOT NON"... et en rouge, ceux qui ont répondu "OUI" ou "PLUTOT OUI".

Le choix de vos candidats devient dès lors plus facile. Bien sûr, certains d'entre vous vont voter pour untel ou un untel, parce que c'est un ami, parce qu'il a une bonne tête, etc., mais rappelez vous: chaque fois que vous envoyez à Berne un bobo prêt à croire les mensonges rouges, vous renforcez le camp de ceux qui veulent nous désarmer et vous affaiblissez le camp de ceux qui défendent les valeurs fondamentales de ce pays - en un mot, la liberté.

Attention, le PDF joint n'est pas toujours clair. N'oubliez pas que le cumul est impossible pour le Conseil des Etats. Votez donc pour deux personnes différentes, si possible vert foncé. Au National, le cumul est possible. Prenez donc votre liste préférée et commencez par biffer les noms en rouge. Ensuite, doublez les noms en vert foncé, puis cherchez sur d'autres listes, des candidats verts foncés, pour remplacer des verts clairs qui resteraient sur votre liste.

Et n'oubliez pas: votre devoir citoyen est d'élire des gens qui représentent nos valeurs, pas des copains ou des "jolies gueules". Les gagnants de cette loterie seront au Parlement pour 4 ans !

Votez bien, votez juste, votez utile... votez pour notre liberté !

 

F.L. 01.10.2015

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Voici qui va relancer le débat sur l'enregistrement des armes

 

"La tuerie de Würenlingen s’ajoute à une liste déjà longue de drames familiaux. Elle survient en plein débat sur les armes à feu. Mardi dernier, le Conseil national a écarté l’idée d’obliger les citoyens à déclarer toutes leurs armes. Cette proposition avait été émise par les commandants de police après le drame de Daillon (VS)." Le quotidien "24 Heures" ne l'a pas raté. 

"Le Temps" non plus: "Dans les médias, on s’étonne du drame familial survenu ce week-end en Argovie. Et d’une telle quantité d’armes présentes en Suisse".

Fantastique, non ? En plus, le tueur est un Suisse, pas une espèce d'étranger sur qui on pourrait renvoyer toute la faute. Non, la faute, elle vient des armes ! Sans elles, pas de meurtre, pas de violence (?).

La presse et certains politiciens ont la bave aux lèvres, à l'idée de dénoncer les conseillers nationaux de droite qui se sont laissés dicter leur conduite par l'ignoble Lobby des Armes... et bien sûr à l'idée de "relancer le débat", pour enfin parvenir à désarmer les Suisses.

Parce que, bien sûr, si le meurtrier de Würenlingen avait déclaré son arme, il n'aurait rien pu faire. Et c'est vrai, s'il l'avait déclarée, compte tenu de ses antécédents, on la lui aurait aussitôt confisquée. La police avait même perquisitionné, le mois dernier chez lui, pour chercher une éventuelle arme. Alors vous voyez: s'il l'avait déclaré, ce pistolet, les gendarmes l'aurait trouvé et l'aurait emporté. Et nul doute que cet homme respectueux des lois l'aurait déclarée, cette arme maudite, au lieu de l'employer contre sa belle famille.

L'exemple de Daillon, cité par "24 Heures", est de la même eau: si l'homme qui a tué 3 personne dans ce village valaisan, il y a deux ans, avait déclaré ses fusils, on les aurait confisqués et on aurait évité le drame. Lui aussi, compte tenu de ses antécédents, n'avait pas le droit d'être armé. Et nul doute que lui aussi, si la loi sur l'enregistrement était passée, aurait annoncé ses armes, comme tout bon citoyen.

La presse et certains politiciens nous prennent vraiment pour des c... Et le comble, c'est qu'ils ont raison. Le grand public gobe ça sans réfléchir et hoche la tête sentencieusement, en pensant à toutes ces armes qui dorment dans les greniers et les tiroirs, en attendant de pousser des braves gens au crime. C'est à se demander si l'intelligence n'a pas déserté le monde occidental tout entier.

 

F.L. 12 mai 2015

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L'infâme article 113

 

Tous les propriétaires civils d'armes sont soulagés depuis mardi. Le Conseil national a refusé, par 106 voix contre 84 l'enregistrement à posteriori de toutes les armes détenues en Suisse. 106 contre 84, ce n'est pas un score très remarquable (environ 55 %), mais c'est toujours mieux que l'acceptation du même enregistrement en 2013, par 87 voix contre 86. Heureusement, le St-Gallois Jakob Büchler nous avait déjà sauvé la mise, à l'époque, en faisant invalider le vote pour une question de procédure. 

Pas d'enregistrement, donc, pour l'instant: le projet de loi cher à Simonetta Sommaruga doit encore passer devant les Etats, qui risquent bien de l'accepter. L'objet n'est pas au programme de la session d'été... sans doute pas en automne, juste avant les élections.

Les armes des tireurs, chasseurs et collectionneurs sont provisoirement en sécurité. Rappelons que toute cette mascarade d'enregistrement n'a d'autre but que de préparer les confiscations ultérieures Que ceux qui ne le croient pas pensent aux fusils à pompe français, enregistrés dans les années 1990, dont les permis de détention n'avaient jamais été renouvelés. Qu'il se réfèrent aussi au cri du cœur de la conseillère aux Etats socialiste Géraldine Savary, au cour de l'émission de radio Forums, le 26 juin 2013: "il y aura des confiscations", avait elle rageusement crié.

L'armée en danger

Aujourd'hui, c'est l'armée qui se retrouve dans une situation effrayante. L'échange d'informations entre le Département de la défense (DDPS) et les autorités civiles a été accepté au National, presque sans débat et pratiquement sans opposition.

La décision la plus importante est sans doute l'acceptation de l'article 113 du projet de "loi fédérale concernant l’amélioration de l’échange d’informations entre les autorités au sujet des armes". 

D'entrée, on explique qu'aucune arme personnelle ne peut être remise à un militaire si des signes ou des indices sérieux laissent présumer qu’il pourrait représenter un danger pour lui-même ou pour des tiers avec son arme personnelle, qu’il pourrait en faire un usage abusif ou que des tiers pourraient en faire un usage abusif.

Le contrôle du soldat commence avant la remise de l'arme, mais doit se poursuivre au cours de toute sa carrière militaire, au moindre soupçon ou indice.

Pour cela, le DDPS peut accéder à toutes les données privées du soldat, notamment son casier judiciaire. Il peut demander des rapports de police, demander des extraits des registres des poursuites et des faillites et même demander à une autorité de contrôle de la Confédération (?) de procéder à une évaluation du potentiel de violence ou de dangerosité de cette personne.

Les autorités fédérales, cantonales et communales, de même que les médecins et les psychologues, sont libérés du secret de fonction ou du secret professionnel lorsqu’il s’agit de communiquer aux services compétents du DDPS tout signe, indice ou soupçon.

Et même des tiers (voisins difficiles, conjoints hargneux dans une procédure de divorce, etc.) peuvent communiquer aux services compétents du DDPS l’existence de signes, indices ou soupçons.

Bref, comme le soulignait, dans le Temps du 5 janvier, Suzette Sandoz (professeur de droit à l'Université de Lausanne et ancienne conseillère nationale), le parlement pourrait se montrer plus efficace pour supprimer l’armée que le Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA).


Et bien, le parlement l'a fait et les Etats ne reviendront sûrement pas sur ce point. Désormais, tout citoyen suisse, homme ou femme qui accomplit un service militaire, se met au service du pays et met donc sa vie en jeu (quand on porte une arme, c'est quelque chose à envisager) est considéré comme un criminel potentiel ! Et sa vie peut basculer, non sur présentation de la preuve d'une faute grave, mais sur un simple signe, indice ou soupçon.

C'est une ignominie. Et les parlementaires qui ont laissé passer ça devraient avoir honte. Ils ne représentent plus le peuple suisse. Ils sont devenus les valets d'un pouvoir plus soucieux de mondialisation que de dignité.

 

F.L. 10 mai 2015


 

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SS remet ça, une fois de plus

 

Après avoir reçu hier une claque magistrale au Conseil national, Simonetta Sommaruga affirme ce matin (interview dans le Journal du matin de la RTS) qu'il faut lutter contre le terrorisme et le djihadisme et que la Suisse veut s'associer à l'Europe dans ce domaine. Il est très important, affirme-t-elle, de s'attaquer au trafic d'armes.

Et bien sûr, Madame la présidente, pour lutter contre le trafic d'armes, vous allez proposer l'enregistrement des nôtres ?

 

F.L. 6 mai 2015

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Réactions médiatiques

 

Bien sûr, dès le vote connu, la RTS (radio) a fait appel à l'expert qui s'est exprimé ce matin au National, Pierre-Alain Fridez.

Dans le flash de 12 h, ce brave homme, qui est sans doute un excellent médecin, peut-être un parlementaire consciencieux, a montré qu'il était un piètre conspirateur. Alors que tout le monde (la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga en tête) s'époumonait à répéter qu'il n'était absolument pas question de confiscation, il a confié, sur un ton sentencieux que, vous comprenez, des armes à la maison, c'est dangereux, surtout s'il y a des enfants.

Si je comprends bien Monsieur Fridez, les armes c'est dangereux. Les enregistrer ne les rend pas moins dangereuses, mais cela permet de savoir où elles sont, pour pouvoir les confisquer et sauver tous ces enfants en danger.

Pas de confiscation, jamais, sauf que...

Dans le 12h30, réapparition de Pierre-Alain Fridez, qui explique à la tribune son expérience traumatisante. Il a passé une très longue heure (on veut bien le croire) auprès d'un homme désespéré, qui braquait un pistolet dans sa direction.

Qu'est-ce que Monsieur Fridez croit ? Que si l'arme du pauvre type d'en face avait été enregistrée, elle aurait été rendue inoffensive ? Peut-être que si l'information que les socialistes voulaient donner aux policiers - dans cette maison il y a une arme, dans celle-là il n'y en a pas - avait été transmise au médecin, il aurait hésité, avant de remplir son devoir ? De toutes manières, il n'aurait pas été informé.

Quant aux policiers, il suffit de lire le commentaire de l'un d'entre eux, à la suite de l'article (du torchon) de "20 Minuten", qui regrette la chance perdue de l'enregistrement.

Ce policier n'accorde aucun intérêt à une information, selon laquelle il y aurait - ou pas - une arme, là où il intervient. Sa confiance, il la met dans son gilet pare-balles et le registre des armes, il n'en voit que la charge administrative et financière, aucune sécurité là-dedans. 

A 18h, rebelote, la RTS (radio) organise un débat, entre le PDC valaisan Yannick Buttet et la verte-libérale Isabelle Chevalley, qui se défend d'être de gauche (des fois qu'un de ses électeurs l'ignore encore).

Yannick Buttet a beau souligner l'inefficacité d'un registre des armes pour la sécurité des policiers, on lui oppose les propos de la dame, qui reste persuadée que si le meurtrier de Daillon * avait enregistré ses mousquetons il n'aurait jamais tué personne.

Il enchaine en demandant à Isabelle Chevalley de citer un cas où un enregistrement aurait permis d'éviter un drame. Pas de réponse de la dame, qui botte en touche, en parlant de toutes ces femmes menacées parce qu'il y a un fusil la maison (amusant de la part d'une personne qui vient d'affirmer qu'elle était elle-même tireuse au fusil d'assaut).

Et d'ailleurs, ajoute-t-elle, un enregistrement ne changerait rien, alors pourquoi n'en voulez-vous pas ? Euh... si un enregistrement ne change rien, pourquoi voulez vous dépenser tant d'argent pour le faire, Madame Chevalley ?

Après le débat, on a droit - comme toujours dans l'émission Forums - à la morale de l'histoire, dispensée par la journaliste de service (je n'ai pas saisi son nom, ce devait être Chrystel Domenjoz). Et celle-ci ne manque pas de ressortir la frilosité des sociétés de tir, des sociétés de chasse... et de faire appel au syndrome Guillaume Tell qui afflige les Suisses.

Guillaume Tell est un excellent exemple, que le personnage soit mythique ou réel (j'ai lu quelque part qu'il s'agissait en réalité du fils d'une grande famille d'armuriers zurichois). En effet, le personnage représente la volonté des Suisses de ne pas se laisser désarmer, pour être livrés à un pouvoir étranger. Qu'y a-t-il de changé aujourd'hui ?

 

F.L. 5 mai 2015

 

*en janvier 2013, un homme instable avait abattu 3 femmes en pleine rue, avec un fusil d'ordonnance non déclaré... mais connu des services sociaux

 

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Armée Suisse 1798 - 2015... RIP

 

L'armée suisse se meurt... l'armée suisse n'est plus. Dès la fin de la guerre froide, les chiffres, froids eux aussi, ont marqué son destin. La meilleure armée du monde (oui, Ueli Maurer avait raison), la plus importante d'Europe dans les années 1980, coûtait trop cher. 

On a alors commencé à dégraisser. Je passerai sur les étapes Armée nonante ceci, Armée deux mille cela. Le but était clair: une armée croupion, juste bonne à baliser les pistes lors des championnats de ski ou à tenir les portières des voitures des grands de ce monde à Davos.

Bien sûr, on se devait de maintenir quelques spécialistes, capables de montrer aux autres comment on enlève une mine d'un champ (dans le temps, nous recevions tous cette instruction), d'autres capables de détruire des stocks d'armes et de munitions en suivant le "formel".

Pour le reste, à quoi pourrait donc servir une armée suisse, se sont demandés les politiciens de ce pays. Et si elle ne sert à rien, autant limiter au maximum le nombre de ses fusils (qui pourraient un jour être retournés contre nous, ont-ils dû penser).

Alors, tous ces politiciens, de gauche comme de droite, ont été pratiquement unanimes aujourd'hui à annoncer fièrement leur dernière trouvaille: si un citoyen ou une citoyenne suisse veut servir son pays en portant une arme, il faut le - ou la - traiter comme un criminel en puissance et s'assurer que cette personne sera fichée sa vie durant (quelque chose qu'on a toujours refusé, même pour les pires criminels).

Et on annonce la donne dès l'entrée: tu veux faire du service, c'est mal... et on te fera souffrir pour cela.

Il paraît qu'un citoyen-soldat armé, c'est dangereux. Moi je pensais que c'était ça l'idée. Un soldat dangereux, c'est ce qu'il faut pour faire réfléchir un ennemi éventuel.

Mais voila, aujourd'hui, nos politiciens ont plus peur de nos propres soldats que de ceux des autres. Avec tous les double-nationaux au parlement, je comprends (non, c'est pas vrai, je ne comprends pas) qu'ils veulent être gardés de préférence par des soldats français, violeurs d'enfants, ou par des Albanais, qui sont déjà dans l'armée suisse, paraît-il.

Allez, j'ai une dernière proposition, pour les parlementaires qui s'intéressent encore à l'armée: faites enfiler aux soldats des uniformes roses. On saura alors partout ce qu'est devenue l'armée suisse.

 

F.L. 5 mai 2015


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Mardi 5 mai 2015: l'enregistrement ?


Mardi 5 mai, le Conseil national va débattre d'un objet qui a été refusé par le peuple, en février 2011, et qu'il a lui-même déjà refusé une première fois, en décembre 2013: l'enregistrement de toutes les armes des citoyens suisses. Madame Sommaruga, qui a de la suite dans les idées, avait prévenu, au lendemain du vote populaire: "m'en fiche, vous aurez quand même un enregistrement des armes".


Le 5 mai, le Conseil national va débattre de l'échange d'informations entre les autorités au sujet des armes (message au parlement, projet de loi). Ce projet - outre le fait que l'essentiel de son contenu a déjà été refusé, et par le peuple et par le parlement - est dangereux à plusieurs titres.


Tout d'abord, la question des soldats suisses, qui sont désormais à priori considérés comme des criminels en puissance. Le projet prévoit qu'on n'accorde à un soldat une arme de service que si aucun «signe ou des indice sérieux laisse présumer qu’il pourrait présenter un danger pour lui-même ou pour des tiers avec son arme personnelle, ou qu’il pourrait faire un usage abusif de son arme personnelle ou enfin que des tiers pourraient faire un usage abusif de son arme personnelle».


Comme il faut être à même de connaître de tels signes ou indices, le DDPS devra encourager l'entourage du soldat parents, amis, voisins, à la délation. Il délivrera médecins, prêtres et avocats de leurs secret de fonction (chose que l'on refuse absolument quand il s'agit de pédophiles ou de tueurs en série) pour rapporter les indices en question. Et cette surveillance durera toute la vie militaire active du citoyen ou de la citoyenne soldat.


Comme le relevait Suzette Sandoz (ancienne conseillère nationale et professeur honoraire à l'Université de Lausanne, dans le journal Le Temps, le 5 janvier dernier, le parlement pourrait alors se montrer plus efficace, pour supprimer l’armée, que le Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA)


Deuxième proposition importante: l'enregistrement à posteriori de toutes les armes détenues par des privés en Suisse. La mesure serait ridiculement inefficace même si tous les citoyens s'y pliaient, car ceux qui prévoient de se servir de leurs armes de manière illicite ne s'annonceront certainement pas.


Par ailleurs, ceux d'entre nous qui manqueront de confiance dans les autorités et qui craindront des confiscations refuseront de laisser enregistrer toutes leurs armes. Dès lors, ces citoyens jusqu'ici considérés comme honnêtes deviendront des criminels... tandis que les djihadistes à la Kalachnikov non déclarée continueront de recevoir une assistance psychologique. N'oublions pas que ces confiscations ont déjà été annoncées par la conseillère aux Etats vaudoise Géraldine Savary, au cours d'une émission de la RTS .


Dernière remarque: le coût de l'opération. "Comparaison n'est pas raison", disait ma mère, mais tout de même. Il y a quelques années, le Canada a décidé de créer un registre central des armes. Estimé au départ à 2 millions de dollars canadiens, le programme a coûté environ 1 milliard, soit 500 fois le montant initial, pour être définitivement abandonné récemment par un arrêt de la cour suprême. Je ne crois pas que le fonctionnaire helvétique est meilleur marché que le canadien.


Faites quelque chose !


Alors, avant que nos députés ne se prononcent, faites quelque chose. Ecrivez un mail à ceux pour lesquels vous avez votés la dernière fois. Faites leur savoir votre inquiétude, voire votre colère. Vous trouverez leurs adresses sur le site du parlement.


Et surtout, ne manquez pas de leur faire savoir que leur attitude, le 5 mai, aura une influence sur votre vote, aux élections fédérales de l'automne prochain. Ça, c'est un argument qui risque de peser plus lourd, pour eux, que leur soi-disant souci de la sécurité publique.

Source : www.swissguns.ch


Arguments :

- Le déni de démocratie, le refus par le souverain le 11 février 2011 

- L'Etat big-brother, la violation de la vie privée 

- L'absence de faits divers liés aux armes légalement détenues 

- La législation actuelle qui est amplement suffisante, l'inutilité de sur-réglementer 

- La criminialisation du citoyen suisse pour quelque chose qui a toujours été légal

- Le précédent avec via sicura, que le PLR et le PDC ont honteusement votés sous l'influence des même groupes d'influence et qui donne un pathétique rétropédalage aujourd'hui, face aux conséquences dramatiques. Qu'on les prie de ne pas se faire avoir une deuxième fois !


Ici le site du parlement : http://www.parlament.ch/F/ORGANE-MITGLIEDER/NATIONALRAT/MITGLIEDER-KANTON/Pages/default.aspx



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Communiqué de presse Session d'automne 2014 de proTELL:

Cessez de discriminer les tireurs, les chasseurs, les collectionneurs d’armes et les armuriers ! 

samedi, 4 octobre 2014 Olten 


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La Stalinova repart en guerre


SS – Simonetta Sommaruga – mérite de plus en plus le sobriquet que SwissGuns lui a attribué: Simonetta Stalinova (fille de Staline).

Le 13 février 2011, le peuple suisse a refusé, en votation populaire, avec 75 % de non, une initiative rouge qui demandait, entre autres, l'enregistrement des armes en Suisse. Le lendemain, sur les ondes de la Radio Télévision Socialiste (elle s'appelait encore RSR, Radio Socialiste Romande), SS affirmait sans complexe que – de toutes façons – elle allait faire faire comme elle voulait et imposer son enregistrement. Projet de liaison entre les fichiers cantonaux… échec, faute de base légale, échec faute de sérieux du DFJP… cafouillage… on attend toujours (et on n'est pas pressé).

Le 11 mars 2014, le Conseil national a refusé un paquet de motions anti-armes, dont un projet, cher à SS, d'enregistrement général – et rétroactif – des armes détenues en Suisse. Le jour même, l'infatigable ennemie des armes et de la liberté rappelait que c'était un coup pour rien et qu'il faudrait rejouer le mélodrame (avec notamment les pleurnichements rouges sur toutes ces vies perdues dans le monde entier à cause des armes des Suisses) quand elle présenterait au Parlement son projet de révision de la loi fédérale sur les armes, avec, bien sûr, un enregistrement rétroactif de toutes les armes de Suisse.

Et voici qu'en ce mois de juillet 2014, nous apprenons, par un contact policier, que Madame Simonetta Sommaruga a décidé de former un groupe de travail, constitué de policiers, pour examiner la manière de créer un registre central des armes, avec, bien sûr, un enregistrement rétroactif de toutes les armes de Suisse.

Décidément, Simonetta Stalinova, en bonne socialiste, se fiche totalement de la démocratie et de la volonté du peuple qui l'a placée au poste qu'elle occupe. En fait, ce qui est bon pour le peuple – comme son père spirituel Joseph Staline, elle le sait. Alors, le peuple devra faire ce que la cheffe (1ère fois que j'écris ce mot comme ça) veut. Et, pour ceux qui ne veulent pas jouer selon ses règles – par exemple, ceux qui craignent (à juste titre) des confiscations – il y le goulag. Ah non, c'est vrai, il n'y en a plus. Alors, pour les Suisses indociles, ce seront des amendes au-delà de ce qu'il pourront supporter (c'est dans son projet de loi).

Je pense que cette fois, la Stalinova a franchi un cap, en passant par-dessus la volonté du peuple et celle du parlement, en s'appuyant sur une police qu'elle espère à sa solde. Il n'y a désormais plus de compromis possible avec elle. 

Madame Simonetta Sommaruga, partez !

F.L. 10.07.2014

source www.swissguns.ch

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Le National ne veut pas d'un enregistrement à posteriori

ats, 11.03.2014, 12:42


Les propriétaires d'armes à feu non recensées dans les registres cantonaux ne seront finalement pas obligés de les déclarer a posteriori. Le Conseil national est revenu mardi sur une décision antérieure et a refusé partiellement une motion.

La décision contre l'enregistrement rétroactif a été prise par 98 voix contre 76. En automne, le Conseil national avait pourtant soutenu l'idée de justesse, par 87 voix contre 86. Lors de ce vote, plusieurs représentants du camp bourgeois étaient absents.

Au lendemain de cette décision, Jakob Büchler (PDC/SG), président de la société de tir du canton de Saint-Gall, avait invoqué un problème juridique et demandé une répétition du vote. Le Conseil national lui avait donné raison et a procédé à un nouveau vote mardi.

Hugues Hitpold (PLR/GE) a expliqué en vain que l'enregistrement national et rétroactif permettrait de retrouver plus rapidement le propriétaire d'une arme en cas de vol. Selon lui, la charge de travail pourrait être maintenue à un niveau raisonnable avec par exemple une déclaration en ligne.

Tout est enregistré

Chaque voiture, chaque vache et chaque livre de bibliothèque est enregistré en Suisse, a renchéri Chantal Galladé (PS/ZH), il n'y a donc pas de raison de ne pas faire de même avec les armes. De plus, le Parlement pourra toujours encore régler les détails lors des délibérations sur la révision de la loi sur les armes, a-t-elle rappelé.

Les élus ont finalement suivi les arguments de Jakob Büchler, pour qui la déclaration a posteriori implique une lourde charge administrative. Selon lui, il y a trois millions d'armes non encore déclarées en Suisse.

La déclaration n'augmenterait pas non plus la sécurité, puisque les malfaiteurs n'annonceraient pas leurs armes. Enfin, elle criminalise les personnes, notamment âgées, qui ne seraient pas au courant du changement de loi ou qui oublieraient d'enregistrer leur arme.

Réforme déjà prête

Le Conseil national renonce donc à charger le gouvernement de soumettre une modification de la loi prévoyant l'enregistrement a posteriori. Le Conseil fédéral n'a toutefois pas attendu la décision des élus: répondant aux voeux du Parlement qui demandait un projet de révision jusqu'à la fin 2013, le gouvernement l'a présenté en décembre.

Il y tient à un enregistrement rétroactif. Un oui est incertain, au vu de la décision de mardi au National. L'UDC ainsi qu'une partie du PLR et du PDC ont voté non.

La réforme de la loi sur les armes est réclamée par les cantons, responsables des registres, et les polices cantonales.


Copyright © SDA-ATS, Bern, Switzerland

http://www.parlament.ch/f/sessionen/sda-sessionen/Pages/20140311_bsf109_Armes.aspx


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L'enregistrement devant le National

 

Le Conseil national va prendre position, mardi 11 mars, sur la question de l'enregistrement général des armes en suisse.

A la suite d'une motion déposée en janvier 2013 par la Commission de la politique de sécurité du Conseil national, le Conseil fédéral a lancé une procédure de consultation, au mois de juin 2013, pour une révision de plusieurs lois, dont celle sur les armes. Curieusement, contrairement à l'usage, aucun rapport n'a été publié après la consultation. Impossible donc de savoir ce que les cantons, les partis et les organisations concernées ont répondu.

Lors de la session d'hiver, le Conseil national s'est vu présenter un projet de loi comportant le projet d'enregistrement général des armes en Suisse, qui était prévu dans la consultation. En fait, le texte présenté en décembre par le DFJP n'avait pas varié d'une virgule, par rapport au projet mis en consultation. Avec un emploi du temps un peu chargé, la question avait alors disparu de l'ordre du jour. Elle réapparaît en ce mois de mars.

Je laisse de côté les positions des partis rouges… on ne les connaît que trop bien ! En ce qui concerne les partis de droite, voici les positions:
UDC: apparemment pas de réponse à la consultation, mais on connaît la position du parti: c'est non.
PBD: apparemment pas de réponse à la consultation, mais on peut craindre un oui.
PDC: pas d'enregistrement !
PLR: excellente idée, cet enregistrement !

Il sera intéressant de suivre le débat et de compter alors nos amis et nos ennemis… et surtout de s'en souvenir lors des prochaines élections !

 

F.L. 9 mars 2014

Motion qui sera discutée mardi, janvier 2013
http://www.parlament.ch/f/suche/Pages/geschaefte.aspx?gesch_id=20133002

Mise en consultation, juin 2013
http://www.ejpd.admin.ch/content/ejpd/fr/home/dokumentation/mi/2013/2013-06-260.html

Réponse du PDC à la consultation, août 2013
http://www.pdc.ch/fileadmin/Bund_DE/downloads/vernehmlassungen/13_8_28_VL_Vorentwurf_Bundesgesetz_ueber_Verbesserungen_beim_Informationsaustausch.pdf

Réponse du PLR à la consultation, août 2013
http://www.plr.ch/images/stories/Dokumente/Vernehmlassungen/20130829_VL_Informationsaustausch_Waffen_Echanges_informations_armes_f.pdf

Approbation du message par le Conseil fédéral, décembre 2013
http://www.ejpd.admin.ch/content/ejpd/fr/home/dokumentation/mi/2013/2013-12-13.html

 

 

LE PLR: pas un ami !

 

Un correspondant nous a fait parvenir la réponse du Parti Radical Libéral à la consultation lacée l'été dernier par le DFJP pour inscrire dans la loi un enregistrement à posteriori de nos armes (voir notre édito du 14 décembre dernier). Edifiant !

"Le PLR.Les Libéraux-Radicaux soutient le projet soumis à consultation."

Si vous avez par hasard voté un jour pour un représentant de ce parti, écrivez lui et dites lui ce que vous pensez d'un parti qui ose garder le mot "libéral" dans son nom. PLR… Parti Raté Lâche !

Si vous faites partie de manière active de ce parti et que vous possédez des armes, pensez-y sérieusement: pouvez-vous continuer, en sachant que votre parti va bientôt encourager des confiscations ? Non, impossible, me répond-on. Impossible ? Pour des armes qui ne servent à rien, qu'on ne peut pas amener au stand, utiliser à la chasse ? Impossible, pour les fusils à pompe, par exemple ? "Il y aura des confiscations, Monsieur Leutenegger", hurlait Géraldine Savary, conseillère vaudoise aux Etats, lors d'une émission Forums, le 26 juin 2013. Posez la question autour de vous.

En ce qui me concerne, je refuse cet enregistrement et je ne peux considérer ceux qui le veulent comme des amis. Mon Dieu, gardez-moi de mes amis, disait Voltaire. Quant à mes ennemis, je m'en charge !" Clairement, les enregistreurs, surtout ceux qui se prétendent de droite, sont mes ennemis.

("Il était une fois le Peuple... Il ne sera plus jamais !" Rudyard Kipling 1917)

F.L. 20.02.2014


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Punition et consolation

 

On punit les gamins qui se conduisent mal. C'est ce que ne cessent de marteler nos politiciens dépités et les Européens fâchés. Les Suisses ont mal voté dimanche 9 février, ils seront punis. Et puis, il faut consoler ceux qui sont lésés par les garnements que nous sommes. Alors, Berne offre à certains des lots de consolation, pour bien leur montrer son affection.

Consolation

C'est ainsi que, par ordonnance du DFJP de cette chère Simonetta Sommaruga, on punit les propriétaires d'armes, tout en offrant un avantage aux Croates et aux Monténégrins. Le communiqué du DFJP explique qu'il n'y a plus de risques de voir mal se comporter les ressortissants de ces deux pays issus de l'ex-Yougoslavie. Ils se voient donc retirés de la liste des pays dont les ressortissants n'ont pas le droit d'acheter des armes en Suisse,

Trois critères, selon le communiqué, sont à la base de cette liste: 
- un grand nombre de gens de pays en guerre ou en crise grave sont en Suisse, 
- des confrontations ont lieu ou ont eu lieu entre ethnies de ces régions 
- des armes ont été emmenées de Suisse vers ces pays.

Apparemment, tout risque est écarté en ce qui concerne la Croatie et le Kosovo. Mais le DFJP précise qu'il n'a ajouté aucun autre pays à sa liste. On pourrait pourtant lui en suggérer quelques uns, d'Afrique du Nord, d'Afrique centrale et du Proche-Orient notamment.

Punition

Après la consolation pour les Croates, la punition pour les Suisses: Dorénavant, quand vous achèterez une arme ne nécessitant pas de permis (si, si, il en reste quelques unes, comme les mousquetons, les fusils à un coup ou les pistolets à lapin), vous devrez non seulement établir un contrat de vente entre particulier, avec copie à l'autorité (je refuse d'y mettre une majuscule), mais, si le vendeur ne vous connaît pas intimement, vous devrez aussi fournir un extrait de casier judiciaire*.

SS (Simonetta Sommaruga) fait vraiment tout pour nous simplifier la vie… mais, on vous l'a déjà dit et la Pravda RTS ne cesse de le répéter: vous devez être punis !

 

F.L.14.02.2014

* Entrée en vigueur de tout cela au 15 mars… joyeux printemps !


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Bienvenue dans la République socialiste soviétique d'Helvétie

Berne veut tout enregistrer

 

 

Le Conseil fédéral vient de franchir un pas de plus, dans l'entreprise générale de transformation des citoyens suisses en sujets1. Ce vendredi 13 décembre (on finirait par devenir superstitieux!), le Conseil fédéral a publié un communiqué dans lequel il explique "qu'à l'avenir, toutes les armes à feu détenues par des particuliers devront figurer dans les registres cantonaux des armes. Avant une intervention, la police pourra contrôler si la personne-cible est en possession d'armes à feu à titre privé… Toute contravention intentionnelle à l'obligation de déclaration sera punie de l'amende". Communiqué accompagné d'un message au parlement et d'un projet de révision des lois concernées.

 

Lien vers le communiqué

Lien vers le message au parlement

Lien vers le projet de révision des lois

 

La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga avait déjà dit, au soir même de l'échec de l'initiative anti-armes, le 13 février 2011, son mépris des décisions populaires, en annonçant qu'après le rejet d'un registre central des armes, elle allait tout faire pour relier les registres cantonaux jusqu'à n'en faire – en pratique – plus qu'un. Cette fois elle ajoute que les lois votées par le parlement ne suffisent pas. Avec ses amis rouges elle veut un enregistrement général de toutes nos armes et elle nous menace de l'amende, si nous ne plions pas devant la volonté du Parti.

 

La police contre les citoyens ?

 

L'argument numéro 1 est que la police puisse savoir, en cas d'intervention, si elle doit s’attendre à trouver une arme chez la personne concernée. Argument pour le moins surprenant. En effet, seules les personnes honnêtes sont susceptibles de déclarer leurs armes. C'est donc chez ces personnes honnêtes que la police aurait peur d'intervenir. Avec les malfrats, on pourra y aller sans crainte: le  registre cantonal, mais néanmoins central, ne signalera aucune arme chez eux2.

 

Ce genre d'argument montre à quel point des élus politiques peuvent accepter, voire favoriser la dérive de notre société. Les autorités (je refuse de mettre une majuscule à ce terme) n'ont pas peur des hors-la-loi. Elles ont peur des citoyens. Et c'est pour cela qu'elles cherchent à les asservir de plus en plus, pour mieux les contrôler. A part le Conseil fédéral, quand je cherche des références semblables, je pense inévitablement au nazisme et au communisme soviétique, chinois ou coréen.

 

Les réponses à la consultation

 

Le projet avait été mis en consultation le 26 juin dernier, juste au début de l'été. Avant même la publication des résultats de cette consultation, il avait été soumis aux chambres… accepté sans Etat d'âme par le Conseil des Etats et, le 23 septembre dernier, par 87 voix contre 86 au National. Heureusement, le démocrate chrétien st-gallois Jakob Büchler avait trouvé un vice de forme et il faudra revoter.

 

Dans le message publié ce vendredi 13, on apprend que 6 cantons ont approuvé l'enregistrement des armes à postériori, 12 l'ont refusé. Le Conseil fédéral ne se donne pas la peine de dire lesquels.

 

On reste vague sur les réponses des organisations… on se doute que le Conseil suisse pour la paix est pour et que proTELL est contre, mais on aurait aimé un peu plus de transparence.

 

En ce qui concerne les partis, les rouges – PS et Verts – accompagnés des angéliques évangéliques sont pour, bien sûr, tandis que l'UDC et le PDC s'affirment opposés. Mais il faut relever que le PLR est pour l'enregistrement ! Le parti devrait redevenir le parti radical: le mot "libéral" est une farce dans ce contexte.

 

L'insulte ajoutée à l'outrage

 

Dans le même projet d'assujettissement des citoyens suisses, le Conseil fédéral annonce une libéralisation pour les forces de police ou militaires étrangères en Suisse: il ne faut pas embêter les soudards étrangers. Mais les trouffions suisses, oui. L'armée devait vérifier l'aptitude à tenir une arme d'un homme au début de sa carrière militaire. Le projet Sommaruga veut que, tout au long de son temps, le citoyen-soldat suisse soit surveillé de près. L'armée suisse qui n'a plus confiance dans ses soldats… on se croirait en Centrafrique !

 

A relever aussi qu'il y a quelques semaines, on apprenait que le même DFJP de Simonetta Sommaruga proposait de supprimer l'interdiction d'accès aux armes pour les ressortissants de Croatie et du Monténégro habitant en Suisse. A priori, je n'y aurais pas vu d'objection (ils sont en général, parmi les ex-Yougoslaves, les mieux intégrés). Mais quand le message qui exige notre soumission à l'enregistrement explique qu'il ne faut pas s'attendre à voir ces gens déclarer leurs armes, je ressens une véritable insulte.

 

Insulte encore: le message considère que toutes les armes, qui ont été acquises avant la dernière révision et qui n'ont pas été déclarées, ont été acquises "illégalement" (page 39 notamment). Les contrats entre particuliers ont été instaurés par la loi. Nous dire aujourd'hui que nous étions dans l'illégalité… !

 

Insulte toujours: pour nous rendre service, le Conseil fédéral veut nous donner la possibilité de vérifier quelles armes doivent être déclarées. Il suffira de prendre contact avec le Bureau des armes cantonal et de poser la question (page 18). Il s'agit, selon le message de nous "simplifier la tâche". Il s'agit de nous prendre pour des idiots, oui. Ce sont les Bureaux des armes qui auront une tâche simplifiée… encore que, si nous nous mettons tous à téléphoner pour poser des questions idiotes…

 

Les coûts de l'opération

 

Le message annonce quelques coûts pour asservir la population. En gros, un peu plus de 3 millions de francs pour le lancement de l'opération et 750'000 fr. par an pour le suivi.

 

L'exemple canadien d'un registre des armes devisé à 2 millions de dollars canadiens et jamais réalisé, malgré une dépense totale de plus d'un milliard devrait faire réfléchir. Surtout quand on pense que nos autorités ne sont généralement pas meilleures en arithmétique.

 

Et la suite ?

 

Dans l'ensemble, les projets de Simonetta Sommaruga et du Conseil fédéral, chaudement approuvés par les rouges et les radicaux peu libéraux, montrent ce que ces gens pensent des citoyens suisses: tous coupables ! Cette forme de mépris appelle en retour notre mépris.

 

SwissGuns n'appelle pas – pas encore – à la désobéissance civique. Pour l'instant, il faut attendre le vote du Conseil national (c'était au programme de la session d'hiver, mais ça en a disparu). On peut espérer qu'au deuxième essai, il dira non. Le DFJP semble le craindre. Ensuite, il faudra analyser le texte définitif, pour mettre au point un plan d'action.

 

Mais une chose est sûre: on ne peut pas laisser passer cette +"*ç%& (censuré), sans lutter. N'oubliez pas le hurlement haineux de la conseillère aux Etats vaudoise Géraldine Savary: "Il y aura des confiscations, Monsieur Leutenegger il y aura des confiscations !" (émission Forums du 26 juin 2013).

 

F.L. 14 décembre 2013

 

1Un citoyen est un individu responsable, qui représente théoriquement le pouvoir de l'Etat; un sujet n'est qu'une personne privée de droits, soumise à la volonté d'une Autorité plus ou moins bienveillante.

2Avec une naïveté désarmante, le message du Conseil fédéral explique (pages 14-15) que les tentatives de faire annoncer leurs armes aux ressortissants d'Etats privés d'armes en Suisse n'ont pas donné les résultats escomptés. Nul doute, selon le message que cette fois, ex-Yougoslaves, Turcs, Albanais et Algériens vont se précipiter pour déclarer ces armes qu'ils n'ont pas le droit de posséder.

 


Communiqué

http://www.admin.ch/aktuell/00089/index.html?lang=fr&msg-id=51368

 

Message

http://www.ejpd.admin.ch/content/dam/data/sicherheit/waffen/informationsaustausch/bot-info-austausch-waffen-f.pdf

 

Projet de loi

http://www.ejpd.admin.ch/content/dam/data/sicherheit/waffen/informationsaustausch/entw-info-austausch-waffen-f.pdf

 

Réponse PLR

http://www.plr.ch/images/stories/Dokumente/Vernehmlassungen/20130829_VL_Informationsaustausch_Waffen_Echanges_informations_armes_f.pdf

 

Réponse PDC (en allemand)

http://www.pdc.ch/fileadmin/Bund_DE/downloads/vernehmlassungen/13_8_28_VL_Vorentwurf_Bundesgesetz_ueber_Verbesserungen_beim_Informationsaustausch.pdf

 

Forums 26 juin

http://www.rts.ch/la-1ere/programmes/forum/4998354-forum-du-26-06-2013.html

 

 



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Criminalité en Suisse
Vous devez le lire !

 

Le livre "Criminalité en Suisse – La vérité en face" de Marie-Hélène Miauton est tout frais. Sortie de presse, octobre 2013. Et si un bouquin mérite la qualification d'ouvrage choc, c'est celui là.

Marie-Hélène Miauton est journaliste au Temps, où elle commente l'actualité politique et sociale depuis 1999. J'avoue que je n'aurais jamais pensé qu'un de mes ex-collègues ait cette clarté d'esprit. En un mot, j'aurais aimé écrire ce livre, mais j'aurais détesté le travail qu'il a représenté.

"Criminalité en Suisse" s'appuie sur des chiffres peu discutables. L'auteur multiplie d'ailleurs les sources pour qu'on ne puisse lui faire le reproche d'être vendue à celui-ci ou celui-là. En 200 pages, elle fait la démonstration :
1. que, malgré ce que prétendent les bonnes âmes, la criminalité a augmenté et continue d'augmenter en Suisse, dans des proportions inquiétantes, de même que l'insécurité générale,
2. que les propos lénifiants de politiciens et de fonctionnaires selon lesquels il s'agit seulement d'un "sentiment d'insécurité" sont totalement infondés, voire des mensonges patents,

3. que la criminalité est d'origine étrangère à près de 75%,
4. qu'elle dépend de plusieurs facteurs, comme l'immigration incontrôlée (incontrôlable ?) après les printemps arabes, comme l'attrait que représente la Suisse, avec non seulement des richesses à prendre, mais surtout une justice qui ne remplit pas son office,
5. que les peines encourues sont ridicules du point de vue de la dissuasion et que les prisons dorées de notre pays sont pour les délinquants une véritable affiche de l'Office du tourisme,


6. que le laxisme général ne peut qu'encourager une progression insupportable de cette criminalité,
7. que le système judiciaire a complètement perdu les pédales et se laisse mener par une coalition contre nature de rouges et d'évangélistes, qui veulent supprimer toute sanction du système pénal, au profit de la rédemption forcément accordée à tous les marginaux qui pourrissent notre société,
8. que le monde politique se laisse mener par les "experts" et les "spécialistes", au point que même la droite la plus raide accepte sans mot dire le laisser aller actuel.

Quels reproches faire à ce livre... Marie-Hélène Miauton cite volontiers Martin Killias. Dans nos milieux, le célèbre criminologue a laissé une telle impression qu'on a tendance à réagir de manière primaire: s'il dit cela, c'est forcément une c…ie. J'ai dû relire chaque citation du bonhomme, pour réaliser qu'il lui arrivait (sans doute quand il est très fatigué) de dire quelque chose de sensé.

J'ai eu le même réflexe, par rapport à des citations de flics célèbres de Suisse romande ou de politiciens comme Pierre Maudet. Mais même ces menteurs sont obligés parfois de dire la vérité, pour faire passer leur soupe.

Autre question, insuffisamment traitée: l'exaspération du bon peuple, dévalisé, brutalisé et méprisé par les bien-pensants. Marie-Hélène Miauton aborde le problème, mais elle semble ne pas se rendre compte de sa profondeur. Personnellement, je crains que, dans un avenir proche, des gens quelconques, des citoyens honnêtes, finissent par "péter un câble" et décident de remplacer le système défaillant… ce qui sera le début de la fin de notre société.

Résultat: un livre dont on se dit qu'il fera la semaine, qu'on avale en moins de 24 heures et qui vous laisse une impression dérangeante: qu'est-ce qu'on a fait, qu'est-ce qu'on devrait faire, qu'est-ce qu'on fera ?

"Criminalité en Suisse – La vérité en face"… Vous devez le lire !

 

F.L. 20 octobre 2013

 

"Criminalité en Suisse – La vérité en face" de Marie-Hélène Miauton, Editions Favre (acheté le 18 au soir, lu entre le 19 au matin et le 20 après midi)
 

 

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Jakob Büchler nous sauve de l'enregistrement

 

SwissGuns était en vacances, quand la question des armes est revenue au parlement. Le 23 septembre dernier, le Conseil national a accepté, par 87 voix contre 86, l'enregistrement à posteriori de toutes les armes détenues en Suisse (motion de la socialiste zurichoise Chantal Galladé).

Le lendemain, mardi 24 septembre, le démocrate chrétien st-gallois Jakob Büchler, président de la société de tir du canton de St-Gall, a invoqué un problème juridique, pour demander un nouveau vote sur le sujet (l'enregistrement avait été voté en bloc, avec d'autres questions sur les armes, comme l'utilisation du numéro AVS dans les registres). Du coup, par 186 voix contre 10, le National a renvoyé la motion en commission.

Mais cela ne s'arrêtera pas là. D'ici la fin de l'année, le Conseil fédéral présentera un projet de révision de la loi sur les armes allant dans ce sens. Simonetta Sommaruga, comme toute la gauche et quelques idéalistes de droite, y tient beaucoup.

Les votes

On pouvait s'y attendre, la gauche et les verts qui se prétendent libéraux ont voté en bloc pour l'enregistrement. Le parti bidon démocrate (soit disant à droite) aussi (à l'exception du Bernois Lorenz Hess), et un tiers des démocrates chrétiens (9 sur 17). Deux libéraux-radicaux ont rejoint le vote rouge, le Genevois Hugues Hiltpold et la Bernoise Christa Markwalder, ce qui ne représente pas de surprise, ni dans un cas ni dans l'autre.

Le fusil militaire à l'arsenal – bis, ter, quater ou…

Autre sujet rebattu par les rouges, la remise des armes militaires à l'arsenal entre les périodes militaires. Apparemment pas au courant du résultat du vote du 13 février 2011, les Verts sont revenus jeudi 26 septembre, avec une motion défendue en vain par l'Argovien Geri Müller.

Une motion anti démocratique, méprisant totalement la volonté populaire, qui a été refusée par 114 voix contre 74. La gauche (décidément, les Verts-libéraux sont bien un parti de gauche… et même de gauche dure) a voté en bloc pour.

La droite a voté presque en bloc contre, 5 abstentions chez les libéraux-radicaux, 3 chez les démocrates chrétiens et 3 démocrates-chrétiens qui ont voté sans honte avec les rouges, le Vaudois Jacques Neirynck, la Bernoise Marianne Streiff-Feller et la Zurichoise Maja Ingold.

Le Conseil national a bien travaillé, en cette session d'automne. Nos droits ont été sauvegardés… de justesse.

Mais la guerre est loin d'être terminée. En fait, elle ne se finira jamais. Et nous devons rester attentif à ce que nous proposera le Conseil fédéral dans un mois ou deux.

F.L. 6 octobre 2013
 

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La Suisse garde son armée


Ouf ! Toutes les craintes étaient possibles, dans ce grand concert des "hommes de bonne volonté", contre la violence, contre l'armée, contre toutes les intransigeances… sauf celles des autres.

Les Suisses ont montré, une fois encore qu'ils tiennent à cette institution que le GSsA (le Groupe pour une Suisse sans Armée) tient tant à détruire… on se demande pourquoi. C'est vrai, l'armée suisse n'a jamais été offensive. Elle peut être qualifiée de coûteuse, de mal adaptée à son époque, aux menaces, à ce que vous voulez, mais pas de dangereuse pour la paix ou la stabilité du pays.

En fait, ce que les gens du GSsA savaient – et ce que les citoyens de ce pays on senti – c'est que l'armée fait partie d'un système, d'un modèle de société. Ils voulaient détruire ce modèle (au profit des inepties démontrées au siècle dernier du communisme) et nous avons dit NON.

Les résultats définitifs ne sont pas encore connus au moment de publier ces lignes, mais on tourne autour des 75%. Ce qui montre que nombre d'électeurs de gauche ont fait le même raisonnement. C'est rassurant. C'est aussi très amusant, quand on entend les premières réactions socialistes: les rouges et les verts soutenaient le GSsA (après tout, ils ont la disparition de l'armée inscrite dans leurs objectifs officiels). Et tout d'un coup, en ce dimanche après midi, ils se rappellent qu'il est toujours bon d'avoir un fusil à la maison, pour défendre la démocratie, que l'armée est une institution de base de la Suisse, etc. (propos entendus sur la RTS).

Bien sûr, le fusil à la maison repartira à l'arsenal, dès qu'on parlera des droits des propriétaires d'armes, bien sûr, l'institution retrouvera tout son souffre (pas son souffle), à la prochaine discussion sur les questions militaires, mais, le temps d'un après midi (pas tout entier: il fait trop beau pour écouter ces clowns en continu), les rouges se sont montrés presque sympathiques.

Merci à ceux d'entre eux qui nous ont aidé à sauver l'armée.

F.L. 22 septembre 2013

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Projet de révision de la loi sur les armes

La Confédération a mis en consultation le projet de loi susmentionnée. 


Selon mon analyse, cette révision est particulièrement problématique, voir dangereuse parce qu'elle remet en cause certains principes fondamentaux de l'Etat de droit et de la démocratie. 
Les dispositions suivantes m'apparaissent particulièrement inquiétantes à cet égard : art. 366a et 367 al. 2 (CPS) Utilisation systématique du numéro AVS pour la consultation du casier judiciaire informatisé (VOSTRA). L'EM de l'armée est en lien direct avec VOSTRA notamment par une interface électronique. art. 113 (L arm) Arme personnelle. 

Le principe du citoyen en armes est supprimée (malgré le référendum populaire clairement favorable) au profit d'un système d'exceptions (14 environ) dont il ressort au final que le citoyen-soldat n'est plus un homme qui sert son pays, mais un criminel en puissance qu'il convient de surveiller étroitement; la disposition parle ainsi explicitement de "potentiel de violence" et de "dangerosité" (al. 4). 
De plus, la disposition encourage la délation (al. 7) invitant les "tiers" à signaler au DDPS tout indice ou soupçons.

En corrélation à ces mesures, il est également proposé de modifier la loi fed. sur le système d'information de l'armée dans laquelle il est ainsi prévu de communiquer les les données sanitaires des soldats à l'Office centrale des armes et aux autorités cantonales (art. 28 al. 2). 

Enfin l'art. 179e de cette dernière loi prévoit une communication très large de ces données y.c. à la RUAG ainsi qu'à des interfaces électroniques (BV PLUS). art. 32a et 32a bis (L arm) Création d'un fichier central (DAWA) sur les possesseurs d'armes avec utilisation du numéro AVS. art. 42b Disposition rétroactive prévoyant l'obligation de déclarer toutes les armes en sa possession; c'est également la violation du principe des droits acquis. 

On le constate donc, ce projet de révision 
1) va à l'encontre des principes fondamentaux de l'Etat de droit prévoyant la non-rétroactivité des lois ainsi que la protection des droits acquis sous une législation antérieure, 
2) est complètement en contradiction avec la volonté affichée du gouvernement et de l'armée de maintenir l'obligation de servir sur laquelle nous voterons prochainement, 
3) remet en cause fondamentalement la démocratie avec, d'une part, la violation de la décision populaire sur ce sujet (février 2012) et, d'autre part, une qualification implicite du citoyen-soldat comme un individu dangereux et violent ainsi que sa mise sous surveillance étroite notamment par la communication de ces données personnelles (sphère privée ?) à des services administratifs centraux via des interfaces électroniques utilisant systématiquement le numéro comme d' "étiquetage". 

 En conclusion, il est utile de rappeler que les habitants des jeunes colonies américaines ont combattu pour leur Indépendance (1776) précisément parce que le roi d'Angleterre ne respectait plus le droit (rule of law) à leur égard, les colons considérant dès lors qu'ils étaient soumis à une tyrannie.... ignorer les leçons de l'Histoire conduit à en répéter les erreurs ! 

Source : Bernard Wicht


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Cher Citoyens,


La procédure de consultation sur l‘„amélioration de l’échange d’informations sur les armes“ a été ouverte peu avant les vacances d’été. Voir sous:

http://www.news.admin.ch/message/index.html?lang=fr&msg-id=49415.

L’un des points centraux de ce dossier concerne l’enregistrement après coup de toutes les armes qui ne sont pas encore enregistrées!


Le délai de consultation échoit le 31 août 2013 déjà. proTELL élabore actuellement une prise de position. Nous refusons avec véhémence un enregistrement après coup de toutes les armes.


La procédure de consultation se déroule électroniquement. Le dossier et les pièces de la consultation peuvent être obtenus pendant la durée du délai de consultation sous http://www.admin.ch/ch/f/gg/pc/pendent.html (cliquer sous > Département fédéral de Justice et Police).

Nous vous engageons à vous déterminer vous aussi auprès de stab-rd@fedpol.admin.ch (documents pdf et Word) ou par courrier postal
à


Office fédéral de la Police
Etat-major/Service juridique
Nussbaumstrasse 29
3003 Berne.


Nous vous remercions d’ores et déjà de la peine que vous prendrez.

Avec nos salutations les meilleures

Secrétariat proTELL

Ursula Pedrolini



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10.08.13


Suppression de l'obligation de servir : des conséquences négatives pour la Suisse romande!


Le "Groupe pour une Suisse sans armée" demande la suppression de l'obligation de servir en Suisse par voie d’initiative. Cette initiative contre la sécurité sera soumise au peuple suisse 22 septembre prochain. En cas d’acceptation, les répercutions négatives seraient importantes pour notre pays et pour la Suisse romande en particulier: affaiblissement de la sécurité publique, déclin de la qualité de vie et de l’attractivité économique de notre région et mise en péril de manifestations phares en Suisse romande. Le NON à l'initiative contre la sécurité s'impose!


Lire la suite sous le lien ci-dessous....


http://site.crdc.ch/2013/08/suppression-de-lobligation-de-servir.html


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09.08.13


Vue d’ensemble des arguments




http://initiative-contre-securite-non.ch/vue-densemble-des-arguments/




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08.08.13


Non à l’initiative sournoise contre la sécurité


Le comité interpartis „Non à l’initiative contre la sécurité“ a aujourd’hui lancé la campagne contre l’abrogation du service militaire obligatoire. Le comité rejette cette initiative trompeuse. Le principe de milice et l’obligation de servir sont des facteurs essentiels à la réussite de la Suisse. Cette initiative est non seulement une attaque envers le modèle suisse mais également une grave remise en cause du système sécuritaire de notre pays. En réalité, la suppression de l’obligation de servir est une nouvelle tentative du Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA) d’affaiblir l’armée étape par étape afin de l’éloigner de la population pour finalement l’abolir intégralement.


http://initiative-contre-securite-non.ch/conference-de-presse-du-comite-interpartis/




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A aimer largement et à diffuser généreusement aussi !https://www.facebook.com/gssanon?notif_t=fbpage_fan_invite
"Aussi longtemps qu'en Europe, des millions d'hommes demeurent sous les armes et que des forces considérables peuvent nous attaquer d'un moment à l'autre, l'armée doit rester prête. N'écoutez pas ceux qui sont mal renseignés ou mal intentionnés, ceux qui par ignorance ou par intérêt vous incitent à...
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Différentes organisations se battant contre l'initiative du GSsA et/ou défendant le droit suisse sur les armes :

Comité interparti contre l'initiative du GSsA:
http://initiative-contre-securite-non.ch/

ProTell ; lobby pour un droit libéral sur les armes:
http://protell.ch/

Genève pour l'obligation de servir :
http://www.geneveobligationservir.ch/

Touche pas à mes armes ; groupe Facebook pour un droit libéral sur les armes et le maintien de l'armée de milice et la neutralité armée perpétuelle :
https://www.facebook.com/pages/Touche-pas-à-mes-armes/161450980540947?ref=ts&fref=ts 

La vérité sur les armes ; organisation initialement contre l'initiative "pour la protection face à la violence des armes" ; informations sur les armes et le droit sur les armes :
http://www.laveritesurlesarmes.ch/


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Bonjour à tous,


Excellentes statistiques, avec des chiffres parfois étonnants, qui remettent un peu l’Église au milieu du village !

http://daaa-avwl.be/americangunfacts.com

A diffuser sans modération. Merci d'avance.

Bien cordialement


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La guerre est déclarée: Berne veut enregistrer toutes les armes

 

Il y a tout juste deux mois, le 27 avril dernier, SwissGuns lançait un cri de guerre, après les décisions de la Commission de la politique de sécurité du Conseil des Etats, qui réclamait l'enregistrement de toutes les armes d'ordonnance anciennes du pays.

Les rouges (il n'y a plus ni roses ni verts) ont tiré les premiers. Tout d'abord, alors que tous les regards étaient tournés vers les débats sur les rapports entre la Suisse et les Etats-Unis, le Conseil des Etats a adopté, le 18 juin, presque sans discussion, plusieurs motions anti-armes proposées par la conseillère nationale Chantal Galladé

Et dans la foulée, comme s'il s'agissait d'une coïncidence, le Conseil fédéral nous assénait son projet de révision de la loi sur les armes, du Code pénal de différentes lois sur l'armée. En fait, la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga, chef du Département fédéral de justice et police, avait soigneusement préparé son coup.

Ce ne sont pas seulement les vieux mousquetons 11 et 31 qu'elle veut enregistrer, ce sont toutes les armes détenues en Suisse !

Qu'importe la volonté populaire, affirmée le 13 février 2011, qui refusait l'enregistrement des armes, qu'importent les promesses faites par le gouvernement et le parlement. Les socialistes ont leur agenda de désarmement et ils ne vont pas se laisser freiner par quelque chose d'aussi futile qu'une décision populaire.

Habileté politique

Simonetta Sommaruga n'est pas stupide. Elle savait que lancer l'enregistrement des armes seulement ne passerait pas la rampe. Aussi, le message du Conseil fédéral, publié le 26 juin porte sur deux objets, dont l'enregistrement n'est que le deuxième. 

En premier lieu (et avec le style de masturbation intellectuelle propre aux fonctionnaires du DFJP), on propose une amélioration de l'échange d'informations entre autorités civiles et militaires. Les cantons signaleraient à l'armée les citoyens connus pour être dangereux et l'armée renverrait l'ascenseur, en indiquant à qui elle a été obligée de retirer un pistolet ou un fusil.

Excellente idée, qu'aucun citoyen responsable – et encore moins un politicien soucieux de sa réputation - ne pourrait combattre, dans l'intérêt de la sécurité publique.

L'enregistrement vient ensuite, apparemment juste pour faciliter le travail de la police, qui saurait ainsi, en cas d'intervention si elle doit s'attendre à se faire tirer dessus ou non.

Stupidité politique

J'ai écrit " Simonetta Sommaruga n'est pas stupide". Pas en politique, non, mais autrement oui. Car cet enregistrement ne peut pas marcher.

Tout d'abord, les propriétaires d'armes, même les plus honnêtes, ne se précipiteront pas pour déclarer leurs armes. Ensuite, ceux qui seraient susceptibles d'accueillir la police à coups de feu ne déclareront certainement pas leurs armes. Et les policiers ne sont sans doute pas tous assez idiots pour penser qu'ils peuvent arrêter Xxx , sans risque, parce qu'il n'a rien déclaré (vous mettrez le nom vous-même: si je le fais, on me traitera de raciste ou de xénophobe).

Enregistrement = confiscation

Les propriétaires d'armes honnêtes et responsables hésiteront avant de déclarer toutes leurs armes. On le sait, dans l'histoire contemporaine, tous les enregistrements ont été suivis de confiscations. Le Royaume Uni en est un exemple, la France un autre.

Et les rouges le reconnaissent eux-mêmes. Dans l'émission Forum de la Radio Télévision Socialiste, le 26 juin au soir, la conseillère aux Etats vaudoise Géraldine Savary le hurlait: "Il y aura des confiscations !"

Enregistrement = marché noir

En outre, on le sait, les restrictions qu'on veut nous imposer ne peuvent qu'amener la marché noir à se développer. Et avec lui, le banditisme, l'insécurité. Ce que les rouges veulent nous apporter, comme futur radieux, c'est celui que montrent les banlieues lyonnaises.

Le rapport publié mercredi par le Conseil fédéral le reconnaît d'ailleurs. L'accès aux armes est actuellement déjà interdit pour les ressortissants de certains pays. La loi actuelle prévoit cependant qu'ils peuvent demander à conserver les armes qu'ils possèdent déjà, notamment pour le tir ou la chasse. Pourtant, en page 13 du rapport, on peut lire que peu d'entre eux ont demandé de telles autorisations pour conserver leurs armes.

Xxx et Zzz (encore à vous de mettre les noms) ne déclareront certainement pas leurs armes. Mais ils continueront à s'en servir, quand bon leur semblera, alors que les forces de l'ordre feront des descentes chez les honnêtes gens, pour saisir mousquetons et revolvers 82 oubliés dans les greniers.

Confiance disparue

Dans l'émission Forum, l'animateur Philippe Revaz nous demandait si, avec l'évolution du monde, nous ne devions pas changer aussi. Si c'était un changement vers un avenir radieux que ne cessent de promettre les rouges de puis 1917, pourquoi pas ? Mais pour suivre les exemples que nous montrent les pays voisins, je ne pense pas.

Le constat est simple et désolant: la confiance n'existe plus. Mais cela va dans les deux sens. Les autorités ne font plus confiances aux citoyens qui les élisent. Les policiers ne font plus la distinction entre citoyens et racaille. 

Mais politiciens et policiers peuvent-ils s'attendre, dans ces conditions, à ce que le peuple leur fasse confiance ?

Madame Sommaruga, si habile politiquement, si stupide socialement, nous vous en prions: arrêtez de détruire notre société. L'avenir dont vous rêvez n'est pas radieux. Il est tout simplement effrayant.

F.L. 27 juin 2013


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Valais: victoire par abandon

 

Le Valais appliquera la Loi fédérale sur les armes (LArm). Le canton revient en arrière et renonce à une décision antérieure de n'accorder qu'une arme par permis d'achat.

proTELL a gagné, sans même devoir aller en justice.

L'Ordonnance d'application (OArm) prévoit, dans son article 16, que "L’autorité cantonale compétente peut délivrer un permis donnant droit à l’acquisition de trois armes ou éléments essentiels d’armes au plus, si ceux-ci sont acquis simultanément et auprès du même aliénateur".

Mais l'an dernier, deux cantons, Genève et le Valais, avaient décidé unilatéralement d'appliquer leur propre loi sur les armes: un permis, une arme seulement. Officiellement, il s'agit de renforcer la sécurité publique. Comme l'ont expliqué les autorités genevoises, il y avait eu "de nombreux faits divers impliquant l'usage d'armes à feu, ces derniers mois". Aussi, plutôt que de s'en prendre aux criminels, il était urgent d'ajouter quelques tracasseries administratives pour les personnes respectueuses des lois.

En Valais, cette décision a aussitôt déclenché une réaction chez les collectionneurs d'armes, les tireurs et les chasseurs. Par définition, un criminel est une personne qui commet un crime (qu'il s'agisse d'un malfaiteur par métier ou quelqu'un qui a un moment d'égarement). Il n'y a aucune raison de culpabiliser d'honnêtes citoyens, à cause des actes de quelques personnes isolées.

Les amateurs d'armes ont décidé de faire demander par l'un d'entre eux un permis d'acquisition pour trois armes. But de l'opération: recevoir un refus, déposer un recours et – par une décision de justice – imposer le droit fédéral, tel qu'il doit l'être dans tout le pays.

Il n'a pas été nécessaire d'aller jusque là: en mars dernier, les élections cantonales valaisannes ont porté au Conseil d'Etat l'UDC Oskar Freysinger. Dès que celui-ci a été mis au courant de la situation, il a décidé de revenir à une application normale du droit.

L'affaire est donc classée: le collectionneur volontaire recevra un permis supplémentaire (il en avait reçu un, pour une seule arme) pour les deux armes manquantes à sa collection et le Valais appliquera désormais le droit fédéral.

Pour Genève, c'est une autre histoire… qui risque bien de ne pas se terminer aussi bien.

 

Frank Leutenegger, 14 juin 2013

Rappel des faits

Janvier 2012: le canton de Genève décide d'appliquer la LArm à sa façon: On ne délivrera désormais plus qu'une arme par permis d'achat et non trois, comme l'autorise la loi fédérale.

SwissGuns lance aussitôt un appel: y aura-t-il un Genevois pour demander un permis pour trois armes et faire recours après le refus attendu du canton ?

Un mois plus tard, force est de constater que les Genevois ne sont pas disposés à mécontenter leurs bienveillantes autorités. Toutes les personnes contactées se sont défilées.

Octobre 2012: le Valais décide de suivre l'exemple genevois… un permis, une arme seulement. Le Département valaisan de la Formation et de la Sécurité (DFS) est dirigé par une socialiste, Esther Waeber Kalbermatten.

Fribourg semble tenté également, selon un courrier que SwissGuns a vu passer. La Direction fribourgeoise de la sécurité et de la justice (DSJ) est également dirigée par un membre du PS. Mais renseignements pris, la loi sera appliquée normalement à Fribourg.

A Neuchâtel, une rumeur prête des intentions du même genre à la police cantonale. Mais rien de concret.

Entretemps, SwissGuns a lancé un second appel: un Valaisan pour faire recours ?

Un volontaire s'annonce. proTELL le soutiendra en justice. 

Mars 2013: élections cantonales valaisannes, Oskar Freysinger, élu brillamment, remplace Esther Waeber Kalbermatten au DFS.

Mai 2013: les choses se précipitent. Le volontaire valaisan a fait sa demande et il a reçu une réponse assez ahurissante. Le capitaine Benoit Antille, de la police cantonale valaisanne lui explique qu'il n'aura qu'une arme sur son permis et qu'aucun recours n'est possible contre cette décision. 

Un avocat valaisan prend le dossier en main. Oskar Freysinger, informé de l'affaire, décide que le canton du Valais ne peut pas décider de son propre chef de déformer une loi fédérale.

12 juin 2013, il communique une décision du Conseil d'Etat valaisan dans ce sens.

13 juin 2013, l'avocat de notre volontaire demande à la police valaisanne d'appliquer la décision du Conseil d'Etat. Réponse immédiate d'un responsable policier: nous le ferons à l'avenir, mais, faute de rétroactivité, pas pour ce cas. Réponse peu après d'une autre représentant de la police (plus haut gradé): toujours pas de rétroactivité, mais votre client recevra s'il le demande un permis pour les deux autres armes, sans frais supplémentaires.

14 juin 2013: affaire classée. Mais d'autres Valaisans pourraient réclamer l'égalité de traitement, en leur faveur, cette fois.



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L'Europe repart en guerre contre les armes

 

La Commission européenne a lancé un sondage dans tous les pays européens, afin de mettre au point "une approche commune en vue de réduire les dommages dus à l'usage criminel d'armes à feu dans l'UE".

La Commission ajoute qu'elle prépare une communication sur ses projets dans le courant de l'année et qu'elle tiendra compte des réponses à son questionnaire. Ces réponses, écrit-elle encore "pourront également inspirer d'éventuelles propositions législatives et d'autres initiatives".

Les 25 questions posées sont systématiquement anglées: soit on répond qu'il ne faut rien changer, soit qu'il faut durcir la législation sur le commerce et la détention d'armes.

SwissGuns vous invite à répondre à ce questionnaire… en mentionnant systématiquement qu'il ne faut rien changer (réponse numéro 1 à chaque question). Pensez à choisir votre langue, en haut à droite de la page internet.

Nous ne faisons pas partie de l'Union européenne, mais nous appliquons le droit européen sur les armes. Depuis l'entrée de la Suisse dans Schengen, ce droit est régulièrement transposé et adopté tel quel par un parlement pieds et poings liés. 

Il est donc extrêmement important de faire entendre notre voix... même si – il faut bien l'admettre – ni la Commission européenne, ni nos propres élus n'ont envie de nous écouter.

Remplissez le questionnaire !

F.L. 23 mai 2013


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15.05.13


Mais de qui on se fout la ???

Quelqu'un pourrait il nous dire quelle est la relation entre cette affaire et l'article 219 ???

C'est une honte, une manipulation, un étalage publique d'éléments familiaux !!!


"Il photographie ses enfants avec des fusils

Par Fedele Mendicino. Mis à jour le 14.05.2013 2 Commentaires 

Le chauffeur de taxi a pris des clichés de ses bambins de 5 et 6ans. Audience au tribunal à la fin du mois."


http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/photographie-enfants-fusils/story/31932218


L'article 219: http://www.admin.ch/ch/f/rs/311_0/a219.html




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13 mai 2013


NON à l'initiative contre la Sécurité !!!

... En fin de compte, il ne s’agit pas d’introduire une milice volontaire, mais de supprimer l’armée! 

Arguments, questions et réponses ... cliquez ici pour le Français!


Hier fur Deutsch


Italiano




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Déclaration de guerre

Politiciens bradeurs de liberté, je vous déclare la guerre. Politiciens menteurs et manipulateurs, je vous déclare la guerre. Politiciens stupides et suiveurs, vous subirez les rigueurs de la guerre.

La Commission de la politique de sécurité du Conseil des Etats exige (selon son communiqué de presse) "l'enregistrement des armes d'ordonnance, y compris les anciennes". Les propriétaires de telles armes devraient être obligés de les annoncer. Les armes qui ne seront pas déclarées, seront décrétées illégales". Cette mesure fait partie de quatre motions adoptées sans opposition qui serrent un peu plus la vis aux détenteurs d'armes, ont indiqué vendredi (26 avril 2013)les services du Parlement.

Il s'agit, bien entendu, des fusils et mousquetons 1911 et 1931. Les sénateurs de la Commission de la politique de sécurité – il faut le souligner – ont été unanimes… pas d'opposition.

SwissGuns a quelques remarques:
- Cet enregistrement est non seulement stupide, il est irréalisable. Il y a dans le pays quelques centaines de milliers de ces armes (près de 300'000, selon une étude du Département de la défense datée de 2001). Nombre d'entre elles sont tellement intégrées au mobilier qu'elles ne sont même plus perçues comme des armes (pensez, par exemple, à ces lampes dans les carnotzets de chasseurs ou de tireurs).
- Cet enregistrement va à l'encontre de toutes les promesses faites à chaque évolution de la législation sur les armes ("Ne vous inquiétez pas…")
- Cet enregistrement – comme tous les autres – est un prélude à la confiscation.
- Cet enregistrement en annonce d'autres, comme celui de toutes les armes de poing acquises avant les derniers développements du droit fédéral. Et si d'autres enregistrements se produisent, ce sera pour conduire à d'autres confiscations. 

N'oublions jamais que TOUS les enregistrements d'armes dans les pays occidentaux, depuis un siècle et demi ont conduit à des confiscations… ABSOLUMENT TOUS !

SwissGuns refuse l'idée même de cet enregistrement. Elle signifie que l'Autorité se méfie des citoyens à qui elle donnait naguère des armes, pour la protéger. Elle signifie que l'Autorité ne considère plus les Suisses comme des citoyens, mais comme des sujets. Elle signifie que nous ne devons plus ni respect ni considération aux membres de cette Autorité qui n'en a pas pour nous. Elle représente une fracture de plus au sein d'une société déjà trop fissurée.

Les élus du peuple qui la proposent sont soit des bradeurs de liberté, soit des menteurs et des manipulateurs, soit des stupides et suiveurs. Les laisser faire, c'est accepter la défaite et la disparition de la liberté dans ce pays. Nous devons leur déclarer la guerre.
 

Faites quelque chose

Les Américains ont l'habitude d'écrire à leurs députés, pour leur faire connaître leur point de vue. C'est ainsi que la dernière tentative anti-armes d'Obama a été balayée. Faites de même: faites connaître aux membres de la Commission de la politique de sécurité du Conseil des Etats ce que vous pensez de sa décision.

Vous me direz "à quoi bon ? C'est le pot de terre contre le pot de fer". Je vous répondrais que personne n'est trop petit. Comme le dit le Dalaï-lama, "Si vous avez l'impression que vous êtes trop petit pour pouvoir changer quelque chose, essayez donc de dormir avec un moustique… et vous verrez lequel des deux empêche l'autre de dormir.

F.L. 27 avril 2013

Commission de la politique de sécurité du Conseil des Etats

Hess Hans, PLR, Obwald, président, hans.hess@kanzlei-hess.ch 
Altherr Hans, PLR, Appenzell, hans.altherr@parl.ch 
Baumann Isidor, PDC, isidor.baumann@parl.ch 
Bieri Peter, PDC, Uri, peter.bieri@parl.ch  
Eder Joachim, PLR, Zoug, joachim.eder@parl.ch 
Fournier Jean-René, Valais, PDC, jean-rene.fournier@parl.ch 
Hêche Claude, PSS, Jura, claude.heche@bluewin.ch 
Kuprecht Alex, UDC, Schwyz alex.kuprecht@parl.ch 
Minder Thomas, Schaffhouse, UDC (ex), thomas.minder@parl.ch 
Niederberger Paul, Nidwald, PDC, paul.niederberger@parl.ch 
Recordon Luc, Vaud, vert, luc.recordon@parl.ch 
Savary Géraldine, Vaud, PSS, geraldine.savary@me.com 
Zanetti Roberto, Soleure, PSS, roberto.zanetti@parl.ch



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Dernières nouvelles de la République populaire helvétique


Les médias peuvent de nouveau pointer du doigt le gouvernement suisse… pourquoi ? parce qu'il fait son travail, en bloquant une exportation d'armes qui auraient pu être employées, en Arabie saoudite, en violation des droits de l’homme.

En outre, ajoute le site de la SSR Swiss Info, les dernières statistiques en date concernant les licences octroyées pour l’exportation d’armes et de pièces d’armes – équipement électronique, logiciels d’ordinateurs, oscilloscopes, tubes, vis, ressorts, etc. (surtout les vis et les ressorts !) – ont conduit les organisations pacifistes et de défense des droits de l’homme à exprimer de sérieux doutes quant à la bonne application de la loi fédérale sur le matériel de guerre.

Au cours des douze dernières années, la proportion des composants dans les exportations d’armes a en effet plus que doublé - passant de 26 à 46% et un total de 925 millions de francs – au détriment des licences octroyées pour des systèmes de défense complets ou des armes prêtes à l’emploi.

Un accord historique

Le premier traité international juridiquement contraignant de l’histoire sur le commerce des armes conventionnelles a été approuvé le 2 avril 2013 par l’Assemblée générale des Nations unies. La Suisse figure parmi les plus ardents promoteurs de ce traité qui ne va gêner aucun terroriste, mais qui empêchera sûrement les populations opprimées de se soulever contre des tyrans (genre syrien par exemple) et qui apportera de nouvelles contraintes aux amateurs d'armes des pays occidentaux, dont la Suisse.

Une bonne nouvelle toutefois, pour certains collectionneurs très particuliers: les armes nucléaires, chimiques et biologiques ne sont pas inclues dans l’accord.

Swiss Info se pose des questions:

"Bien qu’elle fasse partie des pays ayant une législation sur les d’exportation d’armes parmi les plus dures, la Suisse n’est pas au-dessus des critiques. Est-il réellement possible de concilier la tradition humanitaire de la Confédération et les intérêts des industriels de l’armement helvétiques? La Suisse peut-elle, tout en se faisant le chantre de réglementations plus strictes, soutenir une industrie domestique qui a exporté pour près de 700 millions de francs d’armes et de composants d’armes en 2012?"


Le GSsA et Amnesty s'indignent de l'attitude du gouvernement

Selon eux, certains fabricants ont délibérément réorienté leurs activités commerciales afin de contourner la législation sur les exportations d’armes. Jo Lang, figure de proue des pacifistes suisses, accuse même l’administration helvétique de "manque de transparence systématique". "Elle n’informe le public que lorsqu’elle est forcée de le faire", dénonce-t-il.

Cela ne le dérange pas du tout que tous s'accordent à estimer que la Suisse figure parmi les pays les plus transparents en matière d’exportations d’armes.

L'inénarrable Jacques Neirynck

Terminons avec Jacques Neirynck, le député vaudois, officiellement démocrate chrétien, mais sans doute plus à gauche que Lénine et Staline eux-mêmes.

Celui-ci (Neirynck, pas Lénine ni Staline) trouve, dans un article publié dans l'Hebdo, que l’armée suisse devrait "cesser d’équiper ses soldats, tous ses soldats, d’armes quelconques. Ce serait autant d’économisé. Ce serait autant de victimes de suicides ou de violences conjugales épargnées. Ce serait le comble de la neutralité : une armée sans armes".

F.L. 21 avril 2013


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350 vieux fusils… quelle gloire !

 

L'Opération Vercingétorix bat son plein dans le canton de Vaud. En 2 mois, les autorités vaudoises ont récupéré 350 armes, 257 à l'arsenal de Morges et 90 dans les postes de police du canton. A Genève, c'est un peu moins glorieux, avec 14 flingots récoltés. La RTS en a fait un sujet.
Le chef de la Division vaudoise des affaires militaires a jugé positif de voir 350 armes de moins en circulation, sur les quelque 125'000 recensées dans le canton. Et chacune de ces armes en moins, c'est un peu de sécurité en plus pour la population.

Les autorités reconnaissent toutefois que la moyenne d'âge des personnes qui se sont déplacées est élevée et ne représente pas forcément le public souhaité. Quant aux armes récoltées, il s'agit majoritairement de vieux fusils et de mousquetons.

Les autorités et les journalistes se réjouissent. Moi, je m'attriste. Je m'attriste de voir de vieux Suisses rendre leurs armes pour destruction, au lieu de les transmettre à leurs enfants. Peut-être ceux-ci n'en veulent-ils plus, me direz-vous. Mais cela aussi, ça m'attriste. Heureusement, mes fils se disputent mes armes… tout en m'assurant de leur souhait de me voir les conserver le plus longtemps possible. 

Drames familiaux

Autre révélation de la RTS: une étude inédite de l'Université de Berne s'est penchée sur les causes des drames familiaux en Suisse. Ne cherchez pas plus loin, ce sont le stress et un accès facile aux armes. C'est bien sûr en général un homme, amateur d'armes, qui tue une femme ou des enfants.

L'étude ajoute que, "contrairement à une idée reçue, les étrangers ne sont pas plus souvent à l'origine de tels drames que les Suisses". Ben voyons… en chiffres absolus peut-être, mais comme il reste (encore) 4 Suisses pour un étranger dans ce pays, cela veut dire 4 à 5 fois plus de drames en moyenne chez les étrangers.

Et la RTS enfonce le clou avec une comparaison mise en exergue dans un encadré: En Hollande, où la densité des armes est moins élevée qu'en Suisse, ce type d'affaires est deux fois moins fréquent, alors qu'aux Etats-Unis elles sont plus courantes.

Aucune source n'est bien sûr donnée… vaut mieux ne pas trop vérifier.

A lire notre presse, si objective, on se demande comment ce pays a survécu jusqu'ici.

F.L.8 avril 2013


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Contrôle, quand tu nous tiens !


Pas de registre central des armes. Le peuple l'a dit nettement, le 13 février 2011, le parlement l'a redit, plus tièdement, en ce mois de mars 2013, après les drames de Daillon et de Menznau. Mais certains ont quand même des ides pour mieux contrôler les propriétaires d'armes. Les derniers en date sont les responsables de la société Kriss, qui fabrique des armes en Suisse, sous le label "Sphinx".

Le truc proposé est simple: une puce dans l'arme, contenant non seulement les données sur l'engin, mais tout ce qu'il faut savoir sur le propriétaire ! Les responsables de Sphinx-Kriss proposent ça sans rire. Kriss s'apprête à équiper les armes maison, mais on suggère qu'il faudrait généraliser le procédé. Et, bien sûr, certains politiciens adorent.

Pas de registre donc, mais un fichage total des propriétaires. Mieux que la puce électronique dont sont pourvus certains chiens de luxe. Quand on se doute des arrière-pensées de certains – enregistrement --> fichage --> confiscation – on a le droit de s'inquiéter. On en a d'autant plus le droit que les mêmes qui rêvent de nous tenir dans leurs registres numériques s'opposent toujours avec force à toute idée de ficher les criminels, qui ont droit au respect de leurs données personnelles.

Kriss propose de ficher ses clients… et les autres propriétaires d'armes. Nous proposons de ne plus acheter Kriss. Ni en Suisse avec Sphinx, ni ailleurs, dans le monde.

F.L. 25 mars 2013

Le lien vers le sujet de la TSR à ce propos
http://www.rts.ch/video/info/journal-19h30/4766422-une-entreprise-suisse-propose-un-systeme-de-tracabilite-des-armes.html


Les e-mails de Kriss et de Sphinx :
info@kriss-arms.com

sales@kriss-arms.com

support@kriss-arms.com

 

PS: j'ai déjà informé Kriss de la publication de cet édito.


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Madame, Monsieur,

C’est très volontiers que nous vous informons que la page Internet « Non à l’initiative contre la sécurité » (initiative populaire visant l’abrogation du service militaire obligatoi-re) est maintenant en ligne: www.initiative-contre-securite-non.ch/ . De même, cette campagne est dès maintenant également active sur Facebook: www.facebook.com/UnsicherheitsinitiativeNein.

Nous vous saurions gré de bien vouloir établir un lien entre cette page et votre site Internet, d’adhérer au groupe Facebook et d’inviter vos membres, amis et connaissan-ces à y participer. La connexion des liens doit aider à briser la dominance du GSsA sur le moteur de recherches Google


Une fois de plus, le Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA) et ses alliés de gau-che et pacifistes veulent une nouvelle fois supprimer le service militaire obligatoire sous le prétexte de vouloir supprimer une « obligation » injuste et d’économiser de l’argent. Mais les véritables intentions du Groupe pour une Suisse sans armée sont largement connues : la suppression du service militaire obligatoire n’est qu’une nou-velle tentative de progressivement affaiblir l’armée pour la supprimer définitivement. Avec cette nouvelle initiative, le GSsA souhaite enfin gagner sa première grande vota-tion populaire, ce que nous avons jusqu’ici pu éviter à chaque fois ! Pour la politique de la sécurité de la Suisse, une victoire du GSsA et de ses complices hostiles à l’armée constituerait un signal dévastateur - notamment en vue de prochaines vota-tions et propositions parlementaires (avions de combat, programme de consolidation et de financement de l’armée (PFA), perfectionnement systématique de l’armée, etc.). Raison pour laquelle nous devons les prendre au sérieux et le combattre avec tous les moyens.


Soutien à la campagne contre l’initiative contre la sécurité

La campagne menée contre les initiateurs de cette nouvelle attaque contre l’armée est coûteuse et ne peut être réalisée avec succès sans les moyens financiers nécessai-res. Dès lors, la direction de la campagne dépend de votre soutien. Au nom de l’Association pour une Suisse en sécurité qui mène la compagne au plan national, nous vous prions de soutenir financièrement tous les efforts qui sont entrepris pour maintenir les obligations de servir et l’armée de milice par un don sur le compte

CCP: 85-170575-5 

Association pour une Suisse en sécurité 

Lidostrasse 6 

6006 Lucerne

L’initiative du GSsA doit être rejetée massivement. Merci de votre engagement !

Avec nos cordiales salutations

Daniel Makanec Secrétariat CEMP


Source________ Communauté de travail pour une armée de milice efficace et assurant la paix CEMP Case postale 467 8024 Zurich www.awm-cmep.ch TEL (+41) 044 266 67 73 FAX (+41) 044 266 67 00



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4 motions pour lutter contre le danger des armes

 

Je sais, le titre est stupide, mais les médias vont sûrement sortir quelque chose du genre. Le Conseil national a adopté aujourd'hui 4 motions de sa Commission de la politique de sécurité, concernant le contrôle des armes. Trois d'entre elles veulent améliorer la transmission d'informations entre les cantons, la justice et l'armée, pour éviter qu'un individu interdit d'arme se voie offrir un fass par l'armée. La quatrième, un peu plus controversée, mentionne l'utilisation du numéro AVS pour transmettre les données.

Il s'agit, entre autres, d'établir les bases légales pour l'échange d'informations. Au lendemain du refus du peuple de créer un registre national des armes, le 11 février 2011, la conseillère fédérale en charge de Justice et police, Simonetta Sommaruga, avait promis de faire vite pour réaliser ces transmissions de données. L'an dernier, elle avait soudainement réalisé que les bases légales manquaient… puis, elle a sans doute oublié, puisqu'il a fallu que la CPS (Commission de la politique de sécurité) lui rappelle la question.

Son émotion, au lendemain de l'échec d'une initiative de gauche était compréhensible. Sa manière d'attendre que d'autres fassent le travail l'est moins. Mais enfin, tout est bien. A une large majorité, le Conseil national a adopté la mise en réseau des fichiers de propriétaires d'armes. La sécurité des personnes en sera renforcée et le spectre de nouvelles tueries du genre Menznau ou Daillon semble écarté.

Si, si: si les registres étaient mieux accessibles aux autorités, le tueur de Daillon n'aurait pas pu acheter des armes auxquelles il n'avait pas droit. La police aurait sûrement effectué les contrôles - qu'elle aurait de toutes façons dû faire - mais qu'elle n'a pas fait. De même, celui de Menznau aurait été immédiatement repéré, puisque le pistolet appartenait à son frère.

Vous avez une arme, on met toute la famille sous surveillance rapprochée. Big Brother, quand tu nous inspires…

F.L. 13 mars 2013
 

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LA question et les questions


LA question, depuis le dernier drame en date, c'est, bien sûr, "peut-on encore tolérer autant de permissivité dans le domaine des armes ?" Les Suisses surarmés tuent pour un oui ou pour un non. On ne peut pas leur faire confiance et, si on ne peut pas leur retirer toutes leurs armes, il faut au moins les contrôler de telle manière qu'ils deviennent, enfin, inoffensifs. 

Le "Suisse" qui a tué 3 personnes à Menznau relance le débat sur les armes.

Ça, c'est LA question.

Les questions, celles que je me pose, ce sont celles-ci:

- Est-il vrai que le tueur de Menznau est arrivé en Suisse en 1991 comme Kosovar demandeur d'asile ?
- Est-il vrai que le tueur de Menznau avait déjà eu à faire avec la justice, en 1998 ?
- Le tueur de Menznau était-il déjà suisse, quand il a été interpellé pour brigandage ?
- Sinon, comment se fait-il que le tueur de Menznau ait obtenu la nationalité suisse ?

Les médias ne veulent pas le reconnaître, mais les chiffres officiels le montrent: 50 % des crimes de sang dans ce pays sont commis par des étrangers, plus de 50% de la population carcérale est étrangère. Et cela, alors que les étrangers représentent 22% de la population du pays.

Si on fait le calcul, cela fait en proportion 5 fois plus de violence chez les étrangers de Suisse que chez les citoyens suisses. Et on ne tient pas compte là de ces Suisses qui tuent, comme celui de Menznau, d'origine kosovare ou celui de Zurich, d'origine afghane.

Après cela, la "classe politique" et la "classe médiatique" s'effarent de voir les gens s'énerver et hochent la tête… "ah, ces Suisses si violents".

Quant à les rendre inoffensifs… j'espère ne jamais voir ce jour. Toute ma vie, les Suisses ont été des gens calmes, raisonnables, pacifiques et plutôt gentils. Mais ils ont aussi toujours été des gens fiers, prêts à défendre leur droit, leur liberté, leur honneur. S'ils devaient un jour devenir les agneaux dont les rougeâtres veulent être les seuls à mener le troupeau, ils ne seraient plus des SUISSES !

Comme le disait un autre, à propos de quelqu'un d'autre : "Guillaume Tell, reviens, ils sont devenus fous !"

F.L. 6 mars 2013
 

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Absurde ?

 


 

Aux USA, le nombre de médecins est 700'000.
Le nombre de morts accidentelles causées chaque année par des médecins est 120'000.
Cela donne 0,171 mort annuelle par médecin (stat du U.S. Dept. of Health and Human Services).

Aux USA, le nombre de propriétaires d'armes est 80'000'000 (8 millions).
Le nombre de morts accidentelles causées chaque année par des armes est 1'500.
Cela donne 0,0188 mort annuelle par propriétaire d'armes (stat du FBI).

Conclusion: les armes ne tuent pas les médecins tuent !

Tout le monde ne possède pas d'arme, mais tout le monde a un médecin. Ce qui signifie que vous avez 9'000 fois plus de risques d'être tué par un médecin que par un propriétaire d'armes !

Ne manquez pas d'informer vos proches de cette grave menace.

Il faut interdire, ou à tout le moins mieux contrôler les docteurs, avant que la situation devienne plus grave encore.

Et, comme nous n'avons pas voulu paraître trop alarmistes, nous n'avons pas cité ici les statistiques sur les avocats.

 

(traduit d'un mail reçu récemment)



"Alors, vous me dites que le gouvernement est ce qui a tué le plus de gens dans tout l'histoire et qu'on devrait lui rendre toutes nos armes ?"

 


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28.02.2013

De qui se moquent t'ils ?!

Les politiciens et autres s'attaquent sans arrêts aux armes pour essayer de régler un problème humain ! 
Lorsque des braqueurs munis de fusil braquent une station service et qu'ils se font attraper, le juge les relâchent trois jours après. !!!! Mais ou va t on ?




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Un nouveau drame, une nouvelle absurdité


Un nouveau drame endeuille aujourd'hui la Suisse. Un homme tire sur ses collègues, puis se suicide. Trois morts. C'est terrible et c'est – réellement – dramatique. Mais, les autorités vont-elles agir, pour empêcher de telles tragédies ? Non, elles entonnent une fois de plus leur mantra du registre des armes.

Ce drame nous rappelle quelle souffrance peuvent provoquer les armes. Il montre aussi la nécessité d'améliorer sans cesse le droit réglementant les armes", a déclaré la ministre de la justice Simonetta Sommaruga à l'issue de la séance du gouvernement. 

Aujourd'hui, des centaines de milliers d'armes non enregistrées circulent en Suisse, a rappelé la cheffe du département de justice et police. Les registres cantonaux des armes ne sont en outre pas encore tous reliés. (Ats)


Bravo, Madame la conseillère fédérale ! Il est incontestable que si la police avait su que cet homme avait une arme, le drame aurait été évité. 

Euh… comment ? Le pistolet se serait-il enrayé, s'il avait été enregistré ? L'homme, qui s'est semble-t-il suicidé après ses meurtres, aurait-il renoncé, en pensant à l'enregistrement salvateur ?

La seule façon dont un registre, qu'il soit cantonal ou fédéral (ou moitié-moitié, comme le veut Madame SS), pourrait empêcher un drame, c'est par la confiscation. Et encore… on a vu avec Daillon, au début de l'année que, quand on ramasse les armes d'un homme qui ne doit pas en posséder, il vaudrait mieux le suivre ensuite de près, si on ne veut pas qu'il s'en procure de nouvelles.

Donc, pour que le registre soit efficace, il faut confisquer, non seulement les armes des gens à risque, mais toutes les armes. Ainsi, quand tout le peuple suisse sera désarmé, seuls les délinquants et les "cousins" de l'est et du sud auront des armes. Eux et les personnes déséquilibrées, qui sauront sûrement accéder au marché noir.

Car ce marché noir existe désormais. Il y a une quinzaine d'années, SwissGuns avait avancé la notion de "marché gris", celui des collectionneurs qui veulent simplement éviter les tracasseries administratives. La presse s'est emparée du concept, pour en faire quelque chose de plus sulfureux peut-être encore que le marché noir. 

Depuis, à chaque durcissement de la loi, on a vu le marché noir se développer (et le marché gris se faire de plus en plus anthracite). Encore un tour de vis et on devra fréquenter les mêmes endroits louches, pour se procurer un revolver 1872 et une Kalachnikov de braqueur lyonnais.

Alors, Madame Sommaruga – et vous, tous les rougeâtres, rosâtres et verdâtres qui polluez la vie politique – quand chercherez-vous enfin à empoigner réellement le problème, au lieu de réclamer un registre ou un Alésia de plus ? Jamais sans doute, vous préférez pleurer sur la " souffrance que peuvent provoquer" des objets plutôt que de réfléchir au réels problèmes.


F.L. 27 février 2013

 

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Les drames et les vautours

 

L’année dernière, plusieurs fusillades ont endeuillé les Etats-Unis. Au début de cette année, une fusillade a endeuillé le Valais. Des drames terribles, qui ont marqué les esprits et qui ont sensibilisé l’opinion, aux USA comme ici, sur la question de la violence et sur les moyens d’y faire face.

Aux USA comme ici, quelques personnes ont tenté de s’atteler au problème. Mais leurs voix ont été noyées dans le vacarme des politiciens, les "politiciens-vautours", pressés de profiter de ces occasions, pour faire avancer leurs programmes de contrôle des populations.

L'un des instruments les plus importants dans ce domaine est le contrôle des armes. Et quelle meilleur moyen pour faire accepter des restrictions que de jouer sur la corde sensible, au lendemain d'un drame. Alors, plutôt que de tenter de trouver une solution réelle, on propose de masquer les symptômes, de mieux contrôler les instruments de cette violence, les armes.

 

Aux Etats-Unis, depuis la fin 2012, Obama et les partisans du "Gun Control" réclament un durcissement de la législation, notamment l'interdiction des armes d'assaut (dans leur langage, tout fusil équipé d'une poignée pistolet, d'un frein de bouche ou d'un garde-main ventilé) et des magasins de plus de 10 cartouches..

En Suisse, depuis le début 2013, les rouges-roses-verts réclament un durcissement de la législation, notamment l'instauration du registre fédéral des armes que les citoyens ont refusé en 211. Les Verts libéraux ont fait une initiative parlementaire, exigeant la suppression du tir obligatoire hors du service et la remise des armes individuelles des soldats en arsenal, entre les périodes militaires. Un autre motion a réclamer une obligation de déclarer toutes les armes remises à des anciens militaires avant 2008 (depuis, ces armes sont répertoriées).


Ces propositions, qui marquent un mépris parfait de la volonté populaire exprimée le 11 février 211, ont été rejetées, le mois dernier, par la commission de la politique de sécurité du National. Mais elles seront sûrement à nouveau évoquées prochainement au parlement.

En attendant, pressé de plaire, le canton de Vaud, sous l'impulsion de la conseillère d'Etat Jacqueline de Quattro, a lancé l'"Opération Vercingétorix", pour organiser une collecte mensuelle des armes privées et des anciennes armes d'ordonnance. Le projet semble intéresser d'autres cantons romands.

Naturellement, les armes ainsi collectées seront détruites… qu'il s'agisse d'un mousqueton 11 valant 50 fr. ou d'un pistolet ancien à plusieurs centaines de mille. J'ai entendu un jour un politicien (de gauche ?... eh bien non !) me dire que les armes ne faisaient pas partie du patrimoine à sauvegarder et que d'autres valeurs devaient les remplacer… sans doute la drogue, le binj-drinking (la biture express) ou le viol en tournante ! Notre société est vraiment progressiste.

La réalité contredit les vautours

Heureusement, on peut constater que tous ne pensent pas comme les rouges-roses-verts ou les politiciens de la droite prune (bleu dehors, rouge dedans).

Après la tuerie de Newton, l'automne dernier aux Etats-Unis, qu'ont fait les Américains ? Ils se sont précipités pour acheter des versions civiles de fusils militaires, avant qu'Obama ne les fasse interdire. La NRA, la National Rifle Association, a réclamé le déploiement de gardes armés dans toutes les écoles américaines. Plusieurs Etats ont même expressément autorisé les enseignants à porter une arme.

Petit rappel:


Vercingétorix est le chef gaulois vaincu par Jules César à Alésia. En 1899, le peintre Lionel-Noël Royer a illustré la scène dans un tableau célèbre.
 


Vercingétorix est le type même du perdant, du vaincu soumis à la loi du plus fort (après Alésia, il a été jeté dans un cachot à Rome, puis exécuté discrètement, 6 ans plus tard).

Et c'est ce symbole que Jacqueline de Quattro et les autres choisissent pour motiver les citoyens suisses ?

 

Lamentable !


Mais cela n'empêchera pas Obama et la gauche bien pensante américaine de poursuivre son projet de désarmement.

Qu'on fait les Suisses, l'an dernier ? Der Sonntag a publié, ce dimanche 24 février, des chiffres qui montrent que l'importation d'armes et de matériel de guerre a augmenté de 9% l'an dernier, pour un montant de 152 millions de francs. Et sur ce montant, 89 millions (plus de 58 %) ont été dépensés pour l'achat d'armes privées. 

On rend mousquetons et parabellums au nom de Vercingétorix, mais on appelle Colt et Smith & Wesson à la rescousse, pour assurer une sécurité de plus en plus menacée.

La maladie et ses symptômes

Nos politiciens ne savent pas comment faire pour empêcher une violence de plus en plus incontrôlable et de plus en plus incompréhensible. Comme ils ne savent pas soigner la maladie, ils s'attaquent à ses symptômes. Un peu de fard peut masquer les boutons, mais cela ne guérit pas de la rougeole. Les restrictions sur les armes ne changent rien aux problèmes de sécurité publique.

Elles ne peuvent rien contre la criminalité. Là, même les plus roses des rouges-roses-verts et des prunes doivent en convenir: les malfrats, par nature, n'obéissent pas aux lois.

Elles ne peuvent rien contre la violence domestique, dont on dit que c'est un problème sérieux en Suisse: on tue son conjoint avec les moyens à disposition, une arme si elle est là, un couteau, une hache ou n'importe quel objet si nécessaire, mais quand ont veut tuer, on le fait.

Elles ne peuvent rien contre le suicide: la Suisse a le même taux de suicide que le Japon, un pays où toutes les armes sont rigoureusement interdites.

En revanche, on ne le dira jamais assez: les restrictions sur les armes permettent de mieux contrôler les citoyens. Elles sont un des instruments, parmi bien d'autres, pour renforcer le grégarisme (la tendance à former un troupeau) de la population (faut-il dire "de la populace" ?).
Quant à la maladie, elle court, elle court. La maladie, c'est une perte des valeurs traditionnelles famille, religion, honneur, honnêteté. Et avec la disparition de ces valeurs, la disparition aussi d'un certain sens de la responsabilité. Selon nos amis bien pensants, nous sommes responsables de tous les maux des autres, de la pauvreté dans le monde, de l'esclavagisme au 18e siècle, de la colonisation (qui ne fut pas un mal, selon l'ancien colonial que je suis), du racisme et de l'homophobie, etc. En revanche, nous ne sommes plus responsables de nous-mêmes, c'est la société qui l'est désormais. Nous ne devons plus décider de la manière de conduire nos vies, chaque jour, on nous ajoute une règle de plus à suivre pour cela. Nous ne devons plus discerner le bien et le mal, la loi s'en charge. Nous ne devons plus protéger nos droits, mais ceux de tous les autres. Histoire de mieux nous fondre dans le troupeau.

La maladie, c'est aussi le cosmopolitisme accru de ce pays. C'est une immigration mal assimilée, de gens qui conservent trop de leurs traits d'origine (violence, oppression des femmes, mépris des autres), refusent les valeurs que nous sommes en train de perdre et au contraire prennent avidement tous les défauts que nous sommes en train d'attraper: égoïsme, incivisme, alcoolisme, etc.

La violence domestique augmente en Suisse. Quoi d'étonnant, quand on voit que certains voudraient voir appliquer dans ce pays la Charia et toutes les lois qui font de la femme un esclave et de l'homme un abruti. Quoi d'étonnant, quand un tribunal diminue une peine au motif que la notion de l'honneur d'un immigré qui a tué n'est pas la même que celle d'un Suisse de souche (je n'ai malheureusement plus la référence, mais ce jugement a été rendu !). Quoi d'étonnant, quand on encourage les étrangers qui vivent ici à non seulement conserver leurs coutumes, mais à les accepter comme supérieures à celle du pays.

Contrairement à ce qu'on entend trop souvent, ce ne sont pas les immigrés qui sont le problème. Ce sont les roses qui encouragent les particularismes, les communautarismes et qui ensuite les instrumentalisent pour modifier la société suisse selon leurs envies. Ce sont tous ceux qui refusent de soigner les maladies de notre société, car notre faiblesse leur donne leur pouvoir.

(pfff… beaucoup de "ismes", dans cet article !)

F.L. 25 février 2013

 


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18.01.13 

Aujourd’hui l’article d’Alex Baur (Weltwoche) sur le thème d’un registre national des armes pour en prendre connaissance et le diffuser à d’autres personnes

Alex Baur
Chaque meurtre est suivi de revendications visant à restreindre encore plus la loi sur les
armes, tel le mot amen à la fin de la prière (pour autant que le criminel ne soit pas un
étranger, comme le remarquait un lecteur attentif du Blick). Ainsi, Res Strehle, rédacteur en
chef du Tages-Anzeiger, admettait dans un éditorial que l’on ne connaissait qu’à peine les
raisons profondes du «tireur fou» de Daillon et qu’il était «d’autant plus important de prendre
politiquement toutes les mesures possibles». En suivant cette logique, - nous saisissons
l’occasion et en recherchons le motif ultérieurement – Strehle exige, de concert avec les
partis de gauche, l’introduction d’un registre national des armes.
On pourrait maintenant objecter que justement un tel registre a été clairement rejeté avec
l’initiative contre les armes il y a deux ans. On peut s’imaginer par exemple que la politique,
avec la même nonchalance, passerait par-dessus l’initiative sur les Alpes qui n’avait été
acceptée que de justesse par le peuple et avec des conditions-cadre dépassées, il y a
bientôt vingt ans. Mais, pour les armes, ce sont, comme pour sortir du nucléaire (rejeté par
les citoyens plusieurs fois, la dernière en 2003 avec 66,3% de non), les lois coutumières de
la rue qui prévalent: les gros titres cassent la décision populaire – c’est celui qui crie le plus
fort qui a gagné.
On pourrait aussi objecter qu’un graphique dans le même Tages-Anzeiger montre: le nombre
des crimes mortels n’a apparemment rien à voir avec la disponibilité d’une arme à feu. En
Suisse et proportionnellement à la population, il y a environ cinquante pour cent plus d’armes
à feu que dans l’Allemagne sévèrement réglementée, mais il n’y a malgré cela pas plus de
victimes. En Italie, où la loi interdit sévèrement tous les genres d’armes (y-compris les
couteaux de poche), les morts causées par des armes à feu sont par contre presque quatre
fois plus fréquentes qu’en Suisse. Le fait que, au Canada, des armes à feu ne soient
utilisées que beaucoup plus rarement qu’aux USA, bien que la possession d’armes soit
traitée aussi libéralement dans les deux pays, a été montré par le cinéaste documentaire
Michael Moore («Bowling for Columbine»).
Alcool et cannabis
On pourrait aussi se demander pourquoi il ne vient à l’idée d’aucun politicien d’exiger des
mesures contre l’alcool et le cannabis, quand on sait que le tueur de Daillon était connu
comme buveur et consommateur de cannabis. Pourtant, le présumé schizophrène a tué en
étant sous l’influence de l’alcool et du cannabis. Il est bien connu que ce ne sont pas les
armes qui tuent, mais les personnes qui s’en servent. Qu’est-ce qui parle cependant contre
un registre central des armes? En fait peu – pour autant que l’on fasse abstraction du travail
bureaucratique (saisie de plus de deux millions d’armes à feu dans le pays) et du caractère
symbolique (l’Etat suspecte de manière générale la population). En fin de compte, ce qui est
déterminant: est-ce que cela sert à quelque chose?
Toutes les armes à feu du tueur de Daillon lui ont été retirées en 2005 en raison de son état
mental. Cela ne l’a pas empêché de s’en procurer de nouvelles. Nous ne savons pas
(encore) s’il les avait acquises légalement. Il faut cependant partir du principe qu’un homme
qui veut tuer ne se laisse pas impressionner par une peine prononcée pour détention illégale
d’armes. Par contre, un vendeur d’armes le sera s’il opère sur le marché légal. C’est ici que
se trouve le problème qu’une saisie centrale des actuels registres cantonaux d’armes
démasque comme pur alibi: il faudrait repérer en tant que tels les auteurs potentiels
dangereux – et ensuite aussi les retirer de la circulation.
Le casier judiciaire de Leibacher était blanc comme neige
Le cas de Friedrich Leibacher, qui a commis un massacre au Parlement zougois en 2001,
montre le problème. Josef Lang, qui lutte pour supprimer l’armée, a prétendu qu’il aurait été
possible de freiner Leibacher – avec un registre central des armes. La réalité est toute autre.
Le tueur a acquis ses armes légalement, en partie cependant auprès de privés, mais
toujours sur présentation d’un extrait du casier judiciaire, lequel était blanc comme neige.
Les innombrables peines pénales de Leibacher (entre autres aussi pour des trafics illégaux
douteux d’armes) étaient toutes radiées. Il était même membre de la Société de tir des
travailleurs de Zoug.
Quand Leibacher a acheté ses armes pour le crime, il existait plusieurs expertises qui
témoignaient de son état psycho-pathologique. Le psychiatre forensique Frank Urbaniok
parvint après coup à la conclusion que le danger aurait dû si possible être perçu, ce qui
aurait toutefois exigé l’accès à tous les dossiers précédents. Cela était exclu en raison de la
protection des données. Une plainte pénale avait toutefois été déposée contre Leibacher du
fait qu’il avait menacé un conducteur de bus avec un pistolet. Il n’a jamais été jugé pour ce
fait en raison de la présomption d’innocence. Une perquisition à son domicile n’aurait rien
apporté, car le psychopathe avait prudemment caché son arsenal chez des connaissances.
Il existait déjà à ce moment un registre cantonal des armes. Il ne servait à rien car les
données décisives (peines pénales antérieures, rapports psychiatriques) n’avaient pas été
portées à la connaissance de la police. Il aurait aussi été absurde d’arrêter Leibacher; les
psychopathes dangereux ne peuvent être stoppés que si on les enferme ou si on les
contraint à suivre une médication. C’est justement contre ceci que luttent les cercles qui
réclament de nouveaux registres sur les armes.



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19.12.2012



Autre article à lire à ce sujet, en français cette fois ci.



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25.11.2012

Encore une histoire belge… 

Suite à la tuerie de Liège, les ministres de l’intérieur et de la justice (deux femmes) ont décidé d’interdire la vente libre de toute arme… y compris de panoplie (décoration) et folklorique (notamment les armes dont la munition n’est plus fabriquée, considérées jusqu’alors comme « historique »). Cette loi a été votée le 10 novembre 2012.

Intéressant également, c’est ce qu’a relevé le Parquet fédéral belge : Il n’y a que 2% des homicides par armes à feu qui sont commis avec des armes à détention autorisée… 98% sont commis avec des armes interdites. Mais 98% des policiers s’occupent des « armes autorisées» contre seulement 10% pour les interdites.

http://www.arquebusiers.be/armes-loi.htm

http://unact.org/frmain/main_law.php

http://www.regulo.be/intro/reponses%20des%20politiciens/12%2004%2030%20demeyer.htm



UNACT 25/11/2012 
Erratum
L’agression a réussi, 
La loi permettant de supprimer par AR la liste annexe de l’arrêté royal du 20 Septembre 1991 relatif aux armes à feu d’intérêt historique, folklorique et décoratif (Liste HFD) a été votée le 13 Novembre 2012 par la Commission de la Justice !!

Voir  : REGULO

Selon le Parquet fédéral, la proportion des homicides commis par les armes à feu à détention autorisée visées par la loi est de 2% mais mobilisent 90 % de moyens humains !

Homicides avec armes autorisées 2% è90% de policiers

Homicides commis par des malfrats avec armes interdites 98% è10% de policiers

Au moins 200 personnes gèrent les procédures : policiers des zones de police et policiers fédéraux, sans aucun résultat positif dans la lutte contre le banditisme, le terrorisme et le trafic des armes.
Le gaspillage est donc au minimum de 15.000.000 d’euros!!!

Le trafic d’armes venant des Balkans se poursuit et nos politiciens ne font rien pour l’empêcher, ils préfèrent nous harceler !!
Si notre réaction est extrêmement vive, il est peut-être encore possible d’influer sur les arrêtés d’applications !
Il est plus que temps de réagir avec la plus grande vigueur, c’est notre hobby et notre patrimoine qui est en jeu !
Nous n’avons que quelques jours, après il sera trop tard !

Voila en attache un exemple de texte que vous pouvez copier, modifier ou utiliser comme idée de départ. Composer votre lettre ou prenez celui-là, et envoyer-la tout azimut. Les listes des adresses mail des ministres, des sénateurs et des députés sont jointes. Il faut aussi l’envoyer à tous ceux que vous connaissez en leur demandant de faire de même.
Faites-le tout de suite !!

Si vous connaissez un journaliste, c’est le moment de le contacter au plus vite.

Ne devrions nous pas soutenir nos voisins Belge sans quoi cela nous arrivera prochainement !!!???


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02 novembre 2012

Teddy n'est pas mort !
 


Vous vous rappelez sans doute de Teddy, ce pauvre petit nounours, assassiné par les rouges-roses-verts, pour les besoins de leur campagne aussi ignoble que vaine, en faveur de l'initiative anti-armes de février 2011.
 
Nous avions protesté alors contre le traitement infligé à cette peluche, au nom d'une idéologie destructrice non seulement de réconfort pour enfants, mais aussi de toutes les valeurs que nous essayons de préserver.
 
Eh bien, nous avons le plaisir aujourd'hui de vous l'annoncer: Teddy n'est pas mort. Gravement blessé par les rouges-roses-verts, abandonné après l'échec de la campagne, il a été recueilli et soigné. Nous avons retrouvé sa photo dans une revue médicale.
 



Ouf !

F.L 2 novembre 2012


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18 octobre 2012

82 ans… un âge pour sourire, un âge pour pleurer
 
Ce sont deux histoires dont parlent les médias aujourd'hui… l'une réjouissante, l'autre triste. Deux histoires qui nous montrent comment certains tentent de résister à la dégradation de notre société et comment d'autres se font engloutir par elle.

Hertha Wallecker 

Hertha Wallecker est une Autrichiene de 82 ans, qui habite le village de Sankt-Egyden. L'autre jour, alors qu'elle était à la banque du village, un malfrat masqué s'est fait remettre un sac de billets. Le sang d'Hertha n'a fait qu'un tour. La vieille dame s'est jetée sur le gangster lui a arraché son masque et lui a repris le butin: "cet argent est à la banque, jeune homme !" 

Le "jeune homme" (62 ans) s'est enfui en voiture, mais a été rattrapé assez vite par la police. 

"Peut-être que je regarde trop souvent les séries policières à la télévision, a expliqué Hertha. Mais il y avait aussi des hommes, dans cette banque… et aucun n'a levé le petit doigt", a-t-elle dit tranquillement.

Un dangereux retraité 

Au Tessin, l'histoire est beaucoup moins souriante. Il s'agit d'un vieux monsieur, qui vient d'être appréhendé pour violation de la loi fédérale sur les armes et pour falsification de papiers. Pas moins de 48 armes à feu ont été découvertes chez le retraité de 82 ans (!).

Ce qui s'est passé, c'est que cet habitant de la vallée de la Leventine avait vendu une arme à un habitant de Locarno. Et l'acheteur avait tiré un coup de feu, chez lui, sans blesser personne. Arrestation, internement du tireur, officiellement hospitalisé pour des problèmes psychiques.

Mais que reproche-t-on au vendeur ? Le communiqué de police ne le dit pas exactement et la presse, toujours précise et bien informée, parle de "revolvers, fusils et mousquets", dont la détention ne serait pas autorisée (!).

En fait, si on considère l'âge de ce dangereux délinquant, il a dû prendre sa retraite il y a 17 ans, en 1995. Il n'y avait pas de loi fédérale à l'époque et surtout pas dans la vallée de la Leventine. On peut tout à fait imaginer que notre collectionneur retraité ne s'était pas correctement mis au courant, sur l'instauration du contrat entre particuliers, puis sur l'obligation du permis d'achat entre particuliers. Du coup, pas de papiers légaux, pour apaiser les pandores. Du coup, des "mousquets" qui deviennent des armes prohibées. Du coup, un vieux monsieur aussi honnête que vous et moi, dont les dernières années sont ruinées par une société décadente et méprisable.

F.L 18 octobre 2012
 
P.S.: pour rester dans le domaine de la décadence... la commune bernoise de Wynau a deux cloches en moins. Datant du 15e et 16e siècles, les deux cloches, qui ne fonctionnaient plus et ne servaient que de décor, devant l'église, ont été volées dans la nuit de samedi à dimanche... sans doute pour les fondre et en récupérer le métal.
P.P.S: décadence encore... au Canada, on apprend aujourd'hui que Molly, petite chienne Chihuahua de 1,3 kg a été classée par un tribunal dans la catégorie "chiens dangereux". Elle devra désormais porter une muselière et une puce de repérage. Son maître doit prendre une assurance d'1 million de dollars canadiens. Il n'en revient pas... pour un animal qui entre facilement dans un carton à chaussures !
 

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15 octobre 2012
 
Jeu de guerre : neuf jeunes arrêtés
 
Une dizaine de jeunes (11-19 ans) jouaient, dimanche 14 octobre, dans une forêt argovienne, avec des armes factices, qui lancent des billes de plastique. Le genre de chose que nous aimions faire, à leur âge… sauf que nous n'avions pas d'aussi beaux jouets !

Résultat aujourd'hui: intervention de la police municipale de Zofingue, puis, en renfort, de la police cantonale argovienne. Les six mineurs et trois jeunes adultes ont violé la loi sur les armes et ils seront dénoncés au Ministère public. Depuis décembre 2008, la possession de ces armes est interdite aux moins de 18 ans et leur port est soumis à l'obtention d'un permis de port d'arme en bonne et due forme.

Les parents des mineurs seront inquiétés, les 3 à peine majeurs seront condamnés. Amende et peut-être inscription au casier judiciaire avec les conséquences que cela implique.

Nous n'avons pas de détail sur les effectifs des forces de l'ordre municipales et cantonales) engagées dans cette intervention à haut risque, le nombre de véhicules utilisés, le matériel… ce que nous pouvons imaginer, c'est une dépense parfaitement ridicule, pour interrompre un simple jeu.

C'est trop grave, ces armes ressemblent à des vraies et les laisser aux mains d'enfants peut entraîner tous les risques, accident, confusion dramatique, etc. C'est ce que le porte-parole de la police argovienne a expliqué d'un ton docte, pour justifier la floraison de gilets pare-balles, dans la forêt de Vordemwald.

Eh oui, personne ne semble se souvenir de ce qu'il y a moins de quatre ans, le crime de ces neuf jeunes n'était encore qu'un jeu innocent qui n'aurait suscité que quelques sourires indulgents. Que dire de notre société qui transforme d'un coup de plume législative un jeu en crime et un enfant en délinquant ?
F.L. 15 octobre 2012
 

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3 octobre 2012
 
Après Genève, le Valais et Fribourg

Au début de l'année, dans un souci de sécurité publique que tous les propriétaires d'armes du canton semblent avoir compris, Genève a décidé que, dorénavant, un permis d'achat ne pouvait donner droit qu'à une arme et non trois comme prévu par la loi. Nous avons essayé de lutter contre cet abus administratif, mais faute de volontaire courageux chez Calvin, nous avons dû nous résigner à abandonner les Genevois à leur sort.

Mais, nous l'avons appris récemment, le Valais et Fribourg ont décidé d'emboîter le pas… toujours dans le seul but de renforcer la sécurité publique, bien sûr.

Pourtant, Madame Esther Waeber-Kalbermatten, présidente du gouvernement valaisan, et Monsieur Erwin Jutzet, conseiller d'Etat fribourgeois, tous deux en charge de la police, tous deux socialistes, mais pas stupides pour autant, doivent bien savoir que la question d'un permis pour une ou pour trois armes n'a rien à voir avec la sécurité. Ceux qui font usage de cette possibilité sont des collectionneurs ou des tireurs, pas des malfrats. D'ailleurs, quand on raisonne comme semblent le faire les deux roses sombres à Sion et à Fribourg, toute arme change forcément son propriétaire en forcené dangereux ou en hors-la-loi sanguinaire et toute arme devrait à priori être interdite.

A notre connaissance, Monsieur Jutzet était jusqu'ici resté discret dans ce domaine, mais Madame Waeber-Kalbermatten n'a jamais fait mystère de son désir d'appliquer coûte que coûte la défunte initiative contre les armes, pourtant balayée par le peuple, le 13 février 2011. La démocratie ne préoccupe certains roses-rouges-verts que lorsque le peuple vote "bien", c’est-à-dire comme ils le veulent.

Quand la volonté populaire est bafouée par ceux-là même qui se sont fait élire pour la défendre, il reste une seule possibilité : le recours à la justice. Celle-ci devra donc - prochainement - dire si les cantons de Genève, du Valais et de Fribourg peuvent se moquer des lois et les interpréter à leur guise.
F.L. 3 octobre 2012


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25 juillet 2012

USA : les armes en question ?
 
Après la tuerie dans le Colorado, le 20 juillet dernier, qui a fait 12 morts et 58 blessés, des personnalités du monde politique américain appellent à un meilleur contrôle des armes. 

Euh… c’est en tous cas ce que dit notre presse écrite ou parlée. En fait, on a été demander leur avis à quelques personnalités connues pour leurs positions, comme Michael Bloomberg, le maire de New York et président de l’association anti-armes qu’il a fondée, ou le sénateur démocrate du New Jersey, Frank Lautenberg, qui veut faire interdire les magasins d’armes de plus de 10 coups.

Lorsqu’on a demandé au président des Etats-Unis, Barack Obama a répondu qu’il réfléchirait – plus tard – au problème de la violence dans le pays. Le candidat républicain à la Maison blanche, Mitt Romney, avait pris des positions plus dures dans le passé, mais, cette fois, il a réaffirmé sa foi dans le second amendement, qui garantit le droit à la propriété et au port d’armes. Il a expliqué qu’aucun durcissement légal n’aurait pu empêcher le drame d’Aurora. Et son ancien concurrent, John McCain a rappelé que les lois beaucoup plus strictes de la Norvège n’avaient pas empêché les 77 morts d'Utoeya, il y a tout juste un an. Même le gouverneur – démocrate du Colorado, John Hickenlooper partage ce point de vue.

La réaction populaire est, elle, claire : 43 % d’augmentation des achats d’armes dans le Colorado depuis trois jours. Parmi les acheteurs, un grand nombre de femmes désireuses de pouvoir protéger leurs enfants, si une telle situation devait se reproduire.

Tout cela n’empêche pas la presse d’expliquer que tout est de la faute de la National Rifle Association, qui "terrorise" (le mot a été utilisé par le correspondant de la RTS à Washington) la classe politique.

En fait, on ne peut s'empêcher de penser que c'est notre presse qui voudrait durcir notre loi et qui fait feu de tout bois, y compris les drames qui se produisent à l'étranger, pour créer un climat anti-armes en Suisse. On peut peut-être lui rappeler quelques chiffres (source ONU). En 2010, le taux d'homicides était de 0,7 pour 100'000 habitants en Suisse. Il était de 0,8 en Allemagne, 0,9 en Italie et 1,1 en France (3 pays avec des lois plus dures que les nôtres). Les Etats-Unis en étaient la même année à un taux de 4,2 homicides pour 100'000 habitants, encore élevé, mais en constante baisse depuis plusieurs années.

52 personnes tuées en Suisse… 46 en 2011. Il est évident qu'il faut plus de lois !
F.L. 25 juillet 2012

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25.07.2012

Les Verts libéraux et la démocratie

 

Démocrates les Verts libéraux ? Oh oui, bien sûr… l'année dernière, le peuple suisse a refusé de mettre les fusils militaires à l'arsenal (initiative anti-armes repoussée le 13 février 2011); cette année, les Verts libéraux lancent une initiative… pour mettre les fusils à l'arsenal !

Ce qu'on appelle, en français courant" "se foutre de la gueule du peuple" !

"Ce n'est pas du tout la même chose, argumente le président des Verts libéraux genevois, Laurent Seydoux (RTS, Forum de vendredi 20 juillet). Dans la dernière initiative tous les fusils partaient à l'arsenal (sauf ceux des tireurs, assuraient les rouges-roses-verts). Dans celle-ci, tous les fusils partent à l'arsenal, sauf ceux des tireurs". Si, si… et il l'a dit sans rire !

Dans la foulée, les Verts libéraux veulent supprimer les tirs militaires, parce qu'ils font trop de bruit, expliquent-ils et que, eux, Verts libéraux, sont contre toutes les pollutions, y compris sonores. Tout simple, il suffira de faire ces tirs obligatoires dans le cadre des cours de répétition. Ils oublient de rappeler que dans le cadre militaire ou pas, les tirs se feront dans les mêmes stands, avec la même nuisance sonore.

Ce qu'on appelle, en français courant" "se foutre de la gueule du peuple" !

On croyait les Verts libéraux verts, mais libéraux. On les découvre, comme les autres, totalement pastèque: un peu de vert et beaucoup de rouge à l'intérieur. Mais tout cela sous une couche de maquillage bien-pensant.

Verts libéraux ? VL ? Non: Vrais ludions ou Vagues lavettes!

F.L. 22 juillet 2012




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18.07.2012

ATT: l'ONU menace nos droits

 

La Conférence des Nations unies pour un accord sur le commerce des armes (ATT = Arms Trade Treaty) se tient actuellement à New York. Le mandat a été donné par l'assemblée générale, en 2009.

Les partisans de cet accord – dont la Suisse – affirment en chœur que la question est de réglementer le commerce international des armes, qui échappe trop facilement aux contrôles et que les mesures envisagées ne concernent absolument pas les individus.

C'est bien sûr faux !

Quelques-unes des propositions faites à New York suffisent à le montrer:

- Les Etats devraient promulguer des lois plus sévères concernant les permis d'acquisition et de détention d'armes.
- Les armes "non autorisées" devraient être toutes saisies et détruites.
- Le commerce civil et la détention par des civils d'armes semi-automatiques devrait être interdit. 
- Il faudrait créer un registre international des armes (Celle-ci est ma préférée… quand on voit l'incapacité du Canada à créer un registre national des armes).

Dans l'ensemble, tous les textes avancés jusqu'ici mentionnent les droits des Etats et jamais ceux des citoyens.

On affirme qu'il ne s'agit que de réglementer le commerce entre Etats, mais plusieurs délégations ont demandé (et à ma connaissance, la Suisse ne s'y est pas opposé) que les armes civiles soient inclues dans l'accord. Autre proposition, notamment de la France, de l'Allemagne, de la Grande-Bretagne et de la Suède: inclure dans la portée de l'accord toutes les armes, y compris les armes légères individuelles, toutes les munitions et toutes les technologies en rapport avec les armes (de quoi interdire un tournevis !).

A plusieurs reprises, ces derniers mois, le DFAE a publié des communiqués affirmant la volonté du gouvernement suisse (appuyé sans aucun doute par le peuple unanime !) de réaliser cet accord, de le signer et le ratifier au plus vite et ensuite de l'appliquer (Bien sûr, quand cela impliquera des restrictions de nos droits, on nous dira que ce n'est pas le gouvernement qui le veut, mais l'ONU).

Actuellement, la seule voix qui s'oppose fermement au projet d'accord onusien est celle de la NRA, la National Rifle Association américaine, qui s'est assuré de l'appui de suffisamment de députés américains pour bloquer la ratification aux Etats-Unis. Soyez sûrs en revanche que Berne signera. Alors, essayez d'en toucher un mot aux députés pour qui vous avez voté. Il faudra qu'ils se renseignent sérieusement sur les conséquences internes de ce grand projet pour la paix dans le monde.


F.L 18 juillet 2012



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13.02.2012

300 flics… pour la sécurité des radars?
 
Insécurité galopante, hold-up, agressions… les rues, les commerces et mêmes les maisons de Suisse ne sont plus sûres. Les politiques s'en émeuvent. 

Dans le canton de Vaud, notamment, la chef du Département de la sécurité et de l'environnement, la radicale Jacqueline de Quattro, propose de renégocier Schengen, avant de "nuancer" (=contredire) ses propos, quand on lui explique gentiment que ça, ce sont les UDC qui le proposent, pas les radicaux vaudois de gauche. Alors, elle trouve la solution: 300 policiers de plus dans le canton et la sécurité publique sera sauvée. Son collègue, Pascal Broulis, en charge des finances, se frotte les mains: 300 policiers de plus, vous imaginez le nombre de contredanses qu'on va pouvoir faire papillonner dans tout le canton ? C'est tellement plus rentable que d'utiliser la police à la protection des gens.
 
Qu'on ne se méprenne pas: SwissGuns n'a aucune envie de "casser du flic". Ceux-ci bossent en général bien et font ce qu'ils peuvent. Mais… Mais comment renforcer la sécurité, quand les malfrats qu'on arrête sont dehors avant qu'on ait fini le rapport d'arrestation? Comment renforcer la sécurité, quand on se voit interdire d'interpeller celui-ci ou celle-là, parce que la loi protège tellement mieux les droits des criminels que ceux des victimes? Comment renforcer la sécurité, quand, après avoir enfin surmonté tous les obstacles administratifs, on voit dealers, voleurs et agresseurs condamnés à des jours-amendes à 0 fr?

Non, Madame de Quattro, ce ne sont pas 300 policiers de plus dont le canton a besoin… dont la Suisse a besoin. Ce qu'il faut, c'est plus de justice, plus de lois pour les victimes et moins pour les brigands. Ce qu'il faut, c'est une police à qui on permette d'arrêter les salopards et une justice qui les condamne à autre chose qu'une petite tape sur l'épaule… et qui renvoie le flic coller des amendes de stationnement, sous le regard goguenard des dealers de coke (cela s'est vu dans la région lausannoise).
Ils peuvent renforcer la sécurité… si on le leur permet. (photo Etat de Vaud)
 

Vous dites que les citoyens ne doivent absolument pas tenter de prendre leur sécurité en main. On comprend votre peur: vous, vous vous feriez sûrement massacrer. Mais il existe encore dans ce pays un grand nombre de citoyens qui sont prêts à assumer leurs responsabilités… enfin, si on ne leur promet pas la prison, pour avoir malmené un pauvre type dont le seul crime est d'être entré chez eux une arme à la main (c'est arrivé dans la région lausannoise).

En fait, vous avez dit une chose très juste, Madame de Quattro, il faudrait renégocier Schengen et même jeter ce traité aux orties. Mais, cela, on vous l'a expliqué gentiment, ce n'est pas à vous de le demander. C'est à l'UDC. Et ne regrettez rien, si jamais on y arrive: les avantages de Schengen, que vous récitez si bien, n'existent pas dans la réalité: oh oui, les policiers étrangers accèdent facilement aux données privées des citoyens suisses propriétaires légaux d'armes… si facilement que leurs collègues suisses en apprennent à l'occasion. Mais quand un shérif vaudois, genevois, valaisan ou neuchâtelois demande poliment un renseignement sur un malfrat notoire, dangereux et prêt à passer à l'action dans le paradis des criminels qu'est devenue la Suisse, on lui répond sèchement: "vous êtes sûr d'avoir rempli tous les formulaires… et puis, de toutes façons, on vous dira rien: ce type, il est Européen et pas vous !"

Plus de flics, non. Plus de flics et de citoyens aux mains déliées, oui !
F.L. 13 février 2012



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Pour Josef Bruegger, chef du Bureau des armes et explosifs, «il faut toujours se
rappeler que ce n’est pas l’arme qui est dangereuse, mais celui qui est derrière».
Vincent Murith
20/01/2012

«Ce n’est pas l’arme qui est
dangereuse»

faits divers • 

Cinq homicides ont été commis en 2011, dans le canton de Fribourg, avec des armes à
feu. C’est bien sûr trop pour l’adjudant Josef Bruegger. Mais cela reste peu en regard des milliers
d’armes en circulation.
Un homme de 23 ans en mars à Riaz, un autre de 69 ans en décembre à Neirivue (voir ci-contre), une
femme de 53 ans en novembre à Chénens, une fillette de 6 ans et un bébé de deux mois le 28 décembre
dernier à Bulle… Au chapitre des faits divers sanglants, le millésime 2011 aura été particulièrement riche
dans le canton de Fribourg. Point commun entre les cinq homicides précités: tous ont été commis au
moyen d’une arme à feu. Est-ce donc si aisé de mettre la main sur un revolver ou un fusil? Les réponses
de l’adjudant Josef Bruegger, chef du Bureau des armes et explosifs de la Police cantonale fribourgeoise.
Pour lui, ce n’est pas l’arme qui est dangereuse, mais bien celui qui est derrière.
Combien d’armes à feu y a-t-il officiellement en circulation dans le canton de Fribourg?
Josef Bruegger: Officiellement, quelque 19600 armes à feu sont enregistrées auprès du Bureau des
armes et explosifs. Mais certaines armes ne nécessitant pas de permis d’acquisition, elles ne sont donc
pas déclarées. Raison pour laquelle on ne peut pas donner un nombre exact d’armes en circulation dans le
canton. On ne peut que spéculer. Mais étant donné que chaque soldat en détient une et qu’il possède
peut-être encore celles de son père et de son grand-père, je dirais que l’on peut considérer qu’il y a en
moyenne une arme à feu par ménage (soit 94000 selon le recensement de l’an 2000, sans doute
davantage aujourd’hui, ndlr).
»Il va de soi que les policiers, lors d’interventions, séquestrent des armes lorsqu’ils constatent leur origine
douteuse. Ils séquestrent également des armes déclarées si les conditions de sécurité l’exigent.

Combien de permis délivrez-vous par année?
Jusqu’au 1er janvier 2010, notre bureau délivrait environ 400 permis d’acquisition par année à des civils. Ils
sont indispensables pour se procurer des armes telles que revolver, pistolet ou fusils d’assaut (voir
ci-dessous). Mais ce nombre a augmenté sensiblement depuis que l’armée exige que les tireurs sportifs
disposant d’une arme en prêt et les militaires gardant leur arme au terme de leur service se voient dans
l’obligation de demander un permis d’acquisition. Ainsi en 2011 en avons-nous délivré plus de 1000.
Qui achète des armes?
Des tireurs sportifs, des chasseurs, des collectionneurs… En fait, tout citoyen suisse peut se procurer une
arme à feu à condition de remplir les obligations légales. Et là, nous sommes très vigilants: avant la
délivrance d’un permis pour une arme soumise à autorisation, la procédure dure environ trois semaines.
Ce délai nous permet de prendre des renseignements, de faire des contrôles très poussés. Nous ne
délivrerons ainsi jamais une autorisation aux individus enregistrés au casier judiciaire. De même, une
personne dont nous craignons qu’elle puisse être dangereuse pour elle-même ou pour autrui n’obtiendra
pas de permis d’acquisition. Dans le doute, nous convoquons les gens. Nous procédons régulièrement à
des auditions afin de mieux connaître le requérant. Si le doute persiste, l’octroi d’un permis d’acquisition
d’armes sera refusé.
Dans les cas des homicides de Neirivue et de Bulle, on se demande quand même comment les tireurs –
connus tous deux de la police – ont pu se procurer des armes à feu!
Je ne peux me prononcer sur des cas particuliers, mais on peut imaginer que des armes ont été achetées
lorsque la loi n’obligeait pas les particuliers à annoncer les transactions aux autorités. Ce n’est qu’en 2009
que cette disposition a été introduite.
Cela signifie-t-il que de nombreuses armes non identifiées se baladent dans le canton?
En 2009, au moment du changement de la loi, quelque 5000 armes issues de transactions entre
particuliers nous avaient été déclarées. Il y en a très certainement au moins autant qui nous restent pour
l’instant inconnues. On nous en annonce cependant toujours, que nous continuons d’enregistrer. Le
formulaire de 2009 est d’ailleurs toujours disponible à cet effet sur notre site internet www.policefribourg.
ch.
Qu’en est-il du marché noir? Sur internet par exemple, les petites annonces pour des ventes d’armes sont
légion. Ce marché-là est-il sous contrôle?
Il est surveillé. Dès que quelqu’un, par exemple, publie beaucoup d’annonces, on va le contacter,
demander d’où viennent les armes, voir s’il est au bénéfice d’une patente de vendeur… Mais il faut
reconnaître que pas mal de ventes se font encore sous la table. Souvent, les gens sont encore dans l’esprit
de l’ancienne loi alors qu’aujourd’hui un permis d’acquisition est nécessaire pour les transactions entre
particuliers. Nous sommes d’ailleurs régulièrement contactés par des citoyens pour savoir comment vendre
une arme, notamment dans le cadre d’une succession. C’est un très bon réflexe:nous sommes également
là pour les aider.
Cette masse d’armes à feu à disposition des ménages fribourgeois ne semble pas trop vous inquiéter.
Chaque drame est bien sûr un drame de trop. Mais il est vrai que par rapport au nombre et au type d’armes
que l’on trouve dans le canton, on peut dire qu’il ne s’y passe pas grand-chose. Il faut toujours se rappeler
que ce n’est pas l’arme qui est dangereuse, mais celui qui est derrière. Plus que les revolvers, pistolets et
autres fusils, la vraie plaie pour moi ce sont les armes «soft air» (à billes), qui ne sont pas dangereuses en
soi. Le problème, c’est qu’il s’agit de répliques qui peuvent facilement être confondues avec une vraie
arme. Et cela peut conduire à des situations délicates, dans le cadre d’un contrôle de police par exemple…
Raison pour laquelle ces armes – dont l’acquisition nécessite un contrat écrit – sont réservées aux
personnes âgées de plus de 18 ans et que leur port est interdit sur la voie publique. I
Déclaration, autorisation, interdiction
Tout citoyen suisse âgé de plus de 18 ans peut – pour autant qu’il remplisse les obligations légales – se
procurer une arme. Pour certaines d’entre elles, il aura besoin d’une autorisation, pour d’autres pas.
Certaines enfin sont tout simplement interdites. Anoter que par «acquisition», on entend aussi bien la vente
que l’échange, la donation, l’héritage, la location ou le prêt. Tour d’horizon des différents types d’armes.

Soumises à déclaration
Leur acquisition nécessite un contrat écrit, qui contiendra les données sur le vendeur, l’acheteur et sur
l’arme. S’il s’agit d’une arme à feu, une copie de ce contrat doit être envoyé au Bureau des armes et
explosifs dans les 30 jours suivant sa conclusion. Quelques armes soumises à déclaration:pistolet à lapin,
armes «soft air», armes à feu d’alarme, armes à air comprimé, carabines de sport, fusils de chasse à un
coup et à plusieurs canons…
Soumises à autorisation
Leur acquisition ne peut se faire que par le biais d’un permis, octroyé par le Bureau des armes (voir
ci-dessus). Quelques armes soumises à autorisation:pistolets, revolvers, carabines semi-automatiques,
fusils à pompe, fusils semi-automatiques…
Interdites
Leur acquisition est possible par le biais d’une autorisation cantonale exceptionnelle. Celle-ci peut être
octroyée notamment pour des armes de sport ou des couteaux utilisés par certaines catégories
professionnelles. Quelques armes interdites:armes à feu automatiques, lance-roquettes, mitrailleuses
lourdes, couteaux à cran d’arrêt, couteaux papillon…
> Davantage de détails sur le site de l’Office fédéral de la police:www.fedpol.admin.ch
(http://www.fedpol.admin.ch)
Meurtreà l’arme illégale
L’homme qui a tué le propriétaire de son appartement à Neirivue le 3 décembre dernier, s’est procuré
l’arme du crime auprès d’une tierce personne.
Cette dernière la détenait illégalement, a communiqué hier la police cantonale.
Il s’agit d’un fusil de chasse, dont cette connaissance du meurtrier était entrée en possession après un
héritage. L’arme n’avait pas été déclarée aux autorités.
propos recueillis parpatrick Pugin

source : La Liberté


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Genève veut durcir la loi de Berne

La loi fédérale sur les armes est entrée en vigueur en 1999. Elle a déjà été plusieurs fois révisée, pour améliorer la sécurité publique. Dernière mouture en date: décembre 2008. Depuis, les collectionneurs, les tireurs, les chasseurs et tous les amateurs d'armes sont contrôlés de manière très sérieuse. Alors que la loi suisse sur les armes était auparavant considérée comme beaucoup trop laxiste par tous les pays voisins, elle est maintenant citée en exemple: sous prétexte de nous mettre en conformité avec Schengen, nos édiles ont concocté – et mis en application – une loi sévère, ne laissant aucune chance au citoyen de passer au travers des mailles.

Le résultat ne s'est pas fait attendre: une insécurité de plus en plus préoccupante une véritable crainte dans la population… et un paradis pour les malfrats. La police ne se préoccupe plus de leur courir après, sachant que les lois nouvelles les remettront dans la rue avant qu'eux-mêmes n'aient fini leur rapport d'arrestation. 

En outre, les chefs – politiques – des policiers ont bien fait passer le message: les dealers, les voleurs, les agresseurs, ça n'est pas ça l'important. Mais, chaque fois que vous collez 40 balles à un citoyen mal garé, là, vous faites votre métier.

Pour le contrôle des armes, tout fonctionne: il faut un permis pour acheter un revolver ancien, en vente libre dans tout le reste de l'Europe (Angleterre exceptée, bien sûr); en revanche, Kalachnikov et fusils à pompe, récemment interdits, fleurissent entre les mains des voyous d'une Europe de plus en plus unifiée… en tout cas à ce niveau là.

Dans ce climat, dont – on ne le répètera jamais assez – nos dirigeants (exécutifs, législatifs et fonctionnaires) sont totalement responsables – le canton de Genève a décidé de prendre des mesures. 

Donc, sachez-le, amateurs d'armes de Suisse et de la république, dès le 1er février, la loi fédérale sera un peu plus dure à Genève que dans les 25 autres cantons et demi-cantons. "Pour faire suite à de nombreux faits divers impliquant l'usage d'armes à feu, ces derniers mois, il a été décidé de modifier quelque peu la procédure relative aux demandes quant à la délivrance de permis d'acquisition d'armes à feu" (1er paragraphe de la circulaire envoyée cette semaine aux armuriers genevois - sic).

On vous épargne le reste de la missive ampoulée signée par le chef de brigade Bernard Bersier. Il suffit de savoir que, pour lutter contre les armes automatiques des voyous lyonnais (ou autres) qui infestent désormais les rues de nos villes, la police genevoise a décidé de serrer la vis des collectionneurs d'armes.

Désormais, ceux-ci ne pourront plus demander un permis pour trois armes à la fois… une seule seulement. Ils devront décrire à l'avance les caractéristiques de l'armes qu'ils veulent acheter…"pistolet, revolver, fusil, carabine pour le tir sportif, carabine ou fusil de chasse, pistolet de match".

Et si l'arme pour laquelle ils vont respectueusement prier l'administration de leur accorder la faveur d'un permis ne représente pas "un réel intérêt", pour la collection le tir ou la chasse, il faudra donner une vraiment bonne raison. On ne précise pas quel fonctionnaire éclairé sera chargé de déterminer l'intérêt de l'arme. On ne se préoccupe pas trop, non plus, de savoir si Genève a le droit d'interpréter ainsi une loi fédérale, votée à Berne. Oh, bien sûr, on cite des bases légales, mais en les triturant à la sauce policière. Et le politique genevois, empêtré dans tellement d'affaires plus gênantes n'a sûrement pas eu le temps de s'intéresser à celle-ci.

Il est évident qu'avec un tel régime, on ne verra plus nos amis genevois dans les bourses aux armes de ce pays. Les collectionneurs sont à l'évidence particulièrement visés. Comment feraient-ils, en se rendant, au printemps à Lucerne ou en décembre à Lausanne, pour décider à l'avance "je vais trouver un revolver, non un pistolet, non, un fusil, non un …, pour lequel je dois demander un permis avant de savoir".

Il est aussi évident – et c'est plus grave encore – que cette idée, sans aucun doute propre à garantir la sécurité de nos rues, va plaire à toutes sortes de politiciens et de fonctionnaires tout aussi éclairés dans les 25 autres cantons et demi-cantons. Et que ceux-ci vont faire des pieds et des mains (surtout des pieds: les mains, c'est pour les espèces supérieures), pour assurer le même degré de sécurité à leurs concitoyens cantonaux.

Si on ne fait rien pour l'empêcher, le loi fédérale sur les armes – déjà remarquablement stupide, quand elle est le fait de députés élus – deviendra – dans la plus belle illégalité - la chose de fonctionnaires persuadés d'être les seuls vrais dirigeants de ce pays.

source : www.swissguns.ch F.L. 21 janvier 2012



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Le Trombinoscope reprend du service

Les élections fédérales approchent et SwissGuns relance le Trombinoscope. Tous les candidats de la droite qui défendent les armes devraient s'y trouver… de même que, dans la colonne en face, tous ceux qui, tout en s'affirmant les défenseurs de notre société, jouent dans le camp adverse.

Pour l'instant, des noms commencent à apparaître dans les cantons de Vaud, Genève et Valais. MAIS VOUS DEVEZ NOUS AIDER. Vous devez, vous aussi, envoyer des questionnaires aux candidats de votre canton et nous les transmettre.

Faites un mail à fal@swissguns.ch et vous recevrez le questionnaire, au choix en français ou en allemand.

Ensemble, nous pouvons faire – un peu – pencher la balance du bon côté. Mais, pour cela, il faut agir.

J'attends vos mails !

Source: F.L. 1er octobre 2011


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Pour qui allez-vous voter ?
 
Dans un mois, élections fédérales. Pour qui allez-vous voter ? Pour la liste libérale-radicale, parce que seul le PLR (c’est lui qui l’affirme) SAIT conduire une politique raisonnable pour le pays ? Pour celle des démocrates chrétiens, parce que le PDC s’affirme le défenseur des familles et de valeurs morales ? Pour celle de l’UDC, pour nous protéger de l’étranger ? Pour une liste rouge (rouges, roses ou verts, quelle différence ?), parce que, face à la mondialisation et au grand capitalisme, seul le PS ou les autres rouges sont capables de résoudre la crise ? Oh, j’avais failli oublier : il y a même, maintenant, des verts libéraux, qui prétendent penser à droite, mais appuient presque systématiquement tout ce que la gauche propose.

Dans la "famille SwissGuns", cela fait longtemps qu'on ne vote plus pour un parti ou un autre, mais pour des personnes. A tous, nous posons quelques questions et nous votons pour les femmes et les hommes qui nous donnent les bonnes réponses. Car nous pensons que la gestion du pays se fait – assez bien d'ailleurs – avec la répartition politique actuelle. En revanche, en ce qui concerne la question des armes, c'est plus délicat. On sait que les rouges sont contre en bloc. Mais on voit aussi, à droite, des gens que l'on croirait plus intelligents, se laisser séduire par les "intégristes sécuritaires". "Sans armes, il y aurait tellement moins de violence", pensent-ils (sincèrement, d'ailleurs, pour les plus tendres). Malheureusement, ce sont surtout des femmes et des jeunes, à droite, qui écoutent les sirènes.

Pourtant (et tous les exemples que l'histoire – récente ou ancienne – nous apporte le confirment), le "contrôle des armes" que veulent imposer les gouvernements (de même que l'Europe et l'ONU) n'a rien d'une politique sécuritaire. Le "contrôle des armes", ce n'est pas le contrôle de la violence, c'est le contrôle de la population et de la liberté. Le contrôle des armes, c'est le pouvoir, même Mao le disait ("Le pouvoir est au bout du fusil", lit-on dans le "Petit Livre Rouge").

Si le pouvoir et donc la liberté sont au bout du fusil, nous ne voterons jamais pour ceux qui veulent nous les enlever, pour s'approprier – comme ils disent – le "monopole de la violence".

En collaboration des personnalités politiques, SwissGuns a établi un questionnaire type. Les candidats seront placés dans le "trombinoscope" du site, en fonction de leurs réponses. Mais vous pouvez, vous aussi, envoyer ce questionnaire aux candidats qui sollicitent votre faveur… et faites-nous savoir comment ils ont répondu.
Source: swissgun F.L. 19.09.2011


Questionnaire pour un candidat

Arme d’ordonnance

Quelle est la place de l’arme militaire, entre les périodes de service : à la maison, à l’arsenal, dans un local autre ?
 
Les soldats rendus à la vie civile doivent-ils pouvoir garder leur arme ?
 
Si oui, la remise de l’arme doit-elle être faite gratuitement, contre une somme symbolique ou contre la valeur de l’arme sur le marché ?
 
Les militaires qui veulent conserver leur arme après le service doivent-ils faire des démarches particulières (permis d’acquisition, extrait de casier judiciaire, etc.) ou la confiance que l’armée leur a accordée pendant des années suffit-elle ?
 
Pensez-vous qu'il faudrait redistribuer la "munition de poche" aux militaires hors service ?

 
Registre des armes

Etes-vous favorable à la création d’un registre national des armes ? Si oui, pour quelles raisons ?

Etes-vous favorable à la mise en ligne des registres cantonaux sur les armes (en tenant compte des coûts que cela représente pour la mise à niveau informatique) ?

Dans quelle mesure les renseignements inscrits dans ces fichiers peuvent-ils – doivent-ils – être transmis aux autorités de police d’Etats tiers ?

En cas de transmission, quelles garanties doivent-elles être exigées (protection des données) ?

Ces registres (registre central ou registres cantonaux) doivent-ils demeurer sur la base actuelle ou faut-il, pour les compléter, exiger des propriétaires d’armes de déclarer toutes celles qu’ils détiennent ?


Clause du besoin

Estimez-vous qu’une personne qui veut acquérir/détenir une arme doit en justifier la nécessité ?

Les motifs généraux de tir, chasse, collection, vous semblent-ils suffisants sans qu’il soit besoin de les expliciter ou voudriez-vous voir les requérants de permis d’acquisition mieux justifier leur besoin ?

La défense personnelle est-elle à vos yeux un motif valable pour acquérir/détenir une arme ?

Les armes actuellement détenues sans motif justifié devraient-elles être saisies ?

La possession d’armes est-elle selon vous un droit de tout citoyen ou un privilège accordé par l’Autorité ?


Port d’arme
Questions

Malgré l’article 3 de la LArm, qui en garantit le droit, le port d’armes est actuellement interdit en Suisse, sauf dans certains cas. Estimez-vous 
- que la situation en la matière est satisfaisante, 
- qu’il faudrait durcir encore les conditions du port d’arme 
- ou au contraire les adoucir ?
 
Les candidats au port d’arme doivent "établir de façon plausible qu’elle a besoin d’une arme pour se protéger ou pour protéger des tiers ou des choses contre un danger tangible". Pensez-vous que cette exigence est correcte ou qu'il est parfois difficile de prouver l'existence d'un tel danger ?
 
L'appréciation d'un "danger tangible" est différente d'un canton à l'autre. Trouvez-vous normal qu'une loi fédérale (LArm) soit appliquée différemment d'un canton à l'autre ?
 
Pensez-vous qu'une libéralisation du port d'arme par des citoyens responsables apporterait plus de sécurité dans le pays (c'est le constat fait actuellement aux USA) ou moins de sécurité ?

Article 3 (garantie), article 27 (conditions restrictives), le port d'arme est-il un droit du citoyen suisse ?


Divers
Questions

Pensez-vous que les armes récoltées lors de ramassages organisés par les cantons ou dans les postes de police doivent être systématiquement détruites ou certaines d'entre elles devraient-elles être conservées dans un but de préservation du patrimoine ?

"L'Etat détient le monopole de la violence", selon certains politiciens. Partagez-vous ce point de vue ?

La légitime défense est-elle un droit toujours d'actualité ?

Faut-il agir pour limiter – diminuer – le nombre d'armes détenues par des privés en Suisse ?

Possédez-vous une arme ?

Tableau disponible sous : http://www.swissguns.ch/

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La Suisse n'est plus le pays le plus sûr !

AFP Publié le 30/08/2011 à 14:08 Réactions (31)

La Suisse n'est plus le pays le plus sûr du monde, son taux de criminalité a augmenté de manière constante depuis 2004 et s'aligne désormais largement sur celui de l'ensemble de l'Europe, selon une étude universitaire publiée mardi à Berne. Les cambriolages sont en hausse, tout comme la violence et les menaces, ce qui n'empêche pas la population de faire confiance à la police, selon cette étude, réalisée par l'Institut de criminologie de l'Université de Zurich, à la demande des polices cantonales du pays.

Pour le professeur Martin Killias, cité par l'agence ATS, le mythe de "la Suisse comme pays le plus sûr du monde" a vécu. L'étude, que le professeur a supervisée, est basée sur un sondage réalisé auprès d'un échantillon de 2.000 personnes, sur une période de cinq ans (2006 à 2010).

En matière de cambriolages et d'agressions et menaces, la Suisse a atteint la moyenne européenne, alors qu'elle affichait encore les taux de criminalité les plus bas d'Europe en 1988.

En 2004, date du dernier sondage de ce type, 5,1% des personnes interrogées déclaraient avoir été victimes d'un cambriolage au cours des cinq années écoulées. Aujourd'hui, elles sont 7,1%.

Cette hausse est à mettre en rapport avec la criminalité en bande organisée. De plus en plus de gangs étrangers prennent la Suisse pour cible. Ce n'est pas un hasard, selon le professeur, qui a indiqué que "si j'étais membre d'un gang à Lyon (en France), je choisirais sans hésiter Genève comme cible". Car, nulle part ailleurs, la loi et la procédure pénales sont aussi peu répressives qu'en Suisse, a indiqué l'universitaire, en précisant qu'un cambrioleur a très peu de chances d'aller en préventive, s'il est interpellé. Le droit pénal en Suisse a été réformé il y a quelques années, dans le but de désengorger les prisons.


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lundi 08 août 2011,

Un registre central des armes, pourquoi faire ?
 
Nous nous battons pour préserver les derniers lambeaux de notre sphère privée, dans une société qui voudrait tous nous voir inscrits sur Facebook, avec un profil bien établi dans des bases de données, avec une reconnaissance faciale, capable de dire – en temps réel – à notre employeur (et surtout à l'Etat) où nous nous trouvons, avec qui, en train de faire quoi.
Dans le domaine des armes, nous nous battons en particulier pour éviter l'instauration d'un registre central, qui sera un jour un instrument tellement précieux, pour nous les confisquer. Mais pourquoi nous donnons-nous tant de mal, alors que ce registre existe déjà. Il n'est même plus fédéral… il est – déjà – européen !
 
En témoigne l'aventure de Patrick (nom complet connu de SwissGuns et non négociable avec les autorités). En décembre 2007, à la Bourse aux armes de Lausanne, Patrick a acheté deux armes de poing (HK 2000), l'une pour lui, l'autre pour un ami genevois, qui ne pouvait pas obtenir de permis sur place. A l'époque, on pouvait acheter plusieurs armes sur un permis et en céder immédiatement une à quelqu'un d'autre, moyennant l'établissement d'un contrat.
 
Cette année, rentrant de vacances, Patrick découvre 11 appels en absence sur son téléphone, tous du même numéro en France. Et le numéro rappelle: "Allo, ici la gendarmerie de Besançon. C'est vous le propriétaire du pistolet HK 2000, numéro xxx ?"
L'arme avait servi dans un braquage avec prise d'otages et les gendarmes français s'adressaient, très logiquement, au dernier propriétaire connu (qui s'est empressé, conformément à la loi) de leur transmettre les coordonnées du propriétaire suivant).
 
Très bien, mais…
Mais comment les pandores, français, ont-ils pu connaître le détenteur, suisse, du permis d'achat correspondant à cette arme ? Le brigadier de Besançon a volontiers répondu: "Avec les accords de Schengen, on a directement accès aux fichiers des armes suisses et on n'a même plus besoin de contacter nos homologues helvètes pour avoir les renseignements."
 
Collectionneurs, tireurs: attention !
 
Pour l'édification de ceux qui croient que nos vivons dans le "meilleur des mondes":
Il y a quelque temps, un tireur français, en vacances en Allemagne, a raté un stop. Il est intercepté par une patrouille de police allemande de la route, très correcte… au début. Le Français s'attend à payer une amende, sans doute salée, mais pourvu qu'on ne lui retire pas de points à son permis. Soudain, devant sa femme et ses enfants pétrifiés de terreur, l'homme est plaqué au sol, la joue dans le caniveau, un pistolet braqué sur sa tempe: "Est-il exact que vous possédez des armes ? En avez-vous une sur vous ?", rugit le flic allemand.
 
Comme il était en vacances et sans armes, le Français a finalement pu continuer son voyage, mais il paraît qu'il ne retournera pas en Allemagne avant un certain temps.
 
C'est ce genre de situation qui nous attend, chez nos voisins schengeniens, avec sans doute moins de considération: après tout, nous ne sommes que des Suisses, pas tout à fait des Européens, non ? On montre plus de considérations à un Polonais ou un slovaque !
 
Ainsi donc, les polices de l'espace Schengen ont accès, sans la moindre formalité, aux fichiers des armes suisses… vaudois, genevois, bernois ou zurichois ? On rappelle que l'espace Schengen, ce n'est pas seulement la France et l'Allemagne, mais aussi:
 
- l'Autriche, 
- la Belgique, 
- la République tchèque,
- le Danemark, 
- l'Espagne,
- l'Estonie, 
- la Finlande,
- la Grèce, 
- la Hongrie,
- l'Islande, 
- l'Italie,
- la Lettonie,
- la Lituanie,
- Luxembourg,
- Malte,
- les Pays-Bas,
- la Norvège, 
- la Pologne,
- le Portugal,
- la Slovaquie,
- la Suède.
 
Nous sommes tous ravis de savoir que, sur un clic de souris, un flic polonais, slovaque ou hongrois peut apprendre que nous sommes propriétaires d'armes… par exemple au cours d'un simple contrôle routier sur une route de vacances.
 
Mais l'histoire de Patrick ne s'arrête pas là. A l'occasion d'une autre demande de permis, celui-ci se renseigne et découvre que si tous les Européens peuvent lire nos fiches, la réciproque n'est pas vraie. Un gendarme vaudois lui explique en effet qu'en pareil cas, le policier suisse doit faire une demande à Berne et qu'ensuite, c'est le Bureau central des armes qui se renseigne, poliment, auprès des collègues du pays concerné, pour savoir si l'arme yyy est enregistrée chez eux. Vous comprenez, il faut préserver la sphère privée des Européens.
 
Donc, le flic polonais, slovaque ou hongrois sait qui possède ou non des armes en Suisse, tandis que le flic suisse n'a aucune possibilité sérieuse d'avoir le même renseignement sur le touriste qui vient admirer nos glaciers sublimes.
 
En résumé: 
- La protection des données n'existe pas en Suisse… en tous cas, nettement moins que chez nos voisins (et nos moins voisins).
- Les discours officiels sur les garanties aux propriétaires d'armes ne sont que de grossiers mensonges.
- Les autorités suisses (fédérales et cantonales) ont tout lâché, au nom du rapprochement avec l'UE (une bouteille est au frais pour le jour de sa destruction !).
- Les autorités suisses (fédérales et cantonales) n'ont même pas demandé la réciprocité dans les échanges d'informations.
 
Et pour résumer le résumer: On ne peut avoir aucune confiance dans les autorités suisses, qui mentent sciemment aux citoyens, en leur parlant de leur protection.
 
Dans ces conditions, comment les citoyens peuvent-ils accepter de donner des renseignements sur leur compte à ces autorités qui n'en sont pas ? La seule attitude raisonnable est désormais la désobéissance civique… en d'autres termes, la planque, en attendant qu'un minimum de garanties soit accordé à nos droits. Et même alors… il faudra lire attentivement les petits caractères.


Source: F.L, 6 août 2011
http://www.swissguns.ch/


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Pas de permis pour le bijoutier
Les leçons d'un déni de justice ordinaire
 
Le mois dernier (édition du 26.6), 24 Heures rapportait la déception du bijoutier veveysan Yannick Meylan, à qui la justice vaudoise venait de refuser, en appel, un permis de port d'arme, alors que son établissement avait déjà été attaqué à main armée et que, compte tenu des règles d'engagement de la police, il existe malheureusement un risque certain que cela se reproduise.

La police, comme le Tribunal cantonal par la suite, ont estimé que le risque couru par le bijoutier, pourtant déjà attaqué une première fois, n'était pas suffisamment réel. Et puis, ajoute le juge, on ne veut pas d'escalade de la violence à l'américaine… et puis, ajoute le juge, on ne veut pas que le bijoutier provoque sa propre mort, en tentant de se défendre face à un professionnel (pro que le juge n'est certainement pas !).

Les leçons à tirer:

- La police vaudoise l'a décidé une fois pour toute: pas de permis de port d'arme pour les particuliers, quel que soit le danger invoqué. Et si la loi dit autrement, que la loi se taise !

- La justice vaudoise confirme qu'elle ne fait pas son travail, mais se contente de faire un "copié-collé" des conclusions des rapports de la police vaudoise, qui détient donc de fait le pouvoir judiciaire dans le canton.

- La police détient le pouvoir réel dans le canton de Vaud… et certainement pas la conseillère d'Etat en charge de ce dicastère. Celle-ci semble si peu au fait des questions qui touchent aux armes qu'elle ne répond jamais aux questions de SwissGuns, même par courrier recommandé.

- Ce système est fondamentalement anti-égalitaire et favorise scandaleusement les riches. En effet, rien ne vous empêche d'engager un garde du corps, habilité, lui, à porter une arme (10-15'000 fr. par mois). Si vous n'en avez pas les moyens, il ne vous reste qu'à vous entrainer à la course à pied.

- Ce système encourage la désobéissance et la "criminalisation" des honnêtes citoyens. En effet, quand la menace est réelle, qui va se soucier de l'avis de la police et du juge qui vous susurrent d'un ton rassurant: "ayez confiance en nous et il ne vous arrivera rien". Un dicton américain dit qu'il vaut mieux être jugé par 12 (le nombre de jurés dans un tribunal US), que porté par 6 (au cimetière).

- La police ne peut pas assurer la sécurité publique… pour différentes raisons: les règles d'engagement, d'abord qui impliquent des vérifications, avant toute intervention, le nouveau code pénal, qui freine toute velléité du policier moyen, le manque d'effectifs, le manque de formation, parfois, etc. Dans ces conditions, on peut se demander de quel droit elle empêche les honnêtes gens de se défendre.

- Le Tribunal cantonal a fait référence aux Etats-Unis (qui montrent d'ailleurs bien les préjugés du juge, son manque de connaissances et sa paresse à se renseigner avant de dire des âneries): "dans les pays où l’autodéfense est admise par les mœurs et par la justice, notamment aux Etats-Unis, l’usage des armes par les victimes d’agression contre le patrimoine conduit irrémédiablement à une escalade de la violence". Justement, aux USA, si l'on en croit les statistiques du FBI, depuis que la liberté du port d'armes se généralise, la violence armée est en nette régression dans tout le pays… sauf dans les endroits où le port d'arme reste interdit, bien sûr. Et un sociologue américain ajoute qu'aucune statistique n'a jamais pris en compte les fois – innombrables – où le simple fait de montrer son arme a permis à un honnête citoyen de se tirer d'un mauvais pas.

- Le Tribunal cantonal a fait référence au fait, selon lui, que «le risque pour la victime de l’agression d’être blessée ou même tuée par son agresseur augmente ainsi considérablement». C'est stupide. Contrairement à ce que semble croire le juge, la plupart des malfrats ne sont pas des experts dans l'usage des armes. Ils font rarement partie des habitués des stands de tir. En revanche, surtout en Suisse, un certain nombre de citoyens savent bien se servir de leurs armes. Et c'est d'ailleurs le cas du bijoutier veveysan.

Dans le sondage qui accompagne sur internet l'article de 24 Heures, 79% des lecteurs ont estimé que le permis de port d'armes aurait dû être accordé ! 19% étaient contre et 2 % indécis !

Conclusion générale: dans le canton de Vaud, ni la justice, ni la police ne se soucient réellement de la sécurité publique. Ce qui les intéresse, c'est l'ORDRE. Et, pour l'assurer, on n'hésite pas un instant à s'attaquer à l'un des biens les plus précieux des citoyens: la liberté

Il y a déjà longtemps, un Valaisan nous faisait remarquer la coquille dans la devise du drapeau vaudois: à la place de "Liberté et patrie", il faut lire "Liberté est partie" !
 
F.A.L. 10 juillet 2011

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Statut de collectionneur: danger !

Depuis la votation du 13 février, les collectionneurs d'armes de Suisse ont réalisé qu'à plusieurs reprises, les tireurs et les chasseurs étaient pris en comte par les autorités, mais pas eux, car ils n'avaient pas de statut officiellement reconnu. D'où la tentation d'en réclamer un.

SwissGuns est réticent à la création d'un statut officiel de collectionneur, pour plusieurs raisons.

1. Les conditions

Quand on demande – ou qu'on propose de soi-même de fixer un statut comme celui de collectionneur, on accepte un certain nombre de règles.

Dans plusieurs pays européens, (Allemagne, Belgique, notamment), ce statut est reconnu, mais les collectionneurs doivent répondre à certaines exigences: en Allemagne, par exemple, on leur demande un véritable mémoire sur leur domaine de collection, dont ils ne peuvent s'écarter (un collectionneur d'armes Américaines de la conquête de l'ouest devra renoncer à acheter le superbe Colt 1911A1 qu'on lui propose à un prix irrésistible, parce qu'il n'a pas le droit de posséder une telle arme, avant d'avoir rempli un nouveau mémoire, permettant de le classer comme collectionneur 2e guerre mondiale).; en Belgique – et cela fait râler plus d'un collectionneur suisse -, on peut acquérir un Parabellum 00 sans autorisation particulière… mais attention: une seule cartouche de 7,65 para dans la maison et vous vous retrouvez criminel endurci !

La Suisse est un pays où on fait toujours tout mieux que les autres. Quand nous adoptons une norme européenne, la nôtre est toujours plus européenne que celle qui a été pondue à Bruxelles. Nul doute que les exigences que nos sages concocteront pour les candidats au statut de collectionneur seront les plus élaborées que l'on pourra trouver dans tout le continent.

Par ailleurs, les rouges (j'arrête de parler de "rouges-roses-verts": rouge, c'est plus court et c'et plus exact !), les rouges, qui nous juraient récemment que les collectionneurs n'étaient pas concernés par leur initiative, disaient volontiers, quand on laissait penser qu'on serait peut-être d'accord avec eux, qu'après tout, des armes de collection n'ont pas besoin d'être en état de tir. Non, il n'était pas question d'introduire en Suisse la notion d'armes neutralisées (une arme reste une arme, soumise à autorisation, quel que soit le nombre de trous dans le canon), mais une fois les permis nécessaires obtenus, les examens indispensables passés, les visites domiciliaires effectuées, nous, collectionneurs, ne devrions voir aucun inconvénient à ce qu'on scie percuteurs et culasse, qu'on troue canons et barillets, qu'on soude ce qui doit l'être… et qu'on appose sur une pièce rare un "stempel" "neutralisé" !

2. L'enregistrement

Bien sûr, dans tous les pays qui nous entourent, les collectionneurs doivent enregistrer les armes en leur possession. Et certains, en Suisse, n'y verraient pas d'inconvénient ("mes armes sont toutes légales, je n'ai rien à cacher, donc, je peux m'enregistrer"). Les rouges ne disaient pas autre chose dans leur initiative: les collectionneurs de bonne foi, expérimentés et compétents, ne verront aucun inconvénient à enregistrer leurs armes.

Mais – on ne le répétera jamais assez: l'enregistrement est toujours la première étape d'un processus qui mène, finalement, à la confiscation. Demandez aux Français qui ont fait enregistrer leurs fusils de chasse à pompe, demandez aux Anglais qui ont fait enregistrer leurs armes de poing…

3. L'exclusion

Le statut et la carte de collectionneur, c'est également un moyen de plus de saucissonner le problème des propriétaires d'armes. Car, une fois certains d'entrer nous munis d'une carte prouvant que nous sommes gentils, apprivoisés, les autres, ceux qui ne sont pas membres d'une organisation de collectionneurs reconnue (ET CELA RESTE POURTANT LEUR DROIT !) pourront être enfin requalifiés comme les dangereux criminels ou criminels en puissance qu'ils sont déjà aux yeux des rouges.

Ils n'auront dès lors plus le droit d'acquérir le moindre pistolet à lapins en invoquant la collection. N'oublions pas ce qu'expliquaient les initiants: un simple "pékin" ne devrait pas avoir d'arme. Seuls les tireurs, chasseurs et collectionneurs le peuvent. Et nous leur donnerions, avec cette carte, un bon moyen de retirer à une bonne partie de la population un droit qui devrait pourtant être inaliénable.

Nous ferions cela, pour avoir le droit de collectionner des Vetterli troués, des mousquetons à la culasse soudée et des épées Empire à la pointe émoussée.

4. Comment débuter ?

Ajoutons un dernier argument: comment débuter dans la collection dans ces conditions ? Pas possible d'acheter une arme sans une carte de collectionneur, pas possible d'avoir une carte de collectionneur sans avoir d'arme. C'est le cercle vicieux que les rouges adorent et qu'ils essayent toujours de nous imposer, par tous les moyens. A titre personnel, je refuse de leur en donner un.

Tireurs et chasseurs ont obtenu un statut, parce qu'ils avaient des organisations représentatives. Ce n'est pas une carte de collectionneur qui manque à ces derniers, c'est une organisation qui fasse réellement le poids devant les autorités. Tant qu'ils continueront à vouloir agir en ordre dispersé, ils pourront – ou non – brandir une carte, ils ne seront pas écoutés. Que les diverses associations de ce pays acceptent de se rencontrer, qu'elles se donnent une organisation faîtière, capable de parler d'une seule voix, suffisamment puissante, et elles auront le poids qu'elles désirent devant les autorités politiques.
 
Source swissguns F.L. 29.03.2011



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08 avril 2011 Le Matin:

Une enquête Vox détaille les profils des votants. Partisans et détracteurs sont étudiés à la loupe.

La position des votants face à l’initiative "Pour la protection face à la violence des armes", le 13 février dernier - refusée à une majorité de 56,3 % - a en bonne partie opposé les sympathisants de la gauche à ceux de la droite et les jeunes aux moins jeunes, selon les résultat de l’analyse Vox de la dernière votation fédérale. La carte des votes a par ailleurs fait apparaître une disparité ville-campagne et entre les régions linguistiques.

Tous les cantons alémaniques (sauf ZH et BS et le Tessin) ont refusé l’initiative alors qu’en Romandie (sauf FR et VS) les cantons l’acceptaient. Le taux de participation, comme toujours, a augmenté avec l’âge. Les célibataires ont nettement moins participé que les mariés/concubins, divorcés/séparés et les veufs, ceci dans l’ensemble de la population et pour tous les âges. Les femmes ne se sont pas plus mobilisées que les hommes, selon l’enquête. Les jeunes ont davantage voté oui que les moins jeunes, mais en moins grand nombre.

Les votants ont été relativement plus nombreux aux pôles politiques, c’est-à-dire chez les sympathisants de l’UDC et des Verts qu’au centre. La participation au scrutin a été élevée avec près de 49 %. Le taux de participation n’a pas été influencé par le fait de détenir une arme à la maison, selon l’analyse, mais tous les membres des sociétés de tir se sont particulièrement mobilisés.

Selon l’enquête, le motif principal des refus a tenu à la volonté de défendre les libertés et responsabilités individuelles contre les interdits que proposait l’initiative. D’autres rejetaient les mesures administratives. L’argument de l’UDC selon lequel les criminels étrangers seraient favorisés n’a pratiquement pas été retenu par les votants, ni d’un côté ni de l’autre. Le danger du fusil à la maison et les effets sur les suicides ont été largement évoqués par les partisans de l’initiative.

L’enquête Vox a été réalisée auprès d’un échantillon représentatif de près de 1500 personnes, avec une marge d’erreur statistique de +/- 2,4 %.

LeMatin.ch & les agences



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29 mars 2011

Statut de collectionneur: danger !

Depuis la votation du 13 février, les collectionneurs d'armes de Suisse ont réalisé qu'à plusieurs reprises, les tireurs et les chasseurs étaient pris en comte par les autorités, mais pas eux, car ils n'avaient pas de statut officiellement reconnu. D'où la tentation d'en réclamer un.

SwissGuns est réticent à la création d'un statut officiel de collectionneur, pour plusieurs raisons.

1. Les conditions

Quand on demande – ou qu'on propose de soi-même de fixer un statut comme celui de collectionneur, on accepte un certain nombre de règles.

Dans plusieurs pays européens, (Allemagne, Belgique, notamment), ce statut est reconnu, mais les collectionneurs doivent répondre à certaines exigences: en Allemagne, par exemple, on leur demande un véritable mémoire sur leur domaine de collection, dont ils ne peuvent s'écarter (un collectionneur d'armes Américaines de la conquête de l'ouest devra renoncer à acheter le superbe Colt 1911A1 qu'on lui propose à un prix irrésistible, parce qu'il n'a pas le droit de posséder une telle arme, avant d'avoir rempli un nouveau mémoire, permettant de le classer comme collectionneur 2e guerre mondiale).; en Belgique – et cela fait râler plus d'un collectionneur suisse -, on peut acquérir un Parabellum 00 sans autorisation particulière… mais attention: une seule cartouche de 7,65 para dans la maison et vous vous retrouvez criminel endurci !

La Suisse est un pays où on fait toujours tout mieux que les autres. Quand nous adoptons une norme européenne, la nôtre est toujours plus européenne que celle qui a été pondue à Bruxelles. Nul doute que les exigences que nos sages concocteront pour les candidats au statut de collectionneur seront les plus élaborées que l'on pourra trouver dans tout le continent.

Par ailleurs, les rouges (j'arrête de parler de "rouges-roses-verts": rouge, c'est plus court et c'et plus exact !), les rouges, qui nous juraient récemment que les collectionneurs n'étaient pas concernés par leur initiative, disaient volontiers, quand on laissait penser qu'on serait peut-être d'accord avec eux, qu'après tout, des armes de collection n'ont pas besoin d'être en état de tir. Non, il n'était pas question d'introduire en Suisse la notion d'armes neutralisées (une arme reste une arme, soumise à autorisation, quel que soit le nombre de trous dans le canon), mais une fois les permis nécessaires obtenus, les examens indispensables passés, les visites domiciliaires effectuées, nous, collectionneurs, ne devrions voir aucun inconvénient à ce qu'on scie percuteurs et culasse, qu'on troue canons et barillets, qu'on soude ce qui doit l'être… et qu'on appose sur une pièce rare un "stempel" "neutralisé" !

2. L'enregistrement

Bien sûr, dans tous les pays qui nous entourent, les collectionneurs doivent enregistrer les armes en leur possession. Et certains, en Suisse, n'y verraient pas d'inconvénient ("mes armes sont toutes légales, je n'ai rien à cacher, donc, je peux m'enregistrer"). Les rouges ne disaient pas autre chose dans leur initiative: les collectionneurs de bonne foi, expérimentés et compétents, ne verront aucun inconvénient à enregistrer leurs armes.

Mais – on ne le répétera jamais assez: l'enregistrement est toujours la première étape d'un processus qui mène, finalement, à la confiscation. Demandez aux Français qui ont fait enregistrer leurs fusils de chasse à pompe, demandez aux Anglais qui ont fait enregistrer leurs armes de poing…

3. L'exclusion

Le statut et la carte de collectionneur, c'est également un moyen de plus de saucissonner le problème des propriétaires d'armes. Car, une fois certains d'entrer nous munis d'une carte prouvant que nous sommes gentils, apprivoisés, les autres, ceux qui ne sont pas membres d'une organisation de collectionneurs reconnue (ET CELA RESTE POURTANT LEUR DROIT !) pourront être enfin requalifiés comme les dangereux criminels ou criminels en puissance qu'ils sont déjà aux yeux des rouges.

Ils n'auront dès lors plus le droit d'acquérir le moindre pistolet à lapins en invoquant la collection. N'oublions pas ce qu'expliquaient les initiants: un simple "pékin" ne devrait pas avoir d'arme. Seuls les tireurs, chasseurs et collectionneurs le peuvent. Et nous leur donnerions, avec cette carte, un bon moyen de retirer à une bonne partie de la population un droit qui devrait pourtant être inaliénable.

Nous ferions cela, pour avoir le droit de collectionner des Vetterli troués, des mousquetons à la culasse soudée et des épées Empire à la pointe émoussée.

4. Comment débuter ?

Ajoutons un dernier argument: comment débuter dans la collection dans ces conditions ? Pas possible d'acheter une arme sans une carte de collectionneur, pas possible d'avoir une carte de collectionneur sans avoir d'arme. C'est le cercle vicieux que les rouges adorent et qu'ils essayent toujours de nous imposer, par tous les moyens. A titre personnel, je refuse de leur en donner un.

Tireurs et chasseurs ont obtenu un statut, parce qu'ils avaient des organisations représentatives. Ce n'est pas une carte de collectionneur qui manque à ces derniers, c'est une organisation qui fasse réellement le poids devant les autorités. Tant qu'ils continueront à vouloir agir en ordre dispersé, ils pourront – ou non – brandir une carte, ils ne seront pas écoutés. Que les diverses associations de ce pays acceptent de se rencontrer, qu'elles se donnent une organisation faîtière, capable de parler d'une seule voix, suffisamment puissante, et elles auront le poids qu'elles désirent devant les autorités politiques.
 
F.L. 29.03.2011


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19 mars 2011:

Le Conseil national se laisse bafouer
 
Début 2009, SwissGuns s'étonnait de la manière dont la Police fédérale interprétait la loi et se permettait même de la réécrire, quand cela l'arrangeait. Il s'agissait de la question de la déclaration des armes d'ordonnance, visée à l'article 42a de la dernière révision de la loi. L'alinéa 2 de cet article stipulait que:

 
2 Ne sont pas soumis à la déclaration obligatoire visée à l’al. 1: 
a. les armes à feu ou éléments essentiels d’arme acquis antérieurement chez un titulaire d’une patente de commerce d’arme;
b. les armes d’ordonnance cédées antérieurement par l’administration militaire.

Pourtant, dans ses brochures, circulaires et autres explications, le DFJP écrivait systématiquement:
 
"les armes d’ordonnance que le propriétaire actuel a reçues de l’administration militaire".

Selon certaines informations, il semble qu'un collaborateur du DFJP à Berne aurait convoqué les chefs des bureaux cantonaux des armes et leur aurait expliqué que les parlementaires n'avaient pas bien compris et que, heureusement, les collaborateurs du DFJP étaient là pour réparer leurs erreurs et remanier le texte de loi dans un sens plus conforme.

Sur le fond, SwissGuns avait demandé à la chef du Département vaudois de la sécurité et de l'environnement, la radicale Jacqueline de Quattro (par courrier simple, puis par courrier recommandé) une prise de position officielle, sans jamais recevoir la moindre réponse.

Sur la forme, informé de cette manière curieuse de l'administration – fut elle fédérale et de police – de réécrire les lois à sa convenance, le conseiller national valaisan UDC Oskar Freysinger avait déposé, en avril 2009, une motion pour demander qu'à l'avenir, l'administration se contente d'appliquer les lois, sans les réécrire à sa convenance.

Réponse du Conseil fédéral en août: il ne s'agit que d'une question "d'interprétation" et de toutes manières, il faut que les propriétaires déclarent ces armes. Ainsi donc, selon le gouvernement, quand un fonctionnaire se permet de réécrire un texte de loi, il ne fait que l'interpréter… enfin, quand le dit fonctionnaire écrit dans le sens désiré par le chef du département concerné (à l'époque Eveline Widmer-Schlumpf). Si le flic fédéral de l'époque avait écrit quelque chose de ce genre:
 
"les privés n'ont pas besoin de déclarer les armes d'ordonnance marquées d'un "P"
(pour privatisé)"…

il aurait sans doute eu quelque problème avec sa patronne.

La patronne du DFJP a changé (c'est maintenant la socialiste Simonetta Sommaruga), mais le discours reste le même. Et la majorité du parlement – une bonne partie de la droite comprise –trouve normal que les textes qu'elle vote puissent être "interprétés", c'est-à-dire réécrits

En effet, la motion a été traitée au cours de la session de printemps, au début de ce mois (séance du 2 mars). Et, il y a trois semaines, Oskar Freysinger a reçu la même réponse que deux ans plus tôt: ce n'est qu'une interprétation, bien normale, puisqu'il faut qu'on déclare.

Peu convaincu, le député revint à la charge, en expliquant que ce n'était pas la question de déclarer ou non qui était en jeu, mais la réécriture d'une loi par un fonctionnaire.

Réponse de Sommaruga: "Ce n'est pas une réécriture, c'est une interprétation, même si elle ne vous plait pas".

Une fois de plus, un membre du gouvernement se permet faire une déclaration à l'évidence fausse: "cédées antérieurement" qui devient: "que le propriétaire actuel a reçues". Et le plus grave, c'est que le parlement abonde dans ce sens: la motion Freysinger a été repoussée par 101 voix contre 64. 

Le tableau du vote nominatif montre que le groupe UDC a voté oui en bloc, que 3 radicaux-libéraux ont été d'accord (l'Argovien Philipp Müller, le St-Gallois Walter Müller et le Bernois Pierre Triponez) que 11 PDC ont également voté oui (Viola Amherd (VS), Luc Barthassat (GE), Pirmin Bischof (SO), Jakob Büchler (SG), Christophe Darbellay (VS), Ida Glanzmann-Hunkeler (LU), Brigitte Häberli-Koller (TG), Arthur Loepfe (AI, Pius Segmüller (LU) et Reto Wehrli (SZ) ) et que le reste de la droite s'est couchée… comme d'habitude. 

Il faudra s'en souvenir, quand des gens comme Charles Favre (VD), Christian Lüscher (GE) ou Dominique de Buman (FR) quémanderont nos voix.
 
F.L. 19 mars 2011
 
PS: L'ironie, c'est que de toutes manières, il n'a jamais été nécessaire de déclarer les mousquetons, car aucune sanction n'était prévue pour renforcer l'application de l'article 42a.


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31.01.2011



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En ligne janvier 2011 | Bernard Wicht

Le „port d’arme citoyen“ et le nouvel équilibre de la terreur


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Le blog de Béatrice Fuchs TG


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24 janvier 2011

Direction de la campagne „Non à l’initiative sur les armes“ - c/o Hans-Peter Wüthrich Education GmbH - Hauptstrasse 122 - 8272
Ermatingen

Le Comité interpartis contre l’initiative sur les armes intensifie ses activités d’information

Scepticisme croissant envers l’initiative sur les armes

Le Comité interpartis contre l’initiative sur les armes a pris connaissances des résultats des
derniers sondages et de l’augmentation constante des voix qui s’y opposent. Le comité renforcera
encore ses efforts d’information en phase finale de la campagne de votation afin d’obtenir, le 13
février, une majorité du peuple et des cantons contre la dite initiative.

Berne, 14 janvier 2011 – Les arguments émotionnels avancés par les initiateurs ont obtenu l’effet
médiatique attendu. Mais on se rend de plus en plus compte que cette initiative trompeuse, issue des
milieux de la gauche, est absolument inefficace pour améliorer la sécurité en Suisse. Cette semaine, la
conseillère fédérale Sommaruga a relevé sans équivoque : « Ceux qui croient qu’avec l’acceptation de
l’initiative, les femmes ne seront plus menacées et que les suicides par arme diminueront massivement se
trompent. »

Il est d’autant plus important de démasquer avec ténacité les promesses vides de sens des initiateurs
dans les semaines à venir. La loi sur les armes et ses adaptations relatives aux armes d’ordonnance
actuellement en vigueur ont minimisé leur usage abusif à des fins criminelles. C’est à tort que les
initiateurs suspectent à grand frais les citoyennes et citoyens suisses de criminalité latente.

La décision tombera aux urnes et non par des sondages spécieux faits avant la votation. En accord avec
Le Conseil fédéral et le Parlement, le comité interpartis est résolu de causer une défaite claire et nette à
cette initiative onéreuse mais inutile.

Comité interpartis contre l’initiative sur les armes

Dora Andres
Présidente de
l’Association contre l’initiative sur les armes
Mobile: 079 344 66 44
Email: dora.andres@bluewin.ch

Jakob Büchler, Conseiller national
Coprésident du
Comité interpartis contre l’initiative sur les armes
Mobile: 079 230 67 26
Email: buechler@linth.ch

www.initiativearmes-non.ch


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Les illusionnistes de la cyber-guerre


A nouveau un excellent papier de Ph. Barraud dans

www.commentaires.com

3 janvier 2011 | Catégorie: suisse

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L’arme d’ordonnance à la maison, marque de civilisation


21 janvier 2011 | Catégorie: suisse


OLIVIER DELACRETAZ *


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Communiqué de presse de "La vérité sur les armes"

Aux représentants des médias

Le 15 janvier 2011

Avec l’initiative POUR LE DESARMEMENT DU PEUPLE SUISSE, appelée pudiquement «Pour la protection
face à la violence des armes»

L’homme violent restera dangereux, le criminel restera armé.

Le comité romand La vérité sur les armes s’oppose à l’initiative fallacieusement intitulée «Pour la
protection face à la violence des armes». Il s’engage pour le maintien des droits de tous les possesseurs
d’armes – tireurs, chasseurs, collectionneurs ou professionnels de la sécurité, et dénonce les mensonges et
les manipulations des initiants. Le comité recommande de voter NON le 13 février prochain.

Les partisans de l’initiative contre les armes jouent sur l’émotion suscitée par les suicides et les homicides
commis au moyen d’armes à feu. Les derniers chiffres de l’Office fédéral de la statistique (OFS) ont démontré de
manière irréfutable que les décès par arme à feu ne cessent de diminuer (de 466 en 1998 à 259 en 2008, dont
239 suicides), réduisant ainsi à néant les arguments des initiants. Refusant de voir la réalité en face, ces derniers
expliquent cette évolution par la fonte des effectifs de l’armée. Or les armes de service ne représentent qu’une
petite partie des armes détenues par les citoyens suisses. La diminution des armes d’ordonnance, à elle seule,
ne peut donc pas avoir eu un tel impact sur les statistiques!

Cet exemple montre comment les initiants manipulent les faits et les chiffres. Contrairement à leurs dires,
l’initiative n’augmentera pas la sécurité. La personne décidée à en finir trouvera toujours un moyen, avec ou sans
arme à feu. En revanche, le criminel restera armé, alors que les citoyens honnêtes et respectueux des lois seront
désarmés. L’initiative aggravera l’insécurité au moment où les frontières sont laissées grandes ouvertes.
Les initiants affirment que les droits des tireurs, chasseurs et collectionneurs seront préservés. C'est faux! En
faisant dépendre le droit de posséder et de tirer avec une arme à feu d’une clause du besoin et de conditions de
capacité, ils ouvrent la porte à l’arbitraire et à toutes les restrictions imaginables! Qui sera jugé vraiment
digne, aux yeux de personnes opposées par principe aux armes, de posséder une arme, de tirer ou de chasser?
Lorsque l’on voit que le comité d’initiative est composé pour une large part de personnalités, de partis et
d’organisations opposées à l’armée et qui crient à la bavure à chaque fois qu’un policier fait usage de son arme,
on peut d’ores et déjà prévoir que leur victoire serait un nouveau pas vers le démantèlement de l’armée,
voire le désarmement de la police.

Le comité La vérité sur les armes recommande de ne pas céder à l’émotion et de voter NON à l’initiative
contre les armes qui porte une nouvelle atteinte aux droits fondamentaux des Suisses. Après les armes, que va-ton
encore interdire? Le ski, la montagne, les motos, les chevaux, les cordes, les briquets?

Comité La Vérité sur les armes
www.laveritesurlesarmes.ch

Personnes de contact :

Leutenegger Frank tél. 021-907. 60. 21
Muller Marc-Philippe tél. 076-337.70.24
Meylan Yannick, tél. 079-667.42.14


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22 janvier 2011

Des nouvelles du front:

Les initiants se trompent de cible et tirent sur les alliés. Des milliers de citoyens blessés ! heureusement aucun mort à déplorer pour le moment !

Non le 13 février 2011, pour la simple et bonne raison qu'il faut être sûre de sa cible ! (règle de sécurité n°4)





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le 20 janvier 2011

Excellent article de swissinfo.ch




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RSR journal de 17h00 14 janvier 2011

Mobilisez vous, nous avons besoins de vos voix contre cette initiative.


L'initiative fédérale de la gauche "Pour la protection face à la violence des armes" pourrait passer la rampe le 13 février. Selon un sondage de l’Institut gfs réalisé pour le compte de la SSR, 52% des sondés voteraient oui contre 39% non. Les indécis sont encore 9%.


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Renaud Michiels - le 13 janvier 2011, 22h49
Le Matin


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13 janvier 2011

Bon article dans l'Hebdo d'aujourd'hui !


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13 janvier 2011 dans Le Temps:

L’INITIATIVE SUR LES ARMES EST UNE DANGEREUSE ILLUSION

La loi suisse sur les armes actuellement en vigueur prévoit que «le droit d’acquérir, de posséder et de porter des armes est garanti dans le cadre de la présente loi.» La possession privée d’armes est donc reconnue comme un droit, même si la loi prévoit des limitations. L’initiative «Pour la protection face à la violence des armes», soumise au peuple le 13 février 2010, vise un renversement complet de cette perspective. Elle prévoit en effet que «quiconque entend acquérir, posséder, porter, utiliser ou remettre une arme à feu ou des munitions doit justifier d’un besoin et disposer des capacités nécessaires».

Ainsi, alors que dans la loi actuelle une personne peut acquérir une arme à moins qu’une raison ne s’y oppose, notamment si elle est «enregistrée au casier judiciaire pour un acte dénotant un caractère violent ou dangereux» (art. 8 LArm), dans la logique de l’initiative, une personne n’a a priori aucun droit d’avoir une arme. Ce ne serait plus à l’Etat de prouver qu’elle est trop dangereuse pour avoir une arme, ce serait à elle de prouver qu’elle mérite ce privilège. Car c’est bien d’un privilège qu’il s’agirait, et non plus d’un droit, l’acquisition d’armes étant subordonnée à la justification d’un «besoin», autrement dit à une autorisation nécessairement arbitraire.

Cette notion de «besoin» est fondamentalement problématique: comment en effet prouver un besoin de posséder une arme? Les partisans de l’initiative affirment que les tireurs sportifs et les collectionneurs ne seraient pas concernés, que la loi reconnaîtrait leurs hobbies comme des besoins. Mais alors, qui donc serait concerné par cette initiative? Car la notion de collection ou celle de tir sportif sont très vastes. Tirer sur une cible est en soi un sport, quel que soit le degré d’assiduité ou d’aptitude de celui ou celle qui le pratique. Il faut donc prévoir, tôt ou tard, que la notion de besoin sera interprétée de façon restrictive: peut-être faudra-t-il être un tireur accompli participant à des compétitions pour être considéré comme «tireur sportif». Peut-être faudra-t-il avoir une collection digne d’un musée pour être considéré comme «collectionneur». Mais quid de la personne qui souhaite commencer une collection, quid de celle qui désire commencer le tir sportif?

Certains des initiants admettent que leur but réel est encore davantage de restrictions, ce qui serait cohérent avec leurs arguments. Car si (1) les armes sont des objets intrinsèquement dangereux, (2) les interdire de façon efficace est possible et (3) utiliser des armes pour se défendre en cas d’agression n’est jamais légitime, alors l’argument d’une «collection» ne fait certainement pas le poids face à celui de la sécurité publique.

(1) Une arme est un objet inanimé, qui peut être dangereux lorsqu’il est utilisé à mauvais escient ou sans égard pour les règles de sécurité – tout comme une voiture ou un couteau de cuisine. Ainsi, les armes à feu, dont le nombre en Suisse est estimé à plusieurs millions, ont été utilisées en 2008 pour commettre seulement 11% des homicides, 7% des brigandages, 0,4% des lésions corporelles et 0,0045% des vols (Statistique policière de la criminalité). Même pour le suicide, argument tant utilisé par les initiants, les armes ne concernent qu’un quart des cas.

(2) Lorsque les armes sont interdites, le marché noir devient florissant. En Grande-Bretagne, où les armes à feu sont interdites à de très rares exceptions près depuis 1997, le nombre de personnes blessées ou tuées chaque année par arme à feu n’a cessé d’augmenter depuis. Après six ans d’interdiction seulement, en 2003, les crimes impliquant une arme à feu avaient ainsi doublé par rapport à 1997. Même dans les rares cas de crimes graves commis avec arme à feu en Suisse, il s’agit souvent d’armes qui sont déjà détenues illégalement, par exemple par des bandes armées venant en Suisse commettre des braquages depuis la France… où les armes sont encore plus légiférées!

(3) La légitime défense étant reconnue par le droit suisse, il n’est pas impensable qu’une personne puisse utiliser une arme pour préserver sa vie ou celle de ses proches lorsqu’elle est victime d’une agression à son domicile. En ce qui concerne le port d’arme dans les lieux «accessibles au public», un permis de port d’arme est actuellement nécessaire, délivré lorsqu’une personne «établit de façon plausible qu’elle a besoin d’une arme pour se protéger ou pour protéger des tiers ou des choses contre un danger tangible» (art. 27).

La façon extrêmement restrictive dont cette «clause du besoin» est interprétée (aucun permis accordé à des particuliers dans certains cantons) devrait servir d’avertissement sur les conséquences possibles d’une clause similaire pour le permis d’acquisition. La loi actuelle, loin d’être trop laxiste, est déjà suffisamment restrictive, prévoyant un contrôle de chaque transaction et un fichage des propriétaires d’armes dans des registres cantonaux. La rendre encore moins libérale dans le but de renforcer la sécurité serait illusoire, voire contre-productif.




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Nous sommes en train de perdre


Le sondage qui tue vient de sortir. Publié dans le Blick, l'étude Isopublic montre qu'aujourd'hui, l'initiative anti-armes recueillerait 45% de oui et 34% de non. 21% de l'électorat restent indécis.

Le sondage apporte encore quelques précisions: la Suisse romande vote l'initiative, plus franchement que la Suisse alémanique. Les villes votent l'initiative, pas la campagne. Et surtout, les femmes votent majoritairement l'initiative (52%).

Nous sommes en train de perdre et c'est notre faute ! En effet, si plus d'une femme sur deux veut notre perte, il faut conclure que certaines femmes de collectionneurs, certaines femmes de tireurs, certaines femmes de chasseurs la veulent. 

Les arguments des initiants sont simples: lutter contre le suicide, lutter contre la violence domestique, augmenter la sécurité publique.

Nous savons que l'accès aux armes (légales) ne change rien en ce qui concerne les suicides (les chiffres prouvent que "moins d'armes = moins de suicides" est une utopie). Nous savons que l'accès aux armes (légales) ne change rien en ce qui concerne la violence domestique (à 95% le fait d'immigrants, à l'aide d'armes illégales). Nous savons que, loin d'améliorer la sécurité publique, l'initiative ne peut qu'augmenter l'insécurité de nos villes (les pays qui nous entourent, avec le genre de loi que veulent les initiants, nous le montrent bien).
 

Avez-vous fait quelque chose ?


Alors, posez-vous la question: avez-vous vraiment fait l'effort d'expliquer les enjeux de cette votation ("ouaf, une de plus… et alors ?") à vos épouses, à vos sœurs, vos mères, vos filles, vos amies.

Celles qui disent oui à l'initiative (52%, plus d'une sur deux… donc vous en connaissez forcément !) ne savent pas qu'elles votent pour priver les dernières personnes honnêtes de ce pays de leur droit de défendre les leurs, qu'elles votent pour encourager des gens qui refusent nos valeurs à perpétuer des coutumes inadmissible (le fameux "crime d'honneur" notamment, presque toujours commis avec une arme importée illégalement), qu'elles votent pour livrer nos rues à la pègre violente importée (la "racaille", disent certains, qui n'ont pas peur des mots), qui devient de plus en plus audacieuse, puisque Schengen et nos politiciens angélistes leur ouvrent grand nos frontières.

Elles ne savent pas tout cela, mais vous, vous le savez déjà. Le leur avez-vous dit ? A l'évidence pas assez !

A 5 semaines de la votation, il n'est plus de mise de faire des ronds de jambe. Alors: Remuez-vous le … ! Faites quelque chose, au lieu de féliciter chaleureusement ceux qui agissent. Et n'oubliez pas que ceux qui luttent en première ligne ont besoin d'un soutien financier.

Jusqu'ici, une quinzaine de personnes ont versé quelque chose sur le CCP de la "Vérité sur les armes" (CCP 12-347925-3). Je pensais, naïvement, qu'il y en aurait des milliers. 

Si cette initiative passe, devant les halles vides des bourses aux armes de Lucerne en avril prochain, de Lausanne, en décembre prochain, il y aura ceux qui pleureront des larmes de rage et ceux qui pleureront (ou devraient pleurer… à mon avis, ils sont trop c… pour ça) des larmes de honte.

 

F.L. 9 janvier 2011


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L’UDF dit non à l'initiative



Voici le communiqué reçu ce 8 janvier de l'UDF:

 

(Olten/SO, le 8 janvier 2011). Les délégués de l’Union Démocratique Fédérale (UDF), réunis aujourd’hui en assemblée nationale à Olten, ont pris position sur l’objet de votation fédérale du 13 février prochain.


Un débat contradictoire a eu lieu entre le Dr. Christian Bernath (Thalwil/ZH, pour l’initiative) et la conseillère nationale et Dr. Yvette Estermann (UDC/LU, contre l’initiative). Le débat a porté tant autour de questions éthiques que pragmatiques.

Pour une minorité de délégués, le lien de causalité entre suicides et armes à feu est incontestable. Le fait de détenir une arme à feu est propice aux délits de violences. Il convient par conséquent de restreindre au maximum la détention d’armes à feu, l’initiative exigeant qu’il y ait une preuve du besoin de posséder une arme à feu et de la capacité à la manipuler.

La majorité des délégués est consciente que chaque suicide est de trop. Elle considère néanmoins qu’il est préférable de s’en prendre aux causes du suicide, en donnant de l’espoir aux personnes en détresse, plutôt que d’entrer dans une hystérie sécuritaire collective qui aurait pour but de bannir définitivement toute arme sur le territoire suisse. Une grande partie des drames familiaux se produisent à l’arme blanche, et non pas à l’arme à feu. Il faudrait dès lors abolir également les premières, ce qui est irréaliste. L’initiative n’aurait donc que peu d’influence sur le taux de suicide. Il faut par ailleurs tenir compte du principe de proportionnalité : le dispositif bureaucratique prévu par l’initiative serait colossal et ne permettrait pas de lutter efficacement contre la détention d’armes illégales. Et enfin, le fait de retirer l’arme de service aux soldats serait un acte de défiance de l’Etat à leur encontre.

Les délégués ont ainsi décidé, par 54 voix contre 12, sans absentions, de dire non à l’initiative.


source: http://www.swissguns.ch/


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Parfois, il vaut mieux rire que pleurer sur nos malheurs.... Couleur3, à l'instar de la majorité de notre presse est de gauche, mais ils ont tout de même des humoristes sympas. 

Pour un bon moment d’auto-dérision, à écouter absolument, c’était l’émission de mercredi 05 janvier !


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24 Heure AP | 04.01.2011 | 13:47


Sondage votez maintenant !!!

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30.12.2010

La Fédérération des médecins suisses (FMH) entend empêcher 100 suicides par an à l'aide de l'initiative du GSsA. Pour arriver à ce nombre de 100, ils se basent sur les statistiques de l'OFS publiées récemment. Le initiants soutiennent mordicus que 8% des 1313 suicides sont perpétrés à l'aide d'une arme de service, ce qui en effet représente environ 100 morts par an. Mais cela est FAUX, les 8% représentent la part de suicides à l'aide d'une arme d'ordonnance par rapport aux suicides à l'aide d'une arme à feu ! Si l'on fait le calcul, d'après les donnnées de l'OFS : 18,2% de 1313 = 239 suicides par an avec une arme à feu. DANS ces 239 suicides, 8% sont perpétrés à l'aide d'une arme de service, ce qui signifie 19 morts par an, soit 1,4% du total !! Mais de quoi parle-t-on ??


Débat sur l'initiative contre la violence des armes... 
Jacques Neirynck manque cruellement d'arguments face à Martine Brunschwig Graf que nous remercions vivement pour son engagement.


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Tribune de Genève du 29.12.2010


Les armes à feu tuent moins


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TSRinfo.ch


La violence liée aux armes est en baisse en Suisse

Les armes rendues volontairement aux arsenaux

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Les armes à feu de moins en moins utilisées

Str: Pour les suicides - L’initiative "contre les armes" sans appui statistique

Berne (AP) Les statistiques amènent de l’eau au moulin des adversaires de l’initiative "pour la protection contre la violence des armes" qui passera devant le peuple en février prochain. Selon les partisans de l’initiative "de nombreuses études" démontreraient que la probabilité des suicides et des homicides augmente avec une plus grande disponibilité des armes à feu. Or cette affirmation n’est pas vérifiée - elle est même clairement contredite - par les chiffres publiés mardi par l’Office fédéral de la statistique (OFS) et qui concernent les quinze dernières années.

Str: Diminution du nombre des suicides

De 1995 à 2008, le nombre des suicides enregistrés a diminué de 1419 à 1313, soit d’environ 7,5 %, et celui des suicides par armes à feu de 392 à 239. En pourcentage du total des suicides, ceux commis avec une arme à feu ont passé de 28 à 18 %. S’agissant tout au moins des suicides, la disponibilité d’armes à feu ne semble donc pas jouer de rôle significatif pour les 15 dernières années.

Rapporté, pour 2008, au nombre total des décès, celui des suicides représente environ 2 %. Cette proportion n’a guère évolué au cours des quinze dernières années, selon les chiffres de l’OFS. Par ailleurs, le nombre total des décès dûs à des armes à feu a également diminué de 1995 à 2008, passant de 436 à 259, soit un recul de près de 40 %. Le nombre des décès de femmes dûs à des armes à feu a quant à lui passé de 36 à 13, soit une diminution de près de deux tiers.

S’agissant des suicides par arme à feu, c’est presqu’exclusivement une affaire d’homme puisque 231 ont été enregistrés pour leur compte en 2008 alors que seules 8 femmes ont utilisé ce moyen, soit près de trente fois moins. L’argument de l’initiative selon lesquel la sécurité des femmes serait méliorée avec la confiscation de la plupart des armes ne peut dès lors pas s’appuyer sur l’évolution de la statistique.

Str: Modes

Si le nombre de suicides des hommes est en lente baisse depuis 15 ans, celui des femmes reste toutefois relativement stable autour de 400. Le mode opératoire qui a le plus nettement augmenté est celui de l’empoisonnement, généralement par des médicaments. De 235 cas en 1995, on est passé à 395 en 2008 avec une progression de 119 à 208 chez les femmes, soit près de la moitié des cas de suicide. Pour les hommes, l’empoisonnement n’est choisi qu’une fois sur cinq alors que les armes comptent pour près de 30 % (2008) et la pendaison un peu moins de 25 %. Alors qu’un suicide de femme sur 20 (5,5 %)était commis en 1995 avec une arme, cette proportion s’est abaissée à moins de 2 %.

Au chapitre des homicides avec des armes à feu, y compris les tentatives, l’OFS a enregistré en 2009 55 infractions dont trois seulement avec des armes dites longues, le reste étant représenté par des armes de poing. 


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Vendredi matin 10 décembre 2010. Les nouvelles…
- Collonge-Bellerive (GE): des malfaiteurs ont attaqué à l'arme lourde (la police pense à des Kalachnikov) une banque jeudi peu avant 18h. ont réussi à prendre la fuite sans butin…
- Valais: un Suisse de 31 ans a été blessé au couteau par un Serbe de 21 ans mardi soir peu avant minuit devant un bar à Monthey. Suite à une dispute, le jeune demandeur d’asile est parti chez lui chercher une arme blanche, puis est revenu sur place et a asséné deux coups dans le dos de son adversaire…
- Lausanne: le juge d'instruction a inculpé quatre jeunes au terme de son enquête sur la rixe qui avait opposé une demi-douzaine de jeunes en janvier dernier. Pour un "regard", des jeunes Dominicains avaient attaqué au couteau un jeune Français et un jeune Suisse…

L'initiative ne s'attaque-t-elle pas aux mauvais problèmes ? 

Assurément ! 

Votez NON le 13 février 2010.


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11.12.2010

L'effet papillon de canal + 

L'open carry aux USA


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07.12.2010

Lire aussi le petit article au milieu à gauche !!!




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06.12.2010

Madame Sommaruga lance la campagne contre l'initiative sur les armes

Simonetta Sommaruga a lancé ce lundi la campagne gouvernementale en vue de la votation du 13 février. La nouvelle ministre de justice et police a dû recommander le rejet de l'initiative "pour la protection face à la violence des armes" soutenue par son propre parti, le PS.

Le texte veut rendre obligatoire l'entreposage des armes d'ordonnance dans des locaux sécurisés et interdire la conservation des fusils d'assaut après la fin de obligations militaires. Il exige aussi la création d'un registre national des armes à feu, l'interdiction de détention d'armes à feu automatique et de fusils à pompe ainsi qu'une définition plus stricte du permis de port d'arme.

Le Conseil fédéral prend la question très au sérieux, a souligné Mme Sommaruga. Tout doit être fait pour protéger la population contre les risques, selon elle. Le gouvernement estime toutefois que la loi actuelle suffit et que l'initiative éveille des attentes qu'il sera vraisemblablement impossible de concrétiser.

Plusieurs mesures ont déjà été prises, a détaillé la ministre. Il n'est ainsi plus possible de prendre des munitions de guerre à domicile et les armes peuvent être déposées sur une base volontaire à l'arsenal. Et d'autres mesures vont bientôt suivre.

L'initiative est soutenue par le PS, les Verts, plusieurs partis de jeunes, les syndicats, le Groupe pour une Suisse sans Armée (GSsA), des organisations pour la paix ou féminines, les Eglises et des associations de prévention du suicide.

(ats)


" Notre question est: Pourquoi tous ces groupements qui apportent leur soutien à cette 

initiative, ne se sont-ils pas documentés précisément avant d'engager leur image dans une 

pareille illusion remplie d'incohérences ? "



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Meylan Yannick,
13 mai 2013 à 11:40
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Meylan Yannick,
13 mai 2013 à 11:36
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Meylan Yannick,
13 mai 2013 à 11:41
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Meylan Yannick,
26 mai 2016 à 08:51
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Meylan Yannick,
1 mars 2013 à 05:58
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Meylan Yannick,
31 août 2013 à 05:20
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