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L'initiative du mensonge et de la honte

L'initiative du mensonge et de la honte

Le parti socialiste lance ce lundi son initiative pour que les fusils et pistolets de service retournent à l'arsenal. Le parti, nous expliquent ce dimanche 2 septembre le Matin et le Blick, devrait trouver un large soutien auprès des 66% de la population qui se disent opposés à la détention d'armes à domicile.

Le sondage du Blick est amusant, car nous avions eu l'occasion, à l'époque de sa parution (dans la version internet) de nous étonner de chiffres qui montraient que plus de 70 % des lecteurs qui s'étaient manifestés voulaient conserver leur arme militaire, accompagnés de commentaires rédactionnels qui affirmaient le contraire.

L'initiative veut imposer les mesures suivantes :

- Armes militaires à l'arsenal. Les militaires laissent leurs armes dans les arsenaux, entre les cours de répétition. Plus d'un trouvera l'idée avantageuse, dans une armée qui a oublié ses missions et qui ne trouve plus moyen de motiver ses troupes.


Les conséquences sont évidentes : les tirs obligatoires seront accomplis pendant le service (ce serait trop compliqué de leur demander d'aller chercher leur arme à l'arsenal – pas forcément le plus proche – pour faire un tir que la plupart considèrent comme une corvée). Et comme les tirs se feront pendant le service, il ne sera plus nécessaire de subventionner à grands frais des sociétés de tir pour cette formalité qui ne tardera d'ailleurs pas à disparaître (qui a besoin, au 21e siècle, d'un soldat sachant tirer ?). Disparition programmée, donc, de ses sociétés, sources de nuisances sonores et sécuritaires.
- Les armes ne sont plus remises aux citoyens qui sont libérés du service. Ceux qui les ont déjà devront faire la preuve "qu'ils s'en servent encore avec précaution pour la chasse ou le tir sportif par exemple" (Matin, 2 septembre). 
- Les personnes qui désirent posséder une arme civile devront apporter les mêmes preuves. 
On sait ce que la preuve du besoin a fait du droit "inaliénable" des Suisses à porter des armes (garanti par l'article 3 de la LArm). 
- Enregistrement centralisé de toutes les armes… une mesure qui aurait suffi, selon l'écomenteur Josef Lang, à empêcher le drame de Zoug, en 2001. Ce qui aurait pu empêcher ce massacre, cela aurait peut-être été l'application de la loi en vigueur, qui devait interdire à un individu visiblement dérangé, qui avait déjà publiquement menacé plusieurs personnes en brandissant des armes, d'en acheter de nouvelles. Mais on a préféré laisser faire et exiger ensuite des mesures plus efficaces. Stop. Reprenons : Lang et ses amis estiment plus efficace de recenser et de localiser les armes, que d'en interdire la possession à des cinglés. Mmmm.. bien sûr !


- L'initiative prévoit également que la Confédération appuie les cantons dans l'organisation de collectes d'armes à feu. L'article de Christian Dorer, du "SonntagsBlick" explique même qu'en Finlande, on offre 50 fr. pour de vieilles carabines (Swissguns planifie un voyage d'agrément en Finlande). Nul doute que les propriétaires d'armes suisses sauteront sur cette occasion de se débarrasser de ces horreurs qui encombrent leurs armoires !Swissguns augmente la prime

Ainsi donc, on estime que les vieilles carabines valent 50 fr. et que l'Etat devrait les payer ce prix là.

Swissguns ne lésinera pas pour la sécurité publique : nous payerons systématiquement 10 fr. de plus que la Confédération pour toute arme que les citoyens conscients nous amèneront*.

* Méfiez-vous de ceux qui ne manqueront pas d'offrir plus : on ne peut leur faire confiance, comme à l'Etat ou à Swissguns !

La Suisse plus sûre

"La Suisse va enfin devenir plus sûre", s'exclame une des initiants, la socialiste bernoise Evi Alleman. 

Personne n'en doute. Surtout pas les Anglais, qui ont appliqué les recettes socialo-écolo-fémino-pacifico-(censuré) de cette initiative il y a tout juste 10 ans.: 37 % d'augmentation de la population carcérale, hausse de la criminalité armée de 73%.

Ajoutons la condamnation systématique (par de la prison ferme, bien sûr) de toute tentative d'un citoyen honnête de défendre sa vie ou celle de ses proches… de sa femme, de ses enfants, l'abandon de tout comportement, manifestation ou signe apparent pouvant entraîner l'ire des destructeurs de notre société (signes religieux chrétiens interdits dans les bâtiments publics et les écoles, arbres de Noël retirés des magasins, retrait des librairies de "Tintin au Congo". Ajoutons encore la bienveillance active de l'Etat britannique envers les plus acharnés à le détruire (les imams qui prêchent la violence islamistes reçoivent une protection policière) et 

En bref, tolérance zéro pour tout ce qui pourrait rappeler l'existence de notre civilisation et tolérance absolue pour tout ce qui veut la détruire. C'est ce que veulent aujourd'hui les socialistes suisses, les écologistes suisses, quelques femmes (méritent-elles encore ce nom) et quelques nostalgiques de la religion gauchiste des années 60.

C'est ce que nous ne voulons pas. Et il faudra le leur montrer.

Les chiffres "oubliés"

Les initiants avancent des chiffres terribles – que la presse a systématiquement repris, sans jamais les vérifier : 2,3 millions d'armes à feu en Suisse et 300 morts par an à cause des armes à feu.

Nous avons à plusieurs reprises estimé dans ces colonnes le nombre d'armes en circulation en Suisse. Ce chiffre de 2,3 millions ne correspond absolument à rien. Il est sorti du songe d'une socialiste neuchâteloise ou vaudoise. 

L'armée fournit environ 800'000 armes, entre armes d’ordonnance actuelle et armes privatisées (les fusils d'ordonnance 1911 et précédents, de même que les revolvers ne sont pas comptabilisés).

Tireurs et chasseurs suisses en emploient environ 600'000.

Les collectionneurs en possèdent entre 1 et 3 millions (comptons en 2 pour simplifier).

Impossible de dire combien d'armes se trouvent encore en mains privées pour d'autres motifs (héritage, protection personnelle, etc.)… peut-être 100'000.

Au total, cela nous donne 3,5 millions d'armes en circulation en Suisse.

Les homicides avec armes à feu se montent chaque année en Suisse à moins d'une centaine (dont plus de 50 % commis et subis par les 20 % d'étrangers qui vivent en Suisse). Et les suicides avec armes à feu – CONTRAIREMENT A CE QU'AFFIRMENT MENSONGEREMENT LES INITIANTS ET LA PRESSE  ne représentent que 11% du total (chiffres officiels donnés ce printemps au Conseil national par le conseiller fédéral Christoph Blocher).

On est loin de ces 300 "victimes des armes" qu'on nous serine. Il y en a vraiment marre de ces mensonges qui ne visent qu'à faire disparaître la Suisse que nous aimons, pour la remplacer par la République socialiste helvétique qu'appellent de leurs vœux ceux qui se présentent sur les listes rouges, roses et vertes, aux élections de cet automne. 

Nous sommes environ 165 '000 tireurs, environ 150'000 chasseurs et environ 700'000 collectionneurs en Suisse. Nous pouvons, nous devons leur barrer la route.

F-L, 2 septembre 2007

 

L'insulte !

Et on ose critiquer l'affiche du "mouton noir" de l'UDC ? Celle que propose le comité d'initiative est une honte absolue, une insulte sanglante à tous les citoyens suisses qui ont accompli leurs devoirs militaires, sans jamais mettre la sécurité de quiconque en danger. Ainsi donc, il est inadmissible de vilipender un mouton noir, parce qu'il ne faut jamais dire le moindre mal de quoi que ce soit de noir. En revanche, assimiler les propriétaires d'armes à des monstres sanguinaires est tout à fait légitime.

Parti socialiste, associations féministes, écologistes et autres font là la basse politique qu'ils reprochent aux autres. 

Cette boue rouge ne doit pas être tolérée.

 



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