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Réflexion

Contre la violence des armes?

Définition simple et claire? Simpliste me semblerait plus juste et pour ce qui est de la
clarté on pourrait y redire.

Le mot violence vient du latin vis qui signifie force.

La définition en est la suivante :

Force exercée par une personne ou un groupe de personnes pour soumettre,
contraindre quelqu'un ou pour obtenir quelque chose.

On peut remarquer qu'il n'y a aucune référence éthique dans cette définition. Ensuite
on parle souvent pour l'Etat de son monopole de la violence légitime, il existe donc
une violence légitime et une violence illégitime. Qu'est-ce qui va les différencier? Le
ou les buts recherchés par cette violence.

Par exemple on assomme une personne:

- Pour en abuser sexuellement
- Parce qu'elle essayait d'abuser sexuellement de nous-mêmes ou d'une tierce
personne.

On pourrait développer le sujet mais ce ne serait pas forcément productif. La
définition citée plus haut est suffisamment claire par elle-même. Il s'agit d'obtenir
quelque chose par la force. Préserver notre intégrité physique ou psychique peut
parfois nécessiter de la force.

La perception de la violence devrait donc toujours être faite en fonction du contexte.

Le contexte est ici la violence illégitime liée aux armes. En effet les armes par elles-
mêmes sont incapables de violence.

ci-dessous un extrait du rapport du bureau de la statistique suisse sur la criminalité.

Infractions de violence
Pour obtenir une pondération des diverses infractions de violence, on a procédé à une distinction
sommaire entre violence grave et violence d’intensité moyenne. La part des infractions de violence
graves atteint 3% en 2009. Parmi celles-ci figurent les homicides (51 homicides/185 tentatives
d’homicide), les lésions corporelles graves (524), les viols (666) et les actes de brigandage selon l’art.
9
140 al. 4 (43). Si 23% des homicides sont commis avec une arme à feu et 44% avec une arme
blanche,
la majorité des lésions corporelles graves (57%) résultent d’une pure violence physique.
Pour les infractions de violence d’intensité moyenne, on recense, par ordre de fréquence, les voies de
fait (13’596), les lésions corporelles simples (9787) et le brigandage (3487). Mais la police enregistre,
de plus en plus souvent, des cas de menaces de violence, constitutifs du délit de menaces au sens
du
code pénal (11’686).

Il a été possible de chiffrer pour la première fois, sur le plan national, le nombre d’infractions dans le
domaine de la violence domestique. En 2009, 16’349 infractions commises dans le cadre familial ont
été enregistrées, 77% d’entre elles ont eu lieu entre partenaires. Comme ces infractions n’aboutissent
pas toujours à une dénonciation policière dans tous les cantons et que certaines sont ignorées pour
des raisons liées aux techniques d’enquête (p

Il est intéressant de noter que sur 51 homicides, 33% ont été commis avec autre
chose qu'une arme à feu ou une arme blanche (un économe de la migros est une
arme blanche).

On arrive donc pour un nombre d'armes évalué en Suisse à 2,5millions, à 14
homicides par an. Ce seront toujours 14 homicides de trop, mais cela correspond à
un pourcentage de 0.00056%.

Si on prend en compte le nombre de voitures, ou de personnes qui fument, en les
estimant similaires au nombre d'armes en circulation, on obtient les chiffres suivants.

Pour le tabac, l'OFS estime à 9000 le nombre de décès liés à la fumée, soit 0.36%

Pour les voitures, en 2007 164 décès, soit 0.00656%

Le nombre de décès annuels tourne autour de 60'000 par an selon l'OFS.

On peut donc difficilement considérer les armes comme un risque majeur de décès
dans notre pays.

Définition de arme :

Élément d'équipement ou équipement complet servant à mettre un adversaire hors
de combat et/ou à s'en protéger.

Par convention on sépare les armes à feu des armes blanches, et les armes par
destination des armes improvisées.

Qu'est-ce qu'une arme improvisée? L'emploi d'un fer à repasser dans une dispute
conjugale par exemple…

Les armes blanches sont en vente dans tous les rayons ustensiles de cuisine de
n'importe quel supermarché.

Actuellement pour acheter une arme à feu il faut produire un extrait de casier
judiciaire et payer une taxe. Ce qui consiste à dire qu'il s'agit de respecter un certain
nombre de règles. Un citoyen respectueux des règles et du droit est par définition
moins suspect de les violer.

On pourrait ergoter encore sur les définitions et les chiffres à qui on fait dire ce que
l'on veut.

Une mort violente, illégitime ou accidentelle est toujours un drame pour la victime et
sa famille!

Si une arme à été utilisée, comme le verbe l'indique elle n'a été qu'un outil, un
moyen. Lorsqu'un meurtre est prémédité il y a toute une volonté derrière, que
l'auteur possède ou non une arme avant de décider de le commettre n'y changera
rien. Si il le prépare il s'en donnera les moyens.

Les violences conjugales coutent la vie en moyenne à 160 femmes par an en
France. La plupart du temps elles sont tuées à mains nues ou avec des éléments du
mobilier.

On peut essayer de prohiber les choses cela influe assez peu sur elles. Il n'y a qu'à
observer les coûts liés à la drogue.

Dans le cadre de la violence illégitime il s'agit la plupart du temps d'un acte
volontaire et réfléchi. Il est lié à la personne et à sa personnalité, non au fait de
posséder ou non un fusil.

Il existe une culture des armes en Suisse. Des amateurs de tir, des chasseurs, des
tireurs et des collectionneurs. Beaucoup sont également des soldats puisque l'Etat
peut nous demander de tuer d'autres hommes pour sa survie. Ils aiment les armes
et le tir à l'image de Mr Frédéric Pellaton collectionneur émérite aujourd'hui décédé.
Ils apprécient des objets pour leur technique, leur vécu ou leur histoire. Et si l'histoire
des armes sent toujours un peu la poudre et le sang versé, elle sent aussi les luttes
pour la liberté. Ils apprécient le tir pour la maîtrise et la rigueur que celui-ci demande,
sur le plan moral, sur le plan psychologique et y compris sur le plan physique.

Il s'agit je le répète d'une CULTURE des armes, pas d'une culture de la violence.

Et comme disait le controversé S.Freud et là je suis d'accord avec lui :

"Tout ce qui travaille au développement de la culture travaille aussi contre la
guerre."

Vous voulez limiter la violence? Car vous n'arriverez jamais à l'éradiquer. Cultivez
vos citoyens, traitez les en personnes responsables et non en criminels potentiels
permanents.

Au passage lorsque dans un pays seuls la police et l'armée possède des armes,
cela ressemble assez à la Corée du Nord ou à la Chine. Des dictatures vous dites?

Signé, un de nos lecteur que nous remercions chaleureusement pour son partage.

La vérité sur les armes.
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